ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

Élection régionale mars 2010. Rencontre Adada / Yannick Soubien – liste écologique

L’entretien que nous a aimablement accordé Yannick Soubien, Vice-Président du Conseil Régional de Basse-Normandie en charge de la Formation Professionnelle, et responsable des Verts, va durer deux heures. Deux heures de dialogue intense et à bien des égards passionnant. L’adada devait préciser d’emblée que cette rencontre (première du genre en cette période préélectorale pour les régionales) anticipait un dialogue /concertation que nous souhaitions engager avec toutes les forces politiques. L’adada estime qu’il n’est pas possible de penser et élaborer une véritable politique culturelle sans le concours des artistes eux-mêmes. De cela Yannick Soubien conviendra comme le démontrera la suite de l’entretien. Sera évoqué de prime abord, le bilan culturel de la Région. Bilan que nous estimons très contrasté  sur le plan culturel. L’adada ne donne pas quitus de la politique d’abord initiée qui n’était qu’un copier/coller de la politique gouvernementale. Politique coûteuse essentiellement bénéfique aux institutions mais aveugle et injuste pour les micro-stuctures indépendantes. Il faudra attendre 2007 et les « voix publiques »  pour qu’enfin une politique orientée à gauche fixe de nouvelles perspectives. Malheureusement ce tournant tardif est arrivé – estimons-nous – bien trop tard, et ses effets sur le terrain peu perceptibles, pour ne pas dire : inopérants.Voilà pourquoi nous qualifions ce bilan de bilan « contrasté »… Concernant l’aspect formation professionnelle relevant plus directement de l’autorité de Yannick Soubien, celui-ci soulignera l’entrave permanente de la politique de l’Etat  et  le préjudice qui résulte de ce bras de fer pour un développement  décisif  de la formation.L’adada fait observer qu’effectivement la professionnalisation du secteur artistique n’aura pas beaucoup évolué en dépit  de la charte emploi/formation régionale dont on peut se réjouir. Nous considérons que l’Odia fut loin de remplir nos attentes et qu’un centre régional de ressources et de formation reste  toujours à l’ordre du jour.
Sollicité de s’expliquer sur les orientations de la future liste écologique engagée sur l’élection régionale, Yannick Soubien va mentionner ce qu’il estime déterminant à ses yeux : l’apport considérable des forces de la société civile impliquée dans le processus. Apport déterminant en effet pour l’élaboration et la mise au point de nouvelles orientations dans tous les secteurs. Une nouvelle vision de la société, une nouvelle logique de développement, une réelle participation des citoyens à leur devenir, une vraie prospective étroitement liée à la recherche…Autant d’éléments de discours relatifs à une prise de conscience de rôle dévolu au tout un chacun… Voilà, en dépassant quelque peu les logiques d’appareil, quelques-uns des fondamentaux de l’orientation globale de la future liste écologiste. Concernant le développement culturel, Yannick Soubien trouve nécessaire de dégager des hypothèses de travail  qui ne présument pas trop d’un paysage dont on ne sait comment il sera appeler à se configurer.  Il faut anticiper, dira-t-il, en sachant que les décisions d’aujourd’hui  vont constituer le monde de demain et en même temps, il faut coûte que coûte préserver à chaque instant (y compris dans le futur) la capacité d’intervention des concitoyens. Subtile dialectique sans laquelle la politique culturelle ne peut se réfléchir. S’engage alors entre Yannick  Soubien et la délégation un dialogue fructueux que l’on dira dégagée des contingences électorales (moments précieux, s’il en est) sur les fondements philosophiques de la culture et de ses rapports au politique. Yannick Soubien, en l’occurrence, en appelant à la singulière capacité d’invention des artistes. Il nous dira même clairement : « On ne saura pas faire seul ». Pour transformer le monde. Pour changer nos modes d’existence, en revoyant tout d’abord nos modes de pensée…Ce projet politique étant l’affaire de tous ; et c’est dans ce cadre-là, dans cette mobilisation-là, que la liste écologie entend œuvrer. Pour conclure : Yannick Soubien nous a accordé une écoute très attentive et respectueuse à laquelle nous n’avons pu qu’être très sensibles. Nous aurons pu ainsi, dans un climat cordial et détendu, partager un moment intense de réflexion  citoyenne, républicaine et démocratique.

Pour l’adada : Valérie Colette-Folliot et Jean-Pierre Dupuy, samedi 28 novembre 2009, Caen.

PS : Nous espérons n’avoir pas trop déformé les propos de Yannick Soubien, à qui ce compte-rendu sommaire sera communiqué, en même temps que lui est reconnu un droit de réponse ou de rectification bien légitime dont nous serons rapporteur si nécessaire le cas échéant.

Blog de Yannick Soubien

Blog des Verts de Basse Normandie

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Lettre à Monsieur Laurent Beauvais Président du Conseil Régional de Basse-Normandie

À Monsieur Laurent Beauvais Président du Conseil Régional de Basse-Normandie

Monsieur le  Président,

Vous le savez l’Adada  que j’ai l’honneur de présider regroupe des artistes de toutes disciplines,  et à ce titre nous avions pris le plus vif intérêt à la création des lieux relais.

Dès lors que le principe en fut adopté, nous avions cru pouvoir solliciter une concertation de tous les instants. Nous avions sollicité une rencontre avec Mr Tourret restée sans réponse.

Malheureusement, l’Adada, à l’instar des principales organisations syndicales, n’aura pas été associée à l’étude des dossiers ne serait-ce qu’à titre consultatif.

Ainsi, nous pensons que la région se prive délibérément  du point de vue  des artistes professionnels.

Demande  de concertation

Pourtant nous devrions n’avoir qu’à nous féliciter de  la multiplication de lieux relais puisque notamment la danse s’y trouve mise à l’honneur, mais dans quelle mesure ces nouveaux lieux répondent-ils à l’attente des professionnels du secteur ? De quelle problématique  sont-ils  dépositaires ? En quoi  permettent-ils une dynamisation des disciplines retenues ?

Certainement, et nous nous en réjouissons, aura-t-on pris la peine de consulter le CCN…mais en quoi cela peut-il exempter de consulter les autres acteurs du secteur ?  Et notamment le secteur des compagnies indépendantes ?

Vous pourriez objecter que le dit secteur ne s’est pas structuré pour  répondre aux impératifs d’une concertation ?

C’est précisément l’objet de l’Adada que de répondre à ce besoin. C’est pour mieux y répondre que nous avons sollicité fin octobre, du Conseil Régional, un subventionnement conséquent.

En effet nous devons nous donner une réelle capacité de travail qui puisse faire de nous des partenaires utiles à la bonne conduite d’une politique culturelle concertée.

