ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

Chers amis de nos provinces lointaines (Orne et Manche) et néanmoins proche de l’adada… Mobilisons-nous.


Chers amis de l’Orne et de la Manche, membres de l’adada ou pas, je m’adresse à vous tout spécialement en ce début de saison !

L’adada est votre outil de luttes et de défenses et vous devez savoir que nous faisons le nécessaire pour que vous puissiez vous l’approprier. D’autant que vous dépendez, pour partie de départements qui partagent sur le fond les orientations politiques du gouvernement ! Or, vous ne pouvez ignorer qu’il nous est annoncé un plan de rigueur pour lequel, Ornais et Manchois vous pourriez bien être en première ligne !

En effet, le premier ministre l’a dit clairement : tout le monde devra participer à l’effort ! Réduction de 10% des dépenses de l’état et les collectivités locales et territoriales (donc l’Orne et la Manche !) devront abonder !  Abonder, c’est-à-dire, participer de l’effort commun.

On a pu constater que les départements dans la ligne du pouvoir en place ne se sont pas faits priés, certains même ont anticipé un soutien bien compris au pouvoir en place …

On peut penser que les collectivités locales et territoriales marquées à gauche devraient résister ! C’est pourquoi l’adada rejoint sur ce point,  le Synavi qui a fait de la résistance son mot d’ordre national.

On peut penser qu’un bras de fer existe entre les collectivités locales ou territoriales (gouvernées à gauche) et le pouvoir central. Les collectivités  devraient résister  PLUS OU MOINS !

L’enjeu est aussi un enjeu d’équité et de justice sociale ! L’adada l’a  clairement expliqué  (Action DRAC. Tract récent) : dans le secteur des arts, ce sont les plus démunis et les plus fragiles qui risquent de payer la facture la plus lourde ! Les compagnies indépendantes en particulier !   Une rigueur appliquée sans discernement  c’est misère et chômage garantie dans le secteur indépendant.
Il n’est pas certain qu’on veuille bien l’entendre à droite comme à gauche !

Lorsque  des représentants de collectivités territoriales ou locales dit de gauche nous tiennent le discours de la résignation et de rigueur érigée en fatalité, nous devons  refuser !

Comprendre les problèmes OUI !  SE RÉSIGNER NON !

Nous disons donc : aidons-nous les uns les autres ! Plus que jamais il faut se serrer les coudes et c’est la ligne de l’adada ! Plus que jamais une analyse fine des réalités du secteur doit  servir de  paramètre pour mesurer les dégâts de mesures apparemment inéquitables dans la répartition des sacrifices !

Quelle commune mesure y a t-il, entre  une baisse de train de vie  sollicitée des uns et  la disparition programmée des autres ? Car tel est l’enjeu de l’absence de discernement  qu’on expédie  au cimetière  des structures et prive d’emploi les intermittents sous couvert de sacrifice indispensable ! Se serrer  la ceinture est une chose …Disparaître du paysage en est une autre !

Voilà l’enjeu…Le contexte dans lequel nous disons : travailler dans la Manche ou l’Orne ne doit pas être un handicap supplémentaire, un surcroît de précarité !

Nous sommes tous dans le même wagon mais ce n’est pas certain qu’il y est égalité de traitement ! Il est donc de première urgence d’examiner de près les conditions de travail fait aux artistes dans l’Orne et la Manche.

L’adada s’en préoccupe au premier chef  et avance des revendications en conséquence !

Artistes de l’Orne et de la Manche, nous pensons que vous devez avoir accès à la Capitale pour la promotion de votre travail et son organisation et nous avons avancé l’idée d’une Plate forme de ressources pour mise en réseau et recherches.
Nous pensons que cette plate-forme doit être  avant tout la vôtre et doit répondre à vos besoins.
Ne pas rester isolé, c’est dans la période actuelle, une nécessité absolue.

