ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

Intervention ADADA lors du rassemblement du 25 janvier 2012

Conjointement avec trois autres organisations (SYNAVI, Solidaires Précaires Chômeurs et AC !14-Caen), l’ADADA appelait à un rassemblement le mercredi 25 janvier 2012 devant la préfecture pour manifester son désaccord avec la politique suivie par Pôle Emploi. Les comédiens de l’Oreille arrachée et Yo du Milieu participaient également à l’animation de ce rassemblement.

Voilà le texte prononcé à cette occasion par le secrétaire général de l’ADADA :

L’ADADA et le SYNAVI se joignent aux organisations de chômeurs parce que les artistes, quelle que soit leur discipline, sont victimes de la même politique rétrograde et injuste.
Intermittents du spectacle et artistes en général sont les premiers à pâtir des politiques d’austérité ! Dès que la précarité et la misère s’aggravent, le chômage grandit dans leurs rangs. Alors, comme tous les chômeurs, ils ont affaire à Pôle Emploi, et comme tous les chômeurs, ils subissent les mauvais traitements que Pôle Emploi inflige !
Le pire, c’est cette ritournelle insidieuse selon laquelle les artistes seraient des privilégiés ! Comment cela « privilégiés » ? Avec une moyenne de salaires en dessous du SMIC ? C’est un fait : la plupart des artistes (peintres, comédiens, danseurs, musiciens et j’en passe) vivent en dessous du seuil de pauvreté… Bien sûr, il y a des stars ! Mais celles-ci sont les quelques arbres qui cachent la forêt d’une immense majorité qui n’a pas de moyens décents pour vivre et est souvent contrainte au chômage.
Pour les artistes comme pour tous les travailleurs, le chômage est une plaie. Certes, il est vrai que les artistes entretiennent un rapport singulier avec la question du chômage. C’est bien entendu pour cette raison qu’une partie d’entre eux disposent du régime de l’intermittence : un régime particulier cependant très loin de constituer un régime de faveur – l’emploi dans le secteur étant en effet, comme chacun peut l’imaginer, sujet à de nombreux aléas.
Les artistes sont donc des usagers très assidus de Pôle Emploi et demeurent de fait des victimes de la maltraitance ordinaire de cette institution. Cette maltraitance est le fruit de la politique que ses agents sont sommés d’appliquer. Pour assurer le plus mauvais traitement possible des dossiers et des hommes, Pôle Emploi tourne en permanence en sous-effectif. Le fric ou l’humain, il faut choisir et cela est tout à fait clair : la direction de Pôle Emploi n’a pas choisi l’humain. Le cas de notre camarade Lehodey illustre, hélas, cette triste orientation.
Christophe Lehodey était un intermittent du spectacle et, comme beaucoup d’entre eux, il exerçait son talent en de multiples occasions et dans des cadres variés. Pôle Emploi a pris ce mauvais prétexte pour lui refuser sa qualité d’artiste et le transformer en « enseignant »… De suite, notre camarade s’est vu rétrospectivement contesté ses indemnités au chômage sur – tenez-vous bien – une période de 4 ans ! En application de cette froide logique, Pôle Emploi l’a sommé de rembourser la modique somme de 35000 euros ! Le plus cruel étant sans doute que cet « indu » remonte désormais à une dizaine d’années – entre 2001 et 2004 pour être précis… Pôle Emploi a été jusqu’à porter l’affaire devant la justice… Espérant que Christophe Lehodey soit reconnu pénalement coupable ! Le procureur n’a pas suivi Pôle Emploi au pénal – c’est déjà ça – mais le Tribunal de Grande Instance de Caen a tout de même condamné Christophe Lehodey à rembourser les 35000 euros. Bien qu’il vive avec le RSA et ne soit aucunement en mesure de rembourser cette somme colossale, Pôle Emploi s’obstine à le tourmenter ! Quand nous demandons à discuter avec Pôle Emploi, nous nous heurtons à une fin de non recevoir ! Pire, Pôle Emploi nous envoie des sbires !
Nous ne pouvons que nous étonner de cet acharnement, mais il a sans doute un but : tout simplement celui de faire peser une menace permanente sur les artistes… Celui de faire culpabiliser les artistes en tant que chômeurs… comme si les artistes choisissaient délibérément de ne pas travailler ! Et c’est bien pour cette raison que nous nous déclarons solidaires avec tous les chômeurs, doublement et même triplement victimes d’une société mise en couple réglée par le fric et le fric et… toujours le fric ! Outre le fait de ne pouvoir gagner sa vie par soi-même, souvent vécu comme une humiliation, s’ajoute pour des millions
de chômeurs la stigmatisation et l’injustice, comme s’ils étaient les premiers responsables d’une organisation sociale qui les condamne à l’inactivité…

Alors, nous sommes là aujourd’hui pour dire fermement à Pôle Emploi : « Retirez votre plainte contre Christophe Lehodey ! Elle n’a pas de sens ! ».