Ainsi une majorité de compagnies de danse et  d’ « acteurs » de la danse se sont constitués en un collectif qui a mandaté (transitoirement) Adada  pour  interpeller les pouvoirs publics.

Que ce soit par le biais de syndicats représentatifs ou par le biais de l’Adada  comme  du collectif/danse l’effort de structuration est en cours.

L’Adada s’interroge sur  les missions de l’odia

Nous avions pu vous le dire de vive voix lors de l’entretien que vous aviez bien voulu nous accorder  en Mai dernier.  Les trois organisations présentes SYNAVI, SYNDEAC, ADADA avaient très vivement remis en cause l’ODIA comme n’étant pas représentative de notre secteur  et  ces mêmes organisations s’interrogeaient sur la validité des missions  (devenues auto-missions)  dont se targuait cet office.

Soit dit en passant l’ODIA continue d’ignorer l’important travail  de proposition des forces syndicales représentatives  et  prend  l’initiative  d’une journée d’information sur les modalités d’accès à la formation professionnelle le 14 décembre prochain  sans prendre acte de ce que sur ce terrain les syndicats d’employeurs collaborent avec la Région depuis bientôt 4 ans et  que la signature d’un plan ADEC régional est tout simplement imminente !

On peut donc s’interroger sur les moyens déployés par l’odia qui –à la fumée des cierges – s’inquiète enfin  de problèmes dont nous saisissons régulièrement  le Conseil Régional !

Hiatus ou dysfonctionnement, il devient urgent de procéder à une mise à plat  et de mettre un terme à  cette partie de cache-cache ou de poker-menteur.

Faut-il le souligner les syndicats comme l’adada n’ont à mettre dans la balance que leur bonne volonté  et l’extrême précarité des moyens dont ils disposent pour  se forger et partager un point de vue instruit sur les problèmes abordés.

Ceci, Monsieur le Président pour que vous perceviez mieux l’amertume et la colère qui peut parfois transparaître dans nos propos.

Le secteur indépendant des arts, vous le savez, est caractérisé dans tous les secteurs, par son émiettement et une forte densité de micro entreprises ; De ce fait, notre volonté de structuration emprunte des voies difficiles et pleines d’embûches et cette volonté n’aboutira pas sans une réelle compréhension des pouvoirs publics  et  du Conseil Régional plus particulièrement.

C’est pourquoi, Monsieur le Président,  les acteurs de la Danse organisés en collectif/danse  en appellent à votre bienveillance pour se voir reconnus la qualité d’interlocuteurs concernant toutes les questions de politique culturelle.

Nous ne sommes pas consommateurs de cette politique, nous voulons en être acteurs. Partager et construire avec vous dans le respect des rôles de chacun  une politique commune.

Demande du collectif/ danse vivement soutenue par l’adada

Ainsi, réuni ce vendredi  20 novembre 2009, le collectif danse m’a prié de solliciter de vous que soit organisé au plus vite une réunion de travail ayant pour objet les lieux relais. Le collectif, en effet, souhaite comprendre au mieux de quoi relève cette initiative pour pouvoir  en faire bon usage.

En somme, nous souhaitons que  les « premiers intéressés » , les danseurs, soient  réellement  consultés et informés. Nous souhaitons que l’organisation de cet échange,  en se montrant attentif à n’oublier personne, donne à la concertation tout son sens. Nous souhaitons que l’esprit dans lequel furent initiées les « voix publics », trouve sa traduction effective à travers  ce type de concertation.

Nous avions fait état, ainsi que les syndicats, d’une appréhension sur  une technocratisation, institutionnalisation, excessives  dont pourraient  procéder les lieux relais.  Nous réaffirmons  qu’à nos yeux les lieux relais doivent être avant tout générateurs d’emplois artistiques. Autrement dit  combien les emplois  « culturels » créés génèrent-ils d’emplois  « artistiques » effectifs ? Nous voudrions nous montrer attentifs à cet aspect des choses qui détermine notre soutien  à  cette opération.  D’autant que peintres, sculpteurs ou écrivains peuvent être concernés (voilà en quoi cette affaire tient à cœur à l’Adada !)  dont on sait qu’ils ne bénéficient pas, sauf exception, du statut de salariés. On voit donc bien combien les lieux relais peuvent être l’ heureux champ d’expérimentation de configurations nouvelles. De même, toutes les structures opérant sur la région ont impérativement besoin d’un accueil et d’une exposition dans la Capitale régionale. Comment s’assurer  d’un tel service et d’une telle possibilité sans penser spécifiquement à un lieu relais caennais dévolu à cet effet ?  Nous avons un devoir d’invention et de recherche constant eut égard  à un traitement dynamique des problèmes. En résumé, le collectif/danse  souhaiterait donc que vous provoquiez une réunion de concertation quant à la mise en place de lieux relais consacrés au développement  de la danse.

Pertinence du conventionnement sur la durée des compagnies du spectacle vivant

L’Adada a pu prendre connaissance des propositions de la Région sur  les conventions pluriannuelles qui devraient être proposées aux compagnies du spectacle vivant.

En ce qui concerne le conventionnement projeté, l’Adada ne peut avoir qu’un a priori favorable, puisque  c’est une donnée constante de notre organisation que de vouloir favoriser l’emploi  en le souhaitant le moins précaire possible. Incontestablement, sans réduire les conventions à ce seul aspect, elles favoriseraient  l’emploi durable et une politique de territoire plus suivie et plus responsable.

C’est un fait que, bon an mal an, la plupart des compagnies voit le renouvellement de leur demande de subventionnement reconduite sur plusieurs années…Sans que, jusqu’à présent, aie été tiré quelques enseignements sérieux de  cette situation.

C’est pourquoi le principe du conventionnement constitue un progrès, il  se reconnaît comme principe de réalité ! Pour ces mêmes raisons, le conventionnement (à l’instar de ce qui peut se passer dans d’autres Régions)  ne peut qu’être massif,  sans pour autant affecter les niveaux de dépenses déjà en œuvre sur  le secteur indépendant.

Le conventionnement ne fait –insistons- que rationaliser une réalité de terrain. Il procède d’un élémentaire bon sens et  c’est pourquoi il ne peut qu’être massif comme  un mode opératoire plus responsable sans être  exceptionnel.  Simplement, avec la durée, les opérateurs, compagnies d’un côté et  pouvoirs publics de l’autre, s’octroient  une capacité d’intervention plus conséquente. Gérer et anticiper l’avenir, sortir d’un “au jour le jour” opportuniste et  inconséquent, sont les vertus que peut apporter le conventionnement, à condition  d’en faire  une donnée de base  appliquée à une majorité des acteurs de terrain.

Le problème de la permanence

Ce que tout un chacun peut craindre d’un tel dispositif c’est ce qu’on appelle « la rente de situation ». Crainte d’autant plus justifiée qu’il n’existe aucun dispositif identifiant et  pérennisant le statut d’artiste à vie ! Ce dispositif n’existe pas, même au niveau national,  même i l’on sait qu’il est de mise qu’un artiste consacre sa vie  à son art !