On connaît, plus ou moins, le travail que fait l’adada, tant vis-à-vis des pouvoirs publics que de l’ODIA. Plus ou moins, car nous n’avons que des moyens (y compris de communication) très limités. Il est impossible pour nous, avec nos moyens actuels, d’organiser réunions et travail commun dans l’Orne ou la Manche. C’est impossible pour des raisons économiques de faire notre réunion de rentrée ailleurs qu’à Caen ! Pour le moment, nous nous en tenons à la présence d’Ornais et de Manchois à notre conseil d’administration et c’est bien insuffisant pour traduire la réalité des besoins et des problèmes ! Insuffisant pour que nos camarades Ornais et Manchots soient associés et partie prenante de toutes nos initiatives et décisions. Et elles sont riches et nombreuses !

À titre indicatif voyons comment se présente cette rentrée :

Ce 31 août dernier, nous avons eu rendez-vous avec la DRAC de Basse Normandie.
Objet : Plate forme de ressources et Conférence Permanente pour la danse. La concertation avec le secteur indépendant. Il n’est strictement rien sorti de cet entretien. L’état est aux abonnés absents. Il se replie frileusement sur son pré carré avec « ses » institutions lesquelles d’ailleurs, ne s’en portent pas mieux pour autant. Bref, rigueur oblige, il n’y a pas grand chose à gratter du côté de l’État.

Nous avons eu un premier échange avec l’ODIA au printemps dernier ; un nouvel échange avec l’ODIA paraît indispensable pour affiner notre questionnement. l’ODIA est-elle au service de tous les artistes ou seulement  d’artistes de son choix ?  A-t-elle  à répondre aux besoins manifestes de tout le secteur des arts vivants ?  Si non, quel organisme peut s’en charger ? Quel rapport de l’ODIA avec l’idée de Plateforme ? Les artistes impliqués dans le comité technique de l’ODIA sont-ils représentatifs de notre secteur ou seulement une caution ?  L’impératif pour tous les acteurs des arts vivants de mener des recherches et de se renouveler est « traité » comment par l’ODIA ?

Dans les jours à venir : Concertation permanente avec Pascale Cauchy, le Conseil Régional ou la Mairie de Caen, Philippe Duron et son service culturel. Ce qui implique des rencontres rapides et variées avec des interlocuteurs tout aussi variés.

Enfin, Nous serons du prochain Comité Régional du Spectacle Vivant, si on nous y invite (Syndeac et synavi en discutent)… Instance où l’adada s’est acquise –pensons-nous- un minimum d’estime et respect. Nous y sommes aussi actifs que peuvent l’être les syndicats d’employeurs qui y sont maîtres d’œuvre. Cette dernière dimension requière que le Comité Régional du Spectacle Vivant  BN soit défendu bec et ongles. L’adada revendique dans cette instance la participation des syndicats de salariés, voire des institutions persona grata. Nous estimons que la relation patronat/salariés dans notre secteur ne passe pas ou ne devrait pas passer par les clivages usuels… L’esprit coopératif et autogestionnaire doit s’y montrer effectif… et donc l’aspect décisionnaire, dont se targue sous d’autres cieux le patronat, n’a pas à justifier – selon nous – la mainmise des syndicats employeurs sur le Comité Régional !

Dans toutes ces rencontres, Comité Régional du Spectacle Vivant de Basse Normandie compris, nous voulons tenir une parole qui prend bien en compte tous les artistes de Basse Normandie !  Nous avons donc besoin que nos adhérents Ornais et Manchois contrôlent et exercent une juste influence sur l’adada, qu’ils puissent s’y reconnaissent.

Les moyens d’une politique

L’adada a sollicité des pouvoirs publics des moyens pour  donner à notre rassemblement une base solide et pérenne. Locaux, personnel et  fonds de soutien aux activités  doivent permettre  de consolider notre travail et  d’assurer une assise la plus large possible. On ne peut envisager une participation effective et soutenue des adhérents Manche ou Orne sans des moyens de soutien de l’activité militante dans ces deux départements. Nous les accordera-t-on ? Nos interlocuteurs en comprendront-ils la nécessité ?