Le fric ou l’humain, il faut choisir !

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Prenez Date ! 3ème Café citoyen le lundi 16 janvier 2012 à 18h, avec la question de la culture et de la crise: quels vœux peut-on formuler pour la culture en 2012 ?

Vous souhaitez en savoir plus sur le Café citoyen ?
Visitez le site dédié à cette adresse

NB : Le compte-rendu du 3ème café est consultable en ligne en cliquant sur ce lien

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Joyeuses fêtes !

Adada souhaite, en cette période de crise, de joyeuses fêtes à tous les artistes et techniciens comme à tous les citoyens. Avec « fêtes » nous pensons que le plus beau cadeau que l’on puisse s’offrir c’est d’abord celui de s’offrir à l’autre. De lui accorder de son temps. D’être attentif au don de soi. Ce que faisant on s’accorde aussi à soi-même, sans doute le plus beau des cadeaux. Mais puisque trêve des confiseurs il y a, accordez-vous la joie comme vous
l’entendez… Nous n’avons pas de leçon à donner, juste : une modeste et amicale contribution.

Nous évoquerons, ici, en vrac, au petit bonheur la chance, quelques raisons de nous réjouir. Par exemple : Ce fut annoncé à la Corepse(1) ce 16 Décembre dernier, par les représentants du Conseil Régional. Ce dernier va mettre en place une première vague de conventionnements pour les structures indépendantes ! Nous attendions cette heureuse nouvelle depuis 3 ans ! Pourquoi heureuse ? Parce que cela va consolider et conforter financièrement les structures dans leur travail prospectif et donc, à très court terme, favoriser l’emploi ! Qui s’en plaindrait dans la période actuelle ? C’est un ballon d’oxygène ! Joyeux Noël !

Ce qui est vrai des structures de création, ne l’est pas moins des associations en général : et tout le secteur associatif serait sérieusement « boosté » par des contrats d’objectifs triennaux, à commencer par Adada. Voilà, on se souhaite aussi à nous-même : un joyeux Noël !
Autre annonce, la mise en place d’une ligne « laboratoire »… toujours par le Conseil Régional. Là encore c’est, quoique une mesure très discrète, un stimulant pour la bonne santé des entreprises du secteur culturel. C’est un dispositif qui, comme le conventionnement, peut concourir à une meilleure professionnalisation des indépendants ! Pouvoir mieux travailler !

Le secteur est confronté à un grave problème de régulation : poser le problème positivement et c’est ce à quoi veut concourir Adada ; c’est mettre l’accent sur la professionnalisation ; l’encourager et la stimuler. Voilà pourquoi nous relevons, avec bonheur, les deux petites annonces évoquées ci dessus ! Il s’agit de signes et beaucoup reste à faire… Mais c’est bon à prendre quand les occasions de se réjouir se font rares. Et puis il y a les signes que nous nous accordons à nous-mêmes ; comment les acteurs que nous sommes, prennent leurs responsabilités. Avoir l’appétit d’être aimé c’est une chose, faire le nécessaire pour que ce soit possible, c’en est une autre ! Aides-toi et le ciel t’aidera !
Donc ! Qu’un groupe de travail de plasticiens soit actuellement, en train de se mettre en place ! C’est bravo à leurs initiateurs !
Que le collectif Danse de Basse-Normandie interpelle DRAC, Ministre et la puissance publique : C’est bravo et que vive la co-construction des politiques publiques ! Que l’on sente les premiers frémissements d’une réflexion collective et pragmatique sur la création d’un lieu alternatif à Caen ? C’est bravo à ceux qui n’ont pas attendu ce signe pour s’emparer du problème et vivre concrètement des aventures solidaires !
Et que certains dépassent les clivages usuels pour de nouveaux horizons de solidarité ? C’est encore et toujours bravo …
Voilà, les signes existent qui nous exhortent à aller de l’avant. Ils sont le plus souvent, pour ne pas dire toujours, marqués du sceau de la solidarité !
Faites qu’avec l’adada ou sans, cette solidarité soit une donnée constante de vos activités et que se battre pour le meilleur reste, en tout état de cause, une joyeuse entreprise.