Seuls nos amis scientifiques disposent avec le CNRS d’un outil  probant et efficace dont il faudrait trouver la déclinaison en matière artistique .  En effet, c’est en sa qualité de chercheur que l’artiste peut se renouveler et asseoir sa prétention à la permanence. Par conséquent l’appréhension de voir tout dispositif  s’inscrivant dans la durée, « détourné » de ses fins,  est une inquiétude légitime tant que  n’existera pas un Centre National de la Recherche Artistique  trouvant sa déclinaison à l’échelon régional. Il n’est d’art vivant, estimons-nous que contemporain, et si  le devoir d’invention et d’innovation nous requiert, il ne vous en est demandé pas moins. Nous voulons dire par là que   la création de nouvelles formes prend toute sa mesure dans les changements de nos modes d’existence  et c’est de ces changements là que vous même êtes politiquement redevable.

Recevez Monsieur le Président l’expression de nos sentiments dévoués et respectueux,

JP Dupuy

Pour  le collectif DANSE

Président d’Adada

Lire la lettre à Monsieur Laurent Beauvais au format pdf

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Contribution de Jean Pierre Dupuy au Kfé-Croissant proposé par Danse Perspective le 18 octobre 2009 à l’esam de Caen

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Au commencement était la danse. Au commencement de toute pratique artistique est la danse ; Nietzsche disait ce qui permet de comprendre le sens d’une phrase, c’est son rythme

Autant dire que ce qui permet de comprendre le monde c’est qu’il danse.

Chers amis, Mon propos prendra la forme d’un billet que je m’emploierais à lire…Puisque Michèle a bien voulu aimablement nous accorder un temps bienvenu de communication, je me permettrais très brièvement d’évoquer ici  le pourquoi du comment qui fonde l’existence de  l’Adada et  de ses actions.

Nous sommes partis d’un constat invraisemblable : il n’existait dans notre région aucune instance qui réunisse les artistes de toutes disciplines. Partant de là, la question devenait n’aurions-nous rien à nous dire ? rien à partager ?  rien à apprendre les uns des autres ?

Curieusement l’interpénétration des disciplines artistiques est depuis longtemps passés dans les mœurs, s’y reconnaît même un quasi critère de modernité…Ce lieu même qui nous accueille mieux qu’en témoigner semble en faire un moteur de sa réalité.

Autrement dit le dialogue interdisciplinaire est aussi fructueux que possible et en même temps  nous en sommes aux balbutiements quand à prendre la mesure de nous structurer en conséquence. L’adada avec sa volonté de rassembler dans le même bateau, d’aucuns diraient galère tous les artistes..Fait figure d’exception. Nous rassemblons une centaine d’artistes et plus sur le territoire bas normand..Avec comme objet commun : la solidarité des artistes et le développement des arts. Il reste -sauf exception que nos camarades s’investissent plutôt par  affinités relevant de leur stricte obédience. Chacun s’accorde comme excuse l’impératif de sa survie, et grosso modo qu’il n’a que trop à faire pour  atteindre ses objectifs par quoi se  trouve focalisée  son énergie. Bref on s’accorde à s’estimer coincé dans les bornes du calcul égoîste ; ce qui est amusant et contradictoire …C’est que c’est en s’emparant des problèmes de la danse que l’Adada a quelque peu malmené les fameuses « bornes étroites « . En effet la situation de la danse en France et en Basse Normandie est devenue si préoccupante et gravissime que cela n’a pu que devenir l’affaire de tous. Il existe avec la danse un comparatif possible par rapport  au développement du théâtre…Impossible alors de faire l’impasse sur une situation par trop dégradée. En tout cas sous nos cieux …Mais les signes existent indicatifs que cela commence à frémir aussi au plus haut niveau ( Entretien de Valois, conférence régionale Rhône-Alpes).  En tout cas nos amis danseurs ont mandaté l’Adada à juste raison  de  favoriser la mobilisation, la réflexion et l’action du secteur de la danse dans son appétit de se structurer et de prendre ses affaires en main. Mijote actuellement sur le feu un collectif/danse qui  entend maintenir une juste pression  sur les pouvoirs publics.

Ce n’est pas fausse modestie de ma part mais j’avoue ne trop rien savoir de la danse , ou si peu…Je suis donc susceptible de m’emmêler les pinceaux…Le trait d’esprit ne pouvait s’éviter en ce lieu.  Quand même, par delà leur technique qu’est-ce qui  rassemble les uns ou les autres, qu’est-ce qui nous fait : peintres, danseurs, acteurs un air de famille ?

Je suis tenté de répondre (il faut m’en excuser) par un emprunt à la philosophie allemande la plus accomplie. Un mot allemand donc me vient à l’esprit : l’Ursprung.  Quoi-t-’est-ce ?

Il se traduit par  convergence un double sens : le jaillissement d’une part, le retour sur les origines d’autre part. Ce serait ça qui bondit hors de moi,  le saut dans l’inconnu, la source imprévisible ..Cela jaillit on ne sait d’où ..Ce flot, ce flux bondissant, comment l’attraper, avec quel filet ?  Danse, peinture, théâtre …En réalité, rien ne s’attrape…L’eau vive traverse, transcende notre tentative..ça n’arrête pas : la vie suit son cours…Et comme disent les jeunes gens on s’éclate ! Ainsi que fait-on d’autre ? Que témoigner de sa naissance ? que d’être venu au monde pour « une saison en enfer ». Rimbaud le dit si bien :

« Connais-je encore la nature ? Me connais -je ? plus de mots.

J’ensevelis les morts dans mon ventre !

Cris, tambours, danse, danse, danse, danse !

Je ne vois même pas l’heure ou les blancs débarquant je tomberais au néant.
Faim ; soif, cris, DANSE ! DANSE ! DANSE ! DANSE ! »

JP Dupuy, le 5 oct 2009

Illustration : les danseurs d’Alvin Ailey  par Andrew Eccles

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Compte-rendu Adada au Comité Régional du Spectacle Vivant (CRSV)

Compte-rendu Adada au Comité Régional du Spectacle Vivant  (CRSV)

Le Comité Régional du Spectacle Vivant de ce mercredi 28 septembre 2009 avait pour cadre le Conseil Régional de Basse Normandie. Présidé par Romuald Duval (Synavi )et René Paréja (Syndeac) en présence  de militants des deux organisations. . Point de détail non négligeable, sur les onze militants syndicaux présents, neuf sont aussi adhérents de l’adada ! Étaient présents trois responsables culturels du Conseil Régional. Citons les : Jacques Maignan secrétaire général des services du Conseil Régional, Isabelle Labiche-Mitendorff, directrice du Service Culturel, et Mohamed El Katid chargé de mission de ce même service. Dernière observation, les militants présents couvraient une grande variété de disciplines artistiques et de fonctions. Absences remarquées : grandes villes, départements, DRAC…

CRSV …Un an de fonctionnement : premier bilan

À quoi sert le CRSV ?