Nous avons fait les démarches utiles et nécessaires. C’est une question de démocratie : nos interlocuteurs politiques ne peuvent qu’y être sensibles. Nous pensons qu’ils ont tout à gagner de nous apporter un soutien mesuré (notre demande reste modeste) afin de disposer d’interlocuteurs les plus  représentatifs et les plus fiables possible. Si la tentative de l’adada n’a pas su les convaincre, nous devrons renoncer et revoir nos positions !  Rendez-vous est pris pour l’assemblée générale de janvier prochain.

Les pouvoirs publics doivent trouver dans le secteur indépendant  un partenaire nouveau et efficace pour conduire une nouvelle politique culturelle publique.

À  travers  le subventionnement chaque structure ou artiste a son mot à dire et peut le dire. Il reste à trouver, en même temps, l’expression d’une parole collective. Nous pensons à l’adada que la parole particulière des uns doit cohabiter avec une parole élaborée collectivement, étant bien entendu que l’une et l’autre ne sont pas interchangeables ! Nous voulons donc une cohabitation constructive des points de vue et si  ce montage des « paroles » paraît complexe, c’est en raison du caractère propre de l’activité artistique  et  de sa singularité. Voilà en substance pourquoi chacun doit considérer  qu’il a des droits sur l’adada. Nous ne voulons pas être un organisme comme les autres. Inventer notre fonctionnement. Rester dans le coup. Faute de quoi, notre disparition peut se comprendre. Le phœnix renaîtra de ses cendres. Fédé, coordination des intermittents, adada… la structuration finira par trouver sa voie, avec la justice et l’indépendance à la clef.  Si ce jour, les pouvoirs publics nous condamnent  en ignorant nos besoins, d’autres viendront plus convaincants sans doute. On aura simplement perdu du temps, qui comme le chantait Barbara « ne se rattrape guère ». Mais pour lors, soyons optimiste. Jamais l’offre artistique n’aura été aussi dense et aussi riche et variée. Il reste juste à mettre en face la communauté citoyenne ! La mettre en face ou en phase. Voilà la nouvelle et passionnante question ! La démocratisation culturelle ne fait que commencer.

JP Dupuy , Président de l’adada, le 26 septembre 2010

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adada adada !

par Bourvil

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réunion de rentrée ADADA le 30 septembre 2010 à PUZZLE à 18h

Chers Amis,

L’adada a décidé de placer sa rentrée 2010 sous l’égide des plasticiens !
Nous ne sommes pas adadaïstes pour rien !

Aussi vous êtes très attendus à notre réunion de rentrée qui aura lieu le 30 septembre prochain à PUZZLE (rue de Bretagne à Caen) à 18h.

L’ordre du jour y sera chargé en 4 points :

1. Olivier Lopez nouveau directeur de la salle expliquera ce qu’il entend y faire…
C’est toute la problématique des lieux qui sera traité : Comment montrer son travail à Caen ? Politique de l’Odia.

2. Nous aurons un bref compte-rendu de la rencontre drac/adada du 31 août et de notre revendication de plate-forme ressources recherches et réseau.
Que peut-on attendre de la politique de l’état par les temps qui courent ?

3. Nous traiterons du projet de Pôle Régional d’Art Contemporain et des lieux relais culturels.

4. Précarité des artistes et solidarité.
Le point sur les actions en cours.

Nous devrons accorder 1 quart d »heure à chaque sujet ! Pas plus … pour pouvoir nous quitter et lever nos verres vers 20h

Cordialement
JP Dupuy

PS : Je rencontre mardi prochain à 14h30 au Conseil Régional de Basse Normandie Madame Gaelle Pioline, Vice Présidente Administration Générale du Conseil Régional pour parler de notre besoin de lieux. Est-ce que quelqu’un souhaite m’accompagner ? Gaelle Pioline est originaire de Flers, dans l’Orne.
Le 30 septembre prochain au matin, j’expliquerais au 2 bis, aux futures professionnels du théâtre école de l’actea  ce qu’est l’adada . Qui souhaiterais y participer (c’est entre 10h et 13h).
Actuellement l’adada est la seule organisation qui défend concrètement y compris à pôle emploi les intermittents !
Nous le faisons tant bien que mal…

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Image : Obeyhttp://obeygiant.com/

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L’imprévisible

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