JP Dupuy

(1) Corepse. Pour ceux qui ne le sauraient pas : la Corepse est un outil de travail et de concertation réuni à l’initiative de la DRAC. Elle rassemble l’ensemble des acteurs, public, institutionnel et indépendants du spectacle vivant et enregistré de la Région.

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Chômeurs, intermittents, précaires, ça se dégrade

 

Oui, ça se dégrade ! La crise comme argument pour dégrader les droits des chômeurs, intermittents et travailleurs précaires, ce n’est pas nouveau ! La vedette, aujourd’hui, c’est la dette ! Dans un pays regorgeant de richesses et des moyens matériels ou humains pour les produire, elle devient le leitmotiv pour s’attaquer aux soit-disant privilèges des plus démunis ! Restriction des droits collectifs, diminution des moyens de la culture, de l’éducation, des soins ou de l’urgence sociale, précarisation des métiers et des parcours sont les solutions que le gouvernement veut nous imposer comme les seuls moyens d’en sortir ! Ainsi, les plus précaires se voient sommés de payer la crise ! Dans cette logique, avoir un droit revient à être considéré comme en dette, redevable et coupable (1). L’idée que les droits collectifs seraient un abus conduit à une répression de plus en plus arbitraire de la part de Pôle emploi :

Pôle emploi multiplie les procédures administratives et juridiques pour rogner les allocations des chômeurs, précaires, intermittents. Réclamation de trop perçus (2), suspensions et radiations abusives (3), allongement des délais d’ouverture de droits, dématérialisation des correspondances écrites et humaines (le 39 49, plateforme du répondeur téléphonique de pôle emploi qui ne répond à … rien !) pour les « usagers » ; dégradation des conditions de travail, pressions managériales pour multiplier les contrôles et les radiations du côté des agents de Pôle Emploi (passés de 45 000 en 2010 à 42 000 aujourd’hui, – 3000 en un an alors que le nombre de dossier à traiter par agent explose !). L’arbitraire devient un mode de fonctionnement sciemment organisé de Pôle Emploi.

Le comble a été atteint avec le cas de notre camarade Lehodey condamné en Janvier dernier à rembourser 35 000€. Ce dernier n’étant pas en mesure faute de ressources d’exécuter le jugement, Pôle Emploi a tenté d’empêcher Christophe Lehodey de faire appel du jugement qui l’a condamné ! Indécence totale de la démarche qui, hélas, confirme que Pôle Emploi entend mettre en œuvre une ligne répressive, d’ailleurs vivement encouragée par le Président de la République en personne !

En île de France Pôle Emploi a porté plainte contre des intermittents pour outrage à Pôle Emploi au motif que des intermittents avaient fait usage de mots désobligeants Pôle emploi (Incompétent, fainéant et bon à rien en matière de droits des chômeurs). Sur le fond, les intermittents réclamaient leur dû c’est-à-dire le versement d’allocations non versées ! (4) Le procureur a dû finir par admettre que « Le fondement juridique [de cette plainte] était “fragile”. Tandis que la défense réclamait la relaxe, le représentant du Ministère public qui avait pourtant engagé les poursuites suite à la plainte d’une directive de Pôle n’a pas même requis de condamnation.

Nous disons clairement et fermement, qu’à tous les niveaux, les pouvoirs publics n’apportent pas de réponses à la mesure des problèmes posés. Dans notre région, dans le secteur du spectacle vivant, on relève 1512 demandeurs d’emploi ! Sur ces 1512 artistes et techniciens, seuls 734 accèdent au régime chômage de l’intermittence ! Autrement dit, 778 artistes et techniciens n’ont pas de couverture et émargent au RSA ou à rien du tout ! À cela s’ajoutent 58 000 chômeurs (catégorie A, +1,6%) en Basse-Normandie : voilà une situation massive de précarité et de pauvreté dont on ne saurait se satisfaire !

La politique de culpabilisation et de répression des chômeurs, intermittents et précaires est d’autant plus injuste, inacceptable, insupportable qu’elle est menée en temps de crise !

LE 08 DECEMBRE, MOBILISONS NOUS ! CONTRE LA POLITIQUE RÉPRESSIVE DE PÔLE EMPLOI !

RDV 10h au siège départemental de Pôle Emploi, à la Cotonnière à Caen, à l’appel de Adada et Synavi Basse Normandie.