Créé à l’initiative des syndicats employeurs Synavi et Syndeac, remplit-il les missions que l’on attend de lui ?

René Paré rappellera ses buts et objectifs. Le CRSV est là pour concertation, coordination, harmonisation des politiques publiques concernant les arts vivants. Il aura été bien avant l’heure une « conférence régionale du spectacle vivant »….Il a donc tenu régulièrement des réunions abordant des sujets d’intérêt général : l’emploi et la formation furent notamment sa principale préoccupation. Le dernier rassemblement du CRSV aura permis de jeter une lumière crue sur les problèmes de la danse…créant l’impératif d’apporter au plus vite des solutions à un secteur en détresse.

Personne ne contestera   que le CRSV a agité et favorisé une meilleure prise de conscience des problèmes liés au développement des arts vivants.

Cependant je me permettrais de faire observer que le bilan est mitigé.

Le CRSV en mal ?

Les politiques introuvables !

En effet on ne peut que déplorer l’absence récurrente des « politiques »  …Qui transforme implicitement le CRSV en organe technique alors que la profession de foi des fondateurs le voulait aussi et surtout politique.

Un outil  sans réels moyens

Bilan mitigé sur  l’outil de travail doté d’aucun moyen. Or en l’absence de travaux ( commissions par exemple, préparation et compte-rendu des débats plus élaborés, couverture des frais de déplacements et de bouche de participants venus  de toute la basse Normandie) le CRSV  n’est qu’une tribune ( nécessaire certes ) quant il pourrait être autre chose de plus consistant.

Quel pouvoir et quelle autorité ?

Enfin on cerne mal de quel pouvoir et de quelle autorité, il peut se prévaloir. À cet égard les aléas sur la présence des  représentants des pouvoirs publics (départements, villes, Drac, Régions) donne sens à  un questionnement sur son autorité réelle. Entre corvée et bonne conscience…On concède d’y paraître puis on s’affranchit de s’y tenir. Survient là-dessus  l’idée lumineuse d’une conférence régionale et  le CRSV ne sait toujours pas à quelle sauce il sera accommodé : au reliquat des causes perdues d’avance ? Le CRSV aurait-il eu raison trop tôt ? Si Syndeac et  Synavi souhaitaient s’en tenir à des syndicats d’employeurs dans sa composition, ce n’était pas par ostracisme vis à vis d’autres types d’organisations mais pour s’assurer avec les employeurs, d’avoir des interlocuteurs à la responsabilité engagée sur le terrain ( au moins de l’emploi) du développement économique du secteur.

Le CRSV en bien ?

Problématique de a concertation

Qu’on le veuille ou non : le CRSV assure à minima une concertation  que tout le monde appelle de ses vœux !

Tout le monde  dans les strates des pouvoirs publics n’a plus que ce mot à la bouche. Concertation ! Piège à…Non ? Tout le monde en réclame et personne n’en veut ?

Ne veut qu’elle soit effective. Que cela reste une bonne idée qui ne mange pas de pain !

La concertation flotte dans l’air comme le fantôme de l’opéra ! On entend vaguement musique et parole  mais quel ténor va donner de la voix ?

À fleurets mouchetés par exemple, entre L’État et les Régions, ça s’escrime tous azimutes.  En attendant, la coordination et l’harmonisation restent voeux pieux …On attend chef d’orchestre et sa houlette ! Comme si ! Il n’était de concertation, d’harmonie et de coordination que réalisable à la baguette ! (on le voit avec le grand Paris comme avec le comité présidentiel pour la création)

En réalité ce n’est ni cette concertation-là , ni cette harmonisation-çi  auxquelles nous aspirons !

Tant mieux que se dégagent des marges d’autonomie et de manœuvres pour les uns et les autres …ce qui ne devrait pas exclure que se dégagent aussi du consensus et une synergie !

Voilà sur quelle base de travail l’adada souhaite s’orienter et nous avons des suggestions précises à faire. ( nous y reviendrons)

En l’état, certaines analyses et revendications portées par  le CRSV ont pu être entendues.

Entendues ?  Oui  puisque le CRSV ne fut qu’un foutu « gueuloir » et purent y résonner les problèmes de l’emploi du secteur, de la formation et tout récemment de la DANSE.

Le CRSV existe et il faut faire avec. Composer en quelque sorte et lui lâcher du lest  pour autant que. Autant que ses observations soient justes, autant que son relevé de terrain dessine une topographie conforme à la réalité …Car la force du CRSV est là. En ce qu’il exprime et traduit une réalité de terrain que le politique ou son représentant  ne peuvent ignorer.

Jacques Maignan a excusé Monsieur Alain Touret de son absence.

Jacques Maignan au nom de la Région va  -tout en reconnaissant qu’il reste beaucoup à faire eu égard à la lenteur des mutations en cours- dresser un tableau le plus exhaustif possible des orientations et changements intervenus dans la politique culturelle au niveau du Conseil Régional. Rappel des mesures initiées par les voix publiques et qui commencent à se traduire dans le concret sur le terrain : ouverture des premiers lieux relais, ouverture d’un site de concertation avec les professionnels,  mise en œuvre imminente de conventions triennales pour les compagnies…Aides et taux de financement des activités culturelles et artistiques dont la Région n’a pas à rougir …

Un camarade non sans malice, prit acte  de la déclaration  en protestant n’être pas une chambre d’enregistrement. La Région n’était pas là pour se justifier pas plus le CRSV pour l’accuser.

Cette mise au point faîte, un échange aussi riche que varié présida à l’examen  des Conventions d’objectifs, en passant par  la sélection des lieux relais…Toutes choses allant bon train sans que l’on fit cas de l’avis des professionnels.

Ce fut l’occasion de découvrir un acte manqué d’un curieux effet : Les services de la Région pensaient les professionnels nantis du projet de convention régionale alors qu’il n’en était rien.

Autre « acte manqué » assez prévisible ( après celui de l’absence de concertation dans la phase ultime  d’élection des lieux relais ! Comme si un avis du CRSV n’eût pas été précieux ? Un avis n’est pas décision, le  CRSV aurait pu apporter et peut toujours apporter au moment décisif, un avis éclairé. Pourquoi s’en prive-t-on ? Et pourquoi les Conventions vont-elles faire l’objet d’une concertation  en forme de va et vient avec les différentes instances (drac , ville, département)  en passant par dessus la tête du CRSV ? Voilà donc « l’acte manqué » annoncé. Ce qui se manque, en l’occurrence, c’est la transparence que réclame sans cesse l’adada et le Synavi…Et qui explique c’est si long et trop long compte-rendu qui accablent ceux qui prennent la peine de les lire. La rétention d’information est un attribut du pouvoir…La répandre comme l’adada s’y emploie  a donc du sens pour ce que démocratie veut dire.

