ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

A Caen la Paix reporté, les artistes fâchés, Ouest France, 26 novembre 2008

Ils se sentent oubliés dans le débat de la remise à plat des animations.
Et demandent à avoir droit au chapitre.
La mairie ne s’y oppose pas…

« Cent à 150 professionnels du spectacle pour la parade, une centaine pour la préparation. » Selon Michèle Latini, professeur de danse, c’est l’effectif d’artistes, musiciens et danseurs, de techniciens, costumiers ou décorateurs mobilisé pour la dernière édition d’A Caen la paix, en 2007. Celle de 2009 n’aura pas lieu. Officiellement le temps que la municipalité redéfinisse sa politique en matière d’animations culturelles.Une version à laquelle Jean-Pierre Dupuy, président de lAssociation de défense des artistes et de développement artistique (Adada) ne croit pas. « C’est très bien, on est d’accord. Alors mettons-nous au travail tout de suite. »

Mais rien ne vient. Du coup, les artistes remettent en cause la remise à plat prétextée par la Ville. « Faire de la politique, c’est prévoir. Il n’est pas possible que l’on nous dise : «On vient d’être élus, il faut que l’on étudie la question.» Si on ne se met pas au travail maintenant pour 2010, c’est qu’il n’y aura pas de manifestation non plus en 2010. »

Remontés, les artistes et techniciens semblent avoir été mis devant le fait accompli. Pourtant, ils ont été mis à contribution, il y a quelques mois. « Nous avons répondu à l’appel à projet du printemps, à rendre avant la fin juin », s’indigne un homme. Impossible de connaître le nombre de dossiers déposés.

Au-delà de leur seule question, les membres de l’Adada s’inquiètent pour les habitants des quartiers, premiers rôles d’A Caen la paix. « Il y avait 1 400 participants en 2007, une soixantaine de structures », retrace Michèle Latini. « Les gens des quartiers sont les grands muets dans cette histoire, tonne Jean-Pierre Dupuy. On les renvoie chez eux, devant la télé alors qu’on milite pour les sortir. »

« Je ne connais pas le dossier, le sujet n’est pas remonté jusqu’à moi. Si les gens des associations veulent me voir, ils peuvent prendre un rendez-vous », rétorque le maire PS Philippe Duron. Qui se dit prêt à « associer » les artistes, « mais quand on sera prêt ». Une des questions posée par ce dialogue de sourds concerne le grand absent de la culture : le maire-adjoint Michel Dubois. « Y a-t-il un pilote dans l’avion ? », interpelle Jean-Pierre Dupuy. L’intéressé refuse d’intervenir sur ce sujet. Comme sur les autres dossiers brûlants. Curieux.

Josué JEAN-BART.
Ouest France
Mercredi 26 novembre 2008

Publicités

Filed under: actualités, archives, presse, , , , , , ,

L’imprévisible

  • Les agendas de L’Imprévisible devraient réglementairement savoir se faire oublier d’ici à 2024. Bonnes années quand même. 2 weeks ago
  • journée des lendemains 2 weeks ago
  • journée de l’annulation de dernière minute 2 weeks ago
  • journée de l’emploi du temps 2 weeks ago
  • journée du droit d’inventaire 2 weeks ago

TWITTER