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Affaire Yo Burka tricolore : l’artiste relaxé !

C’est avec une joie manifeste et indescriptible que la cinquantaine de citoyens et artistes rassemblée devant le tribunal administratif de Caen, ont accueilli l’annonce de la relaxe par le tribunal de notre camarade YO de toutes poursuites concernant le port d’une Burka tricolore dont il lui était fait grief !

Dans son prononcé le tribunal a fait référence au conseil d’état qui avait bien stipulé qu’en aucun cas cette loi récente d’outrage au drapeau ne pouvait concerner les artistes.
Adada et tous nos adhérents ne peuvent que se féliciter de s’être associé à cette lutte répondant à l’appel de la ligue des droits de l’homme.

Cette victoire, car c’est une victoire de la liberté d’expression à laquelle tous les acteurs du spectacle et tout les artistes en général ne peuvent qu’être très attachés, est un signe encourageant ! Tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont apporté leur soutien doivent considérer qu’ils ont eu raison de faire entendre leur voix ! Oui, il arrive que la lutte paie  et à la sortie du tribunal YO n’a pas manqué de remercier tous ceux qui ont fait le geste de le soutenir. Reste que dans cette période de crise où l’on pressure plus que jamais les précaires et les plus fragiles de nos concitoyens, il devient impératif de nous mobiliser et de résister de toute les manières. Avec toutes les forces progressistes Adada tiendra sa place et ce dès ce Samedi 26 nov après midi place Bouchard à Caen où l’on dira haut et fort : Stop à la violence faites aux femmes !

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YO ! c’est le 25 à midi qu’on pique nique tribunal centre ville !

Affaire de la Burqa Bleu Blanc Rouge : le verdict tombe le vendredi 25 novembre

 

Vous le savez : Yo du Milieu, slameur-comédien, risque une amende de 400 euros pour outrage au drapeau tricolore.

Son crime ?

S’être vêtu d’une burqa bleu-blanc-rouge lors d’un spectacle de rue.

Le procureur lui a longuement expliqué la chose lors de son procès, le 30 septembre dernier, allant même jusqu’à remettre en cause sa qualité d’artiste.

Que va décider la juge ?

Le suspense est à son comble…

Réponse vendredi 25 novembre !

 

Quoiqu’il en soit, non, vous ne rêvez pas, aujourd’hui en France, un artiste peut être poursuivi pour avoir librement intégré les couleurs nationales au sein d’une création ! Si Yo du Milieu venait à être condamné, nous serions confrontés à une nouvelle attaque en règle contre nos libertés individuelles et collectives, à un pur et simple acte de censure politique.

Ce n’est plus un secret pour personne : ce gouvernement s’est fait une spécialité des lois liberticides. Dans cette affaire, nous allons bientôt voir si l’arbitraire l’emporte une fois de plus sur le droit, si la défiguration du droit s’impose sur le droit. Car oui, Yo du Milieu a le droit pour lui ! Le Conseil d’État – rien de moins – a indiqué que la loi sur l’outrage au drapeau n’entend « incriminer que les dégradations physiques ou symboliques du drapeau susceptibles d’entraîner des troubles graves à la tranquillité et à la sécurité publiques et commises dans la seule intention de détruire, abîmer ou avilir le drapeau ; qu’ainsi le texte n’a pas pour objet de réprimer les actes (…) qui reposeraient sur la volonté de communiquer, par cet acte, des idées politiques ou philosophiques ou feraient oeuvre de création artistique. »

« Comment contester la qualité d’artiste à Yohan Leforestier ? », demande l’avocat de la défense, Maître Olivier Lehoux, dénonçant « des poursuites essentiellement idéologiques ». Pour lui, l’infraction n’est pas constituée : par son acte, Yo n’a pas troublé gravement l’ordre public, une des conditions cumulatives avec l’intention d’outrager le drapeau tricolore.

Nous refusons la logique d’intimidation qui se cache insidieusement derrière les poursuites lancées contre Yohan Leforestier, cette même logique qui étend toujours plus son empire depuis la prise de pouvoir de Nicolas Sarkozy et la montée en puissance de ses fidèles.

La cause pour laquelle nous luttons aujourd’hui est une cause juste et nous sommes déterminés à ce que la justice française le reconnaisse. Au-delà du cas de Yohan Leforestier, c’est un combat global que nous menons au nom de la liberté et plus particulièrement de la liberté d’expression et de création !