Malheureusement nous ne narrerons pas par le menu, la teneur des propos, nous poursuivrons par de brèves évocations des problèmes posés  selon le point de vue de l’adada.

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Lieux relais

Si, à travers le lieu relais, les artistes peuvent trouver enfin des « résidences » avec une couverture financière digne de ce nom, nous applaudissons, car la notion de résidence se trouve alors modélisée correctement et les compagnies indépendantes peuvent y trouver un complément de ressources.. Les lieux relais peuvent être un apport notable à une professionnalisation conséquente, un accompagnement  précieux  en liaison avec les institutions de référence.

Danger quand même que les lieux relais focalisent à leur usage exclusif les ressources locales d’une part,  s’institutionnalisent  outrancièrement d’autre part. Veiller donc au maintien des équilibres, à la souplesse du dispositif.

Le site internet régional

Le débat a donc permis de découvrir que les militants présents n’ont jamais eu livraison du  protocole d’appel d’offre.  Chose réparée depuis. Est signalée la mise en route du site internet interactif qui devrait améliorer l’échange d’information http://culture.crbn.fr/ . Allez-y des infos vous y attendent.

Ceux qui souhaitent un usage plus confidentiel du site peuvent s’en ouvrir à

Anne GALLOUX

Chargée de  la mise en oeuvre des nouvelles mesures culturelles

Direction de la culture-Région Basse-Normandie

02.31.06.98.25

Convention et contrat d’objectifs

À première vue le protocole conventionnel s’inquiète  à juste titre de mettre l’artistique et la création au centre de ses préoccupations, s’inquiète avec souplesse d’un minimum de diffusion des œuvres, de leur accompagnement   sur le territoire, de la formation des publics, de la cohérence  des projets vis-à-vis de l’ensemble des partenaires, d’une durée de trois ans renouvelables3 fois. Pas d’hypothèse de travail en « sortie »  et un suivi annuel.

Observations : Lieux relais et contrat d’objectifs seront d’abord testés  avec  une première vague (6 lieux relais élus sur 19 demandes selon la Région)  (5/6 conventions  sur  une quarantaine d ‘éligible, selon nous).

En réalité, élection et jeu démocratique obligent ..Ces dispositifs amorcent une  politique qu’il appartiendra à la future majorité régionale de poursuivre ou pas ! (C’est bien pourquoi l’Adada entend être présente  dans la future campagne des régionales : c’est un devoir !)

Autre crainte  plus ou moins avouée : les rentes de situation !  Nous sommes d’accord absolument d’éviter  une telle dérive ! Comment ? Nous pensons que doit se penser et se mettre en place des dispositifs particulier concernant  la notion de PERMANENCE sur un long terme du travail de certains artistes ! Difficile d’imaginer Picasso « prisonnier » d’un contrat d’objectif ! Les conventions ne peuvent donc en aucun cas répondre à ce type de situation qui concerne des artistes reconnus et consacrés…

La bataille du 224

C’est quoi le 224 ? c’est en matière de culture, la ligne du budget de l’État  sur la transmission des savoirs et démocratisations de la culture.  Aujourd’hui  l’augmentation des crédits culture devient un effet d’aubaine (on facilite encore mieux la consommation des biens culturels par des gens déjà cultivés sauf si on augmente sérieusement la dotation du 224  C’est vrai pour l’état comme pour toutes collectivités locales ou territoriales . On ne doit donc jamais isoler  les crédits « création » des crédits « 224 » !

Nous souhaitons pouvoir clairement identifier  une telle ligne dans tous les bugets affectés à la culture, de façon que la lisibilité soit bien évidente des efforts consentis pour la démocratisation culturelle.

Co-construction des politiques culturelles

Qu’est-ce que ça veut dire co-construction ? ça veut dire que nous souhaitons  pouvoir « travailler » et dépasser  le stade d’un discours protestataire. Et pour travailler, il faut que les pouvoirs  publics nous en donnent les moyens. Par exemple : le subventionnement de l’adada se réduit à néant, alors même que nous contribuons du mieux possible à la structuration professionnelle du secteur.

Puzzle

La problématique de Puzzle doit rentrer dans le cadre d’une politique publique diversifiée.  L’adada a adopté une position de principe cohérente. Puzzle devrait pouvoir s’inscrire dans un réseau, un dispositif de monstration sur la capitale, des productions régionales ;  nous parlons « réseau » car on voit mal que ce seul lieu réponde aux besoins manifestés. Puzzle devrait être un élément de réponse parmi d’autres, à charge pour ce dernier d’opérer les mutations structurelles nécessaires et d’offrir les garanties adéquates. Qui peut piloter l’avion ? répondre à la question, c’est offrir les garanties que les « tutelles »  peuvent estimer nécessaires.

La politique culturelle des lycées.

Nous avons indiqué au CRSV que cette politique demande à être évaluée correctement. Que si elle débouche sur des actes créatifs …Ce n’est pas la seule évaluation de l’acte final qui donne quitus du travail accompli. Il s’agit d’évaluer tout autant, sinon plus un processus ! Ce qui se passe et s’accomplit dans la démarche demande une évaluation continue : c’est à dire un réel accompagnement et inventaire du protocole de travail artistique, de recherche et d’éducation…Nous disons évaluation et non « contrôle »…Nous disons collaboration ou mieux co-construction et non  « flicage ». Une politique culturelle pour les lycées doit être conduite dans la transparence avec une volonté indispensable d’éducation populaire. Les lycées peuvent être un grand chantier de la politique culturelle…Se rappeler que les lycées agricoles restent une heureuse référence en la matière !

Ex-Fédé

Elle a été ! Elle n’est plus …Elle renaîtra de ces cendres le jour où l’ensemble des acteurs de la culture de notre Région décideront de se parler et de travailler ensemble ! Le jour où les pouvoirs publics réaliseront que la fédé serait encore là, très utile à tenir sa place, si ils l’avaient vraiment soutenue !  La Fédé nous manque…L’adada  en maintient l’esprit sinon le principe. L’avenir nous donnera raison.

Intermittence

Juste rappeler que c’est la seule intermittence qui permet un exercice permanent de la chose artistique ! Telle est la démonstration constante  de l’intermittence qu’elle  est passablement fictive quand seule l’activité permanente est quant à elle réelle (déclarée ou pas !). Dire cela c’est tenir le langage d’une vérité qui  sert à couvrir bien des carences dans le financement de la culture et  qui masque ce qu’est effectivement la réalité professionnelle des artistes.

