ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

Notre culture est notre bien le plus précieux…

« Notre culture est notre bien le plus précieux,
elle donne du sens à notre vie personnelle,
elle est ce qui porte notre société et la fait tenir ensemble,
elle est ce qui restera de notre civilisation.
La crise renforce le besoin de culture
et c’est à l’État de porter ce message »


Nicolas Sarkozy,

Le 2 février  2009

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Chômeurs, intermittents, précaires… Avertissements sans frais ! – APPEL À MOBILISATION

APPEL À MOBILISATION

Chômeurs, intermittents, précaires… Avertissements sans frais !

Le 25 janvier dernier, ADADA manifestait devant la préfecture avec les organisations de chômeurs pour alerter les pouvoirs publics – et donc le gouvernement – qu’il y avait urgence à négocier, qu’ils devaient entendre nos revendications quant à un traitement correct des chômeurs en général et des intermittents en particulier. Voici les observations qu’ADADA avait alors portées devant le secrétaire général de préfecture, via la délégation que ce dernier
avait reçue :

– Constat de l’échec de la réforme de l’intermittence de 2003. Les mêmes dérives produisent les mêmes effets. La réforme n’a produit qu’une plus grande précarité… Aucun problème n’a été résolu. Les intermittents font l’objet de tracasseries bureaucratiques constantes. Pôle Emploi ne respecte ni la loi, ni les conventions collectives !
– En l’occurrence, Pôle Emploi se permet de retenir des trop perçus sur les indemnités dues aux intermittents de manière totalement arbitraire et incontrôlée!
– Autre chose tout aussi inacceptable : Pôle Emploi décide de son propre chef, sans l’avis d’experts compétents, de ce qui est artistique et de ce qui ne l’est pas (affaire Lehodey).

Ces observations ont-elles été entendues ? À ce jour, nous attendons toujours une réaction du préfet… Malgré tout, ADADA pointe les nombreuses carences qui mettent les intermittents dans des situations invivables et les précarisent chaque jour un peu plus. À ce propos, il n’y a guère plus en pratique que quelques coordinations encore en activité (en Ile-de-France et en Basse-Normandie notamment). Pourtant, inévitablement, l’intermittence va à nouveau poser questions!
Ces jours-ci, c’est la Cour des comptes qui s’est manifestée avec un bilan tronqué du régime chômage des artistes et un appel à la répression de la fraude ! Dans ses calculs en effet, la Cour des comptes écarte du bilan les recettes constituées par les cotisations des permanents opérant dans le secteur artistique : ce qui augmente d’autant le déficit du régime!
De plus, bien qu’elle relève le phénomène de la « permittence » qui continue de sévir dans l’audiovisuel public, cette même instance appelle sans distinction à combattre fraude et abus!
Comme si cela concernait à la même échelle l’ensemble des intermittents ! Quoi qu’il en soit de ses subtilités pour le moins fondamentales, Le Monde se fait benoîtement l’écho de l’avis de la Cour :

Le régime d’assurance-chômage des artistes et des techniciens du spectacle est, une nouvelle fois, dans le collimateur de la Cour des comptes. La réforme de
2003 a beau avoir rendu plus restrictives les conditions d’accès aux annexes 8 (techniciens) et 10 (artistes) de l’Unedic, rien n’y fait, souligne la Cour : le nombre d’intermittents indemnisés au moins une fois dans l’année continue d’augmenter, et leur nombre est passé de 102 223 en 2007 à 106 619 en 2010. Le déficit, quant à lui, s’établit à 1,031 milliard d’euros en 2010, un niveau stable depuis 2007. La situation « n’est pas soutenable » vu l’état actuel des finances publiques, souligne la Cour, qui pointe « la persistance d’une dérive massive ».

Il n’est pas indifférent d’observer que c’est un socialiste qui dirige la Cour, laquelle jouit d’une autorité réelle et influence l’opinion publique. Le SYNAVI ne manquera certainement pas de réagir. De son côté, François Hollande a annoncé qu’une négociation serait inévitable.

Quant au Président de la République, on sait maintenant que c’est aux chômeurs en général qu’il souhaite s’en prendre ! Le chômeur « bouc émissaire » de la crise, voilà qui est proprement révoltant ! Dans une pareille conjoncture, les intermittents doivent se mobiliser au plus vite, avant qu’une fois de plus, les réformes et les décisions les concernant soient prises sans eux.

ADADA tiendra son assemblée générale le vendredi 30 mars. Nous voudrions mettre l’intermittence à son ordre du jour. Cela dit, nous souhaiterions que d’ici là, les intermittents s’organisent et s’expriment. Comment réformer l’intermittence ? Il faut proposer des solutions et y réfléchir dès maintenant. Soyons responsables et déterminés. Faîtes connaître vos avis, suggestions et propositions à ADADA ( adada.normandie@gmail.com ).

Pour l’ADADA
Jean-Pierre Dupuy
Julien Danlos
Le 14 février 2012

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Cela passera-t-il ! – contribution d’un de nos adhérents suite à une représentation théâtrale au sein de notre bonne ville …

Lundi soir, je me suis rendu au Théâtre de la rue des Cordes pour voir la représentation du spectacle N’être que joue le Papillon Noir.

Le spectacle évoque la naissance d’une femme venue du Maghreb à la République.

Le spectacle est agréable, tout se passe bien et comme seul le théâtre l’autorise, je me mets à discuter avec mes voisines. Nous parlons de la condition de la femme, de la révolution Tunisienne, les difficultés du peuple algérien. Le spectacle est fini depuis 20 mn quand un gaillard affublé d’une étiquette sécurité nous demande sur un ton qui ne suppose aucune réplique de quitter l’établissement. Bien qu’habitué aux interventions les plus surréalistes dans la rue, je comprends tout de suite, qu’il s’agit là véritablement d’un vigile, ce qu’il confirme, en nous disant que nous pourrions continuer notre conversation dehors.

Vous remarquerez que la Comédie de Caen a tout de même eu l’élégance de choisir un vigile s’appelant Rachid.

Il ne manquait plus que les chiens policiers pour que cela rappelle quelques incidents notoires qui ont marqué la conscience du Théâtre Caennais.
Il est vrai que le Papillon Noir ne bénéficiait que d’un créneau ville et qu’il est toujours préférable de payer des vigiles plutôt qu’un artiste pour ouvrir le bar.

Je ne sais pas si je dois être en colère ou avoir honte d’être sorti.

René Pareja

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L’imprévisible

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