Nous vous donnons rendez-vous le vendredi 25 novembre dès 12h devant le Tribunal de police de Caen (rue Georges Lebret, adjacente à la Place de la République). Nous vous invitons à apporter de quoi pique-niquer solidairement en attendant le rendu du jugement, prévu à 13h30. Enfin, si vous souhaitez participer à l’action symbolique que nous avons prévue, munissez-vous d’objets bruyants…

Une conférence de presse sera organisée dans la foulée.

Librement,

Le comité de soutien

 

Illustration : Jean-Pierre Raynaud, Objet Drapeau (France) – Pot, sculpture peinte sur polyester,   50 x 55 cm, 2005.

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2nd Café citoyen : le 21 novembre 2011 à 18 heures au bar Le Régent avec pour thématique : la place des femmes dans l’art et la culture

Plus d’informations en consultant le site dédié www.adada-normandie.fr/cafe/

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Rappel : 1er Café citoyen le 17 octobre 2011 à 18 heures au bar le Régent avec pour thématique Où en est le Public ?


Plus d’informations en consultant le site dédié www.adada-normandie.fr/cafe/

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AG ADADA le 24 octobre 2011 à 18 prochain au Bar le Régent

 

 

Vous trouverez tous les détails et l’ordre du jour au format pdf en cliquant sur ce lien.

 

Légende photo : «Nous ne partirons pas tant que les 1% plus riches possèderont 75% des richesses des Etats-Unis.»
copyright : ERIC THAYER/REUTERS

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À QUOI SERT L’ADADA ?

Année après année, mois après mois, jour après jour une idée faite son chemin : celle qui veut que l’artiste soit au service de l’intérêt général.
Avec l’Adada, quels buts poursuivons-nous ? Qu’est-ce qui fonde pour l’essentiel, notre raison d’être ? Qu’est-ce qui distingue notre association de tout autre ?
La réponse est dès plus simple : avec toutes personnes de bonne volonté, des artistes de toutes disciplines réfléchissent et discutent des problèmes de l’art et de la culture, dans notre société.
Ainsi nous essayons de dégager en matière d’art, la notion de bien commun et d’intérêt général et tout naturellement cet effort de réflexion se mène conjointement entre artistes et citoyens amateurs et usagers de l’art.
Voilà, penserez-vous une profession de foi qui paraît d’une grande banalité tant il est vrai que nous disposons d’un système démocratique pour le faire.
C’est exact.
Nos élus politiques proposent, des dispositions et une ligne de conduite en matière d’art et de culture, sensés satisfaire l’intérêt général.
À toutes fins utiles, ils s’entourent de personnes qualifiées et de services culturels adéquats. Il s’agit de toujours mieux cerner et discerner le précieux intérêt général. Depuis longtemps, ces mêmes élus et leur services négocient et orientent le cahier des charges des institutions culturelles chargées de mettre en œuvre ce même intérêt général.
Si l’adada existe, c’est très simplement qu’en matière de culture, il existe un important secteur dit « indépendant », constitué de très nombreuses micro-structures qui se développe de manière considérable et qui s’ »affirme de jour en jour comme un vecteur capital du développement culturel.
Que veut ce secteur, comment entend-il se définir, comment peut-il heureusement contribuer au bien public ?
Par quel moyen peut-il faire entendre sa voix ?
Ce sont ces questions qui justifient l’existence d’Adada et lui confèrent une utilité. Défense, développement et citoyenneté constitue le trépied de notre action.

Défense
L’intérêt particulier et néanmoins collectif fait l’objet d’une solidarité : ce que nous appelons la Défense des artistes… En quoi, il est vrai, l’activité de l’Adada recoupe et émarge dans un champ d’activités investies par les syndicats. Pour être précis, nous devrions dire qui « devrait » être investi par les syndicats. Il y a là, et nous le regrettons, un nœud de raisons complexes qui font des instances syndicales, un maillon faible de la chaîne démocratique. C’est vrai au plan général, c’est plus que vrai s’agissant des artistes et acteurs de la culture.
L’Adada trouve là, non pas une légitimité, mais une simple raison d’être et notre sympathie confortée de soutien, est tout acquise aux organisations de défenses, quelle que soit leur nature que les « professionnels » ont pu et peuvent se donner !
En attendant ces jours promis où les organisations représentatives le seront effectivement ! … l’Adada assurera du mieux possible une représentation crédible et utile du secteur artistique.
L’Adada se reconnaît tout à fait comme une instance intermédiaire …Un lieu de passage, de transit et de transition.
Nous l’avons dit : aucune question n’est à éluder, non plus que la complexité de tout ce qui s’attache à l’art, à sa pratique et à son développement.