Un artiste intermittent ? Cela n’existe pas !  La permanence artistique reste donc un spectre qui hante l’intermittence. On ne peut pas percevoir cette réalité tant qu’on se réfugie hypocritement derrière  le trompe l’œil de l’intermittence. Vérité première ; Nous n’avons pas trouvé mieux pour défendre et soutenir la liberté d’expression que le dispositif de l’intermittence. Qui dit mieux ? Qu’il le dise !

Centre Régional des Arts Vivants

Comment coordonner, harmoniser, concerter sans un puissant outil de travail à la mesure des problèmes posés ? La réponse c’est un Centre de ressources, observatoire, outil de formation, pépinière d’entreprises, qui fasse aussi  fonction d’agent de coordination des micro-entreprises, et d’ animateur de réseaux…Entreprise Public de Coopération Culturel  qu’on appellera Maison des Arts ? Centre Régional des Arts Vivants ? Centre des Arts et des lettres ?

Il serait le moyen par quoi les micro-structures régulariseraient leur appétit d’émarger au service public de la culture (C’est justement le problème de Puzzle). L’EPCC garantirait l’indépendance de chacun et en même temps donnerait droit et force à l’interdépendance. S’agirait-il d’une institutions de plus ? NON !  Non si  c’est dans le cadre de l’économie solidaire que se tente  et se fond l’expérience.

Pourquoi pas l’imaginer investir l’ancien palais de justice ?  En inventant pour ce lieu, les termes d’une nouvelle convivialité ?  En interrogeant et configurant culture de proximité, économie sociale et solidaire, espace public et urbain pour vivre ensemble autrement.

Évaluation

Le CRSV a terminé ses travaux du jour sur cette perspective de travail : De quelle évaluation avons-nous besoin aujourd’hui ?  Comment la procédure d’évaluation peut –elle prendre en compte  la richesse et la diversité  des  propositions ? Comment  peut-elle et doit elle rendre lisible  tous les « acteurs »  et cerner  leur apport ?  La tâche est complexe et difficile . L’émotionnel et le subjectif   entrent en ligne de compte au rivage des jugements de valeur.

Là encore , pas d’hypocrisie ni de démagogie, il est question de jugement de valeur quand chacun se tient pour inestimable. Les artistes ont besoin  de s’évaluer en permanence, besoin aussi d’un éclairage critique qu’on ne trouve plus dans la presse locale. Il faut repenser l’espace critique sur le modèle du site l’insensé proposé sur internet

http://www.insense-scenes.net/site/

À la croisée des chemins l’Odia pose question. L’Odia pour quoi faire ? Pour quelles missions ?  Le CRSV se propose de provoquer le débat ! rude épreuve tant de passions s’y convoquent.

Conclusion

Ce compte-rendu sert de biais à l’adada pour revenir sur certaines de ses orientations. Le débat est donc ouvert et toutes remarques bien venues que l’on soit adadaïste ou pas.

Vendredi 9 octobre 2009

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Bulletin d’adhésion et de soutien à nos actions !

adhesionADADA

Vous trouverez ci-dessous le bulletin d’adhésion à remplir pour ceux qui désirent nous rejoindre ou confirmer leur engagement !

Merci,

JP Dupuy

Téléchargez notre Bulletin d’adhésion  et de soutien au format pdf et retournez celui-ci dûment complété et accompagné de votre règlement.

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Appel pour Affaires en cours nous concernant

dh

Comité Régional du Spectacle Vivant

Réunion tenue ce mercredi dernier 30 septembre avec pour tout interlocuteur les partenaires régionaux. Tout le monde nous parle de concertation mais presque tout le monde se dérobe à travailler sérieusement à faire du Comité Régional du Spectacle Vivant un réel organe de concertation !  On commence à se poser de très sérieuses questions sur la sincérité de nos partenaires… Une certaine colère commence à poindre !  Les absences répétées des responsables de tous bords  posent sérieusement question… Sur les dix syndicalistes présents, huit sont à l’adada ! Comme toujours dans ces instances sont massivement présents des gens pas payés pour ça qui discutent avec des gens payés pour ça ! Et au final ce sont les « pas payés » qui sont là …Et qu’on mène en bateau !

Nous avons si peu de ressources (aucune aide publique) que nous ne pouvons indemniser de leur frais les camarades intéressés par la concertation quand ils viennent de points éloignés du territoire ! Résultat : la concertation avec les tutelles devient un privilège des Caennais !  Nous devons mettre un terme à cette situation insupportable et anti démocratique ! la concertation et la démocratie ont un prix, l’adada va le calculer et nous allons en soumettre le principe à tous nos partenaires publics de façon qu’au moins sur cet aspect,  discussion et concertation puisse concerner tous les artistes qu’ils résident en Nord Cotentin ou dans le Perche. L’adada va présenter un budget dans ce sens et par conséquence nous seront fixer dans les trois mois à venir : veut-on ou ne veut-on pas d’une réelle concertation ? Veut-on ou ne veut-on pas faire de nous des interlocuteurs avec les moyens de travailler !

C’était mon coup de gueule du dimanche matin 4 octobre 2009.  L’adada cherche un administrateur coordinateur / trésorier  pour franchir pallier décisif dans notre combat ! qu’on se le dise. Autrement  débat riche et très  instructif avec nos partenaires régionaux dont je rendrais compte sous peu. Exploration du Conventionnement triennal avec connaissance du protocole en discussion à la Région. Pièce jointe.

POLITIQUE  et  élections régionales
Le synavi souhaiterait faire cause commune avec l’adada concernant l’interpellation des  organisations politiques. Y voyez-vous une objection ? Nous avons bien l’intention d’être actifs sur la campagne des régionales.

FORMATION charte emploi formation
Pour la première fois un accord devrait être signé entre le Conseil Régional de Basse Normandie et les organisations syndicales patronales (Synavi/Syndeac) et ouvrières (SFA/CGT) du secteur des Arts Vivants. Rappelons que l’adada n’entend pas se substituer aux forces syndicales mais agir en complément et parfois AUTREMENT.

CDN
Suite à l’intervention du DRAC en personne à la cérémonie inaugurale de saison du CDN, j’ai sollicité de Jean Lambert-Wild des explications susceptibles d’éclairer la lanterne de ceux que cette intrusion du drac a pu troubler. Qu’est-ce qu’indépendance veut dire ?  Jean Lambert-Wild m’a promis une réponse.

CULTURE
C’est l’État  qui jusqu’à preuve du contraire reste le grand chef d’orchestre de la culture en France. On peut donc prendre avec plaisir connaissance des positions de Sud Culture contre la politique gouvernementale  exposée en Commission  technique nationale en présence du Ministre.  L’adada a souvent été et reste très en accord avec les analyses et revendications du personnel de la DRAC (et notoirement avec Sud Culture) ce qui est tout à fait autre chose que d’offrir une tribune à son directeur. En pièce jointe le vibrant plaidoyer  de SUD Culture contre la marchandisation de la culture que n’aurait pas désavoué Pasolini !

Chômage/Intermittents / RSA
AC
souhaite défendre les dossiers des chômeurs en difficulté avec pôle emploi, dossier intermittents ( sont-ils autre chose que des chômeurs obligés ?)  compris. Effet RSA  sur l’intermittence ? nous attendons vos témoignage pour une mise au point avec Pôle emploi spectacle ! (actuellement deux dossiers seulement connus de nous ! tout va bien ? je vous rappel que c’est notre camarade José Escamez dont on connais la pugnacité qui suit ces affaires) En attendant  rendez-vous jeudi 8 octobre au pôle emploi rue  Fred Scamaroni à Caen à 11h ! on vous met le feu !

Caen en Capitale
A Y EST ! On peut trouver le projet culturel de la ville de Caen sur le site de la ville. À lire absolument. Que l’on soit Caennais ou pas ! On trouve aussi dans le journal aux arts l’outil un interview très intéressant de Philippe Duron , maire de Caen. En préparation à l’adada un spécial  petit journal : bienvenu au Conseil municipal ou vous saurez tout sur le positionnement de nos édiles de tout bord  sur la culture. pièce jointe très concentrée , il faut aller sur le site.

PUZZLE
Grande variété d’analyse, d’avis et de positions de la part des adadaïstes. Garant de l’unité de notre organisation je rappelle que nous avons adopté une position de principe par notre communiqué du 29 septembre à la quelle nous nous tenons. (rappel en pièce jointe)


MUSIQUES ACTUELLES

Aîe ! Nous apprenons que  les associations qui essaient de structurer les musiques actuelles sur l’agglomération de Cherbourg sont  en grande difficultés,voire menacées de disparaître. Notamment  Atagatomuzi-k qui écrit :

Si l’association n’a jusqu’ici que peu communiqué sur ses difficultés, elle tient aujourd’hui à être transparente : dès le 5 octobre, elle convoque une conférence de presse pour faire part de sa situation et des orientations prises par l’association.

Bénéficiant aujourd’hui d’un réseau professionnel et médiatique conséquent, elle  travaillera aussi sur la mise en lumière de sa situation au niveau national, de la possible disparition de La Terra Trema et de l’Épicentre, après le premier échec de l’Ultrason en 2005. Malheureusement l’histoire se répète.

Nous vous tiendrons au courant en temps et en heure des actions que nous mènerons pour faire valoir notre cause.

Aujourd’hui, Atagatomuzi-k vous demande à vous, adhérents et citoyens, d’imaginer les formes de mobilisation qui lui permettront de prouver la nécessité d’un véritable projet de musiques actuelles, l’inconsistance d’un tel comportement de la part d’élus. Nous, les citoyens porteurs de ce projet, espérons tous pouvoir puiser en chacun l’énergie nécessaire pour continuer et faire évoluer la situation, plutôt que de nous résigner à l’échec et d’être contraints à un défaitisme paralysant. Nous devons montrer aux élus qui nous ignorent et ignorent ce que nous faisons pour cette ville, tous acteurs culturels confondus, qu’en se passant de nous, ils se privent de forces vives et handicapent sérieusement l’avenir du territoire dont ils ont la responsabilité.
En détruisant un projet, ils détruisent non seulement une activité en essor et des emplois (permanents et intermittents) mais ils détruisent aussi une part de vie de la cité. Nous avons besoin d’une réponse claire, constructive et non évasive. N’hésitez pas à faire part de votre soutien, ou de vos idées pour relayer notre action à cette adresse mail : infos@atagatomuzi-k.com


DANSE

C’est au tour de nos amis de la Compagnie A/Corps implanté à Falaise  d’être en graves difficultés. Difficultés invraisemblables qui apparaissent au moment où Falaise est sensé devenir un Lieu relais pour la danse ! Une fois de plus la démonstration est malheureusement faite de la nécessité d’un plan d’urgence pour la danse à la fois national et régional ! La maltraitance continue en dépit des premiers frémissements qu’on va enfin  voir les tutelles prendre les problèmes de ce secteur à bras le corps ! Des paroles oui ! des actes c’est mieux !
Il faut en finir avec la maltraitance des problèmes de la danse.
À l’initiative de Danse Perspective qui  orchestre la manifestation ; se tiendra le dimanche 18 octobre de 10h à 13h à la nouvelle école des beaux arts Kafé croissant. Nous devons une fois de plus nous rendre massivement à ce rendez-vous danseurs ou pas ! La mobilisation de nos camarades danseurs est à bien des égards exemplaire. Les encourager, c’est s’encourager soi-même !

ODIA EVALUATION
Le dernier Comité Régional du spectacle Vivant projette de mettre à l’ordre du jour de sa prochaine séance l’évaluation. Le Conseil Régional de Basse Normandie veut se doter d’un comité, la Ville de Caen en promet aussi la mise en œuvre… L’évaluation  devient donc un sujet qui fait consensus. L’adada a sollicité de rencontrer l’ODIA et que l’ODIA soit invitée au prochain Comité Régional du spectacle Vivant.  L’évaluation est un problème capital, on l’aura bien vu à la dernière AG de l’adada puisque 4h de débats passionnés furent nécessaire sur le sujet. Le problème est complexe  et s’accommode assez mal  d’une idéologie d’épiciers ! nous en sommes tous d’accord mais tous d’accord pour dire que seule une diversité et une pluralité des esthétiques peut et doit accompagner les évaluations.
Quand à la critique disparue de nos quotidiens, on la trouve toujours active sur le site de l’insensé.

COMMUNICATION
La densité des problèmes ne doit pas occulter le plaisir d’aller au spectacle et c’est pourquoi il vous faut aller sur le blog de L’ADADA! Outre que l’ami Philippe se dévoue pour tenir à jour nos initiatives, on trouve sur le blog un DAZIBAOO qui  nous éclaire sur les sorties à faire ! À condition, évidemment d’en informer l’ami Philippe… Allez sur les blogs régulièrement, ils vous informent au jour le jour !

http://adada14.wordpress.com

http://dazibaoo.wordpress.com

COMMUNIQUES TELECHARGEABLES :

Communiqué Espace Puzzle

- Projets culturel Ville de Caen

- Déclaration générale SUD Culture

- Conventions Compagnies 2009

Illustration : Damien Hirst For the love of God (Pour l’amour de Dieu), œuvre vendue 74 millions d’euros

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Rappel le Kafé Croissant organisé par Danse Perspective …

… aura lieu le dimanche 18 octobre 2009 de 10 heures à 13 heures à l’ésam de Caen.