Développement
De toutes les questions embarrassantes qui peuvent se poser, il en est une et pas des moindres qui concerne la nature profondément singulière, personnelle, particulière et quasi asociale et amorale de l’œuvre. L’art n’a d’intérêt qu’à ce prix, de se dérober aux finalités ordinaires. À partir de quoi, pourrait-on dire, les ennuis commencent ! … Y compris les ennuis et incompréhensions propres à l’existence de l’Adada.
Car, qu’on le veuille ou non, le point de vue d’un artiste reste et restera toujours « irréductible » à des valeurs qui lui sont propres et qui n’appartiennent qu’à lui. Il utilise pour cela, les ressources de son art : alors en se mêlant d’intérêt général que vient-il faire – en tant que tel – dans cette galère ?
C’est justement sur ce point nodal qu’Adada a un rôle à jouer qui peut s’avérer déterminant. En acceptant une concertation et mise en commun avec d’autres coreligionnaires et des citoyens intéressés, l’artiste ne défend pas ses intérêts propres mais instaure « la diversité des artistes » comme critère et concept majeur d’un « intérêt général » possible pouvant se reconnaître à travers un rassemblement.
La diversité faut-il le rappeler, c’est bien sur cette notion que s’établit une politique publique de la culture.
Autrement dit, en provoquant et organisant une confrontation des points de vue pour en dégager un consensus, l’Adada répond à une exigence fondamentale : celle qui autorise une couverture des activités artistiques par le moyen de fonds publics.
Le secteur indépendant ne peut se développer qu’avec l’assimilation de cette donnée fondamentale. Quoiqu’on en dise, il y a du pain sur la planche !

Citoyenneté
Adada doit répondre aux exigences d’une association citoyenne : son enjeu procède du progrès démocratique.
Trouver un artiste qui consent à s’organiser avec d’autres artistes et qui consent à discuter avec les citoyens sur la place (sa place ? ) et l’utilité de l’art dans l’organisation sociale, qui consent un tant soit peu, à se détacher … C’est reconnaître et trouver un « oiseau rare ». L’artiste par définition est « absorbé » par son œuvre et sa « vision » et nul ne songerait à lui en faire grief. Pourtant, il existe.
L’Adada essaie de faire la démonstration qu’une évolution/ mutation serait en cours.
Un artiste/citoyen travaille à se configurer, à trouver les termes d’un nouvel équilibre entre l’exigence artistique et l’exigence (citoyenne) politique.
L’enjeu principal, d’ordre démocratique, s’énonce avec la notion de co-construction des politiques culturelles publiques.
Cette co-construction s’inscrit déjà en filigrane dans le paysage culturel via les institutions et les services compétents … Oui mais, elle implique que les artistes et citoyens consentent à se structurer en conséquences. Pour le secteur indépendant, se structurer reste la pierre d’achoppement : il doit le faire dans l’intérêt de tous. Et il doit le faire pour et avec les citoyens.
Il s’agira là de citoyens qui ne se satisfont pas de l’art comme produit de consommation.
Il s’agira d’artistes, certes soucieux de leur indépendance, mais tout autant attentifs à la demande citoyenne et politique.
Respect de la diversité des démarches, juste équilibre entre l’institutionnel et le secteur indépendant, dialectique de l’intérêt particuliers à l’intérêt général… L’Adada se veut à la croisée des chemins pour favoriser le dialogue indispensable des uns et des autres.

JP Dupuy, le 23 septembre 2011

C’est dans cet esprit qu’à partir du lundi 17 octobre prochain Adada proposera tous les troisièmes lundi du mois, un café citoyen de 18 heures à 20 heures
au Bar « Le Régent » à Caen.
Monsieur Jean-Luc Charlot, sociologue et écrivain* animera les débats.
Y participeront des « grands témoins » en rapport au sujet traité.
La première rencontre se déroulera sous l’intitulé : « où en est le public ? »

Image : DR

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L’imprévisible

  • samedi 28 janvier 2012 : journée de la mise au point 2 hours ago
  • vendredi 27 janvier 2012 : journée des débordements intempestifs 1 day ago
  • jeudi 26 janvier 2012 : journée du ramonage 2 days ago
  • mercredi 25 janvier 2012 : journée du voisinage 3 days ago
  • mardi 24 janvier 2012 : journée du manque de retenue 4 days ago

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