Plus d’informations sur le site de la structure : http://www.danseperspective.com

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puzzle

A noter :  Suite à mise au point Adada, la manifestation de vendredi prochain à Puzzle à 17h30 sera une réunion de travail !

JP Dupuy

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1% artistique au CRBN … en vidéo…

Une minute pour le 1% artistique  !

A découvrir en suivant ce lien…

Source : Conseil Régional de Basse Normandie, intervention de Monsieur Alain Tourret, 2ème Vice-Président de la Région Basse-Normandie, membre de la Commission permanente, Président de la Commission n° 7 “Jeunesse, culture, sport et loisirs, coopération décentralisée et droits de l’homme”, Assemblée plénière du jeudi 24 septembre 2009.

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Compte-rendu réunion Collectif Danse jeudi 24 septembre

culture


Comme nous en avions convenu le collectif/danse s’est réuni ce jeudi matin avec  Danse/perspective pour  organiser ensemble le futur Kafé-Croissant. Nous étions une quinzaine… (et une douzaine d’excusés).

En guise d’introduction


Kafé-Croissant
(tout le monde ne le sait peut-être pas est une manifestation de rentrée de la danse organisée depuis de nombreuses années pour présentation des programmes et projets qui concernent aussi bien les chorégraphes que les diffuseurs. Comment la danse circule dans notre région. Qui fait quoi et où ? Qui se produira dans la région, Quand et Où ?

Cette année donc Kafé-Croissant accueillera notre collectif nouvellement constitué. Dors et déjà (au cumul de nos réunions) on peut dire que la mobilisation des chorégraphes reste forte

et  que le mouvement amorcé au printemps dernier continue … Et se structure de mieux en mieux.

Collectif/danse reste ouvert à tous les acteurs de la danse  quelle que soit leur place dans le secteur.

Bien entendu c’est Danse /Perspective qui garde la maîtrise de la manifestation qui  simplement pourra prendre cette année une dimension nouvelle et  un peu démonstrative de notre force en voie de constitution.

Un signe très très encourageant de cette force nous a été donné par la première conférence régionale du spectacle vivant !  Vous vous rappelez que nous sommes intervenus en juin dernier à notre comité régional du spectacle vivant et que le DRAC nous a reçu… Affirmant que la future Conférence Bas Normande  prendrait en compte nos problèmes prioritairement ?

Eh bien, le Drac de Rhône Alpes, monsieur  Alain Lombard a dans son discours introductif de la Conférence Région Rhône-Alpes  dit ceci qu’il tient semble-t-il pour prioritaire : « Rééquilibrage disciplinaire (fragilité de la danse et des musiques actuelles sur certains territoires) »

Vous avez bien lu : Rééquilibrage ! On ne dit pas autre chose même si on dit beaucoup d’autres choses !

La conférence régionale ? Parlons-en.

Petit rappel : Nous revendiquions des états généraux de la danse. C’est donc avec une certaine « réserve » que nous percevons la future conférence comme l’outil susceptible de résoudre nos problèmes. Pourquoi ? Parce que d’abord nous voulons un traitement global des problèmes impliquant tous les acteurs …Ce que ne garantie en rien la Conférence.  Ensuite, trop de retard et de mauvais traitements exigent des dispositions d’exception à la mesure des problèmes posés. Or nous ne méconnaissons pas qu’ils sont nombreux et qu’ils concernent beaucoup d’artistes de tout horizon…Nous redoutons donc de voir « noyer le poisson » …Enfin nul n’ignore que entre L’État et les Régions une redistribution des cartes est en cours et que les dites conférences ne soient que le champ clos d’une bataille politique et financière sur la répartition des charges, des compétences et  du coût incontournable du développement culturel.  Bref  « échaudé » par les entretiens de Valois dont il n’est rien sorti…Nous voudrions autre chose que des causeries de salon.

Qu’est-ce que nous voulons ?

Le DRAC nous l’avez dit : faites des propositions. Avec Kafé-croissant nous avons convenu de travailler sur de courtes interventions de manière pragmatique. Reprenant la méthode de travail de Mai dernier.

Instruire le dossier de la diffusion par exemple, profiter de la présence des diffuseurs pour un vrai dialogue.

Nous aurons donc des « communications » brèves (entre 5 et 10 minutes) en nombre limité. Nous avons retenu des hypothèses et par exemple donner mandat à Sophie Quenon d’interpeller le conseil régional sur les « lieux-relais » ( ils se réclament en nombre de la danse ), que peut-on  concrètement en attendre. Autre question : les conventionnements de compagnie ? Quelle règle du jeu ? Quelles critères ?

Ainsi nous voudrions avancer par petites touches précises et circonstanciées. Sur des propositions émises par les uns ou les autres.

À quoi s’ajouteraient l’écoute de personnalités invitées… Soit venue d’une autre région, (Paca et Bretagne) soit  pouvant nous apporter un éclairage (Emmanuelle Dormoy, par exemple ).

Nous avons échanger sur une date et des lieux possibles sans être en mesure de trancher…Michèle Latini devrait pouvoir orchestrer et les interventions (a priori trop nombreuses ! mais c’est heureux ) et  date /lieu.

Par contre s’agissant du prochain Comité Régional du Spectacle Vivant qui doit se tenir  mercredi prochain à 10h au Conseil Régional, nous avons convenus de nous y rendre nombreux …Non pas pour squeezer les débats mais pour marquer au contraire notre vif intérêt à ce que le Comité Régional devienne un outil  de concertation et d’harmonisation effectif  du Spectacle Vivant.

Il paraît que cette harmonisation concertation est aussi un objectif des Conférences Régionales ! Le Synavi à dénombré moins d’une dizaine d’artistes créateurs ou représentants de collectif d’artistes présents à la Conférence Rhône-Alpes sur plus d’une centaine de participants ! Ce qui a fait dire à cette organisation que cette sous représentation avait du sens et en disait long sur les intentions du ministère.

Nous serons donc vigilants mercredi prochain au déroulé de la séance du Comité.

Pour conclure

Comme on sollicite des comptes-rendus brefs, j’y souscris, mais du coup il comprend de nombreuses (trop nombreuses omissions).  Je vous prie de m’en excuser.  Cependant dans l’état, il témoigne et c’est à tout le moins s’agissant de danseurs d’une volonté de mouvement ! Mouvement collectif  et -insistons – sont et restent du collectif ceux qui n’ont pas pu venir et aussi ceux qui croient ne pas y avoir leur place (ils se trompent).  Par conséquent la préparation de Kafé-Croisant c’est Michèle Latini qui l’assure et qui vous invite à lui faire toute suggestion que vous estimerez utile.  Ainsi ensemble nous ouvrirons la voie. Joyeusement.

JP Dupuy

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