ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

CEFEDEM de Normandie, La mobilisation continue…

Vous trouverez les lettres adressés à nos élus (fichiers pdf) :
Monsieur Laurent Fabius,
Ministre des Affaires étrangères
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Madame Valérie Fourneyron,
Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la vie associative
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Madame Aurélie Filippetti,
Ministre de la Culture et de la Communication
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BILAN DE LA COREPS DE BASSE-NORMANDIE – déclaration ADADA

L’ADADA (Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts) a participé aux travaux de la COREPS de Basse-Normandie depuis sa réinstauration en 2011.
L’ADADA se félicite qu’à travers sa présence le concours du secteur indépendant et des citoyens ait pu être reconnu et apprécié. Cependant, elle souhaiterait une participation plus soutenue du secteur indépendant au sein de la COREPS. Mais cette participation ne peut prendre effet qu’avec un soutien réel et pratique à la structuration de ce secteur (à ce propos, l’ADADA se réjouit de l’entrée du Collectif Danse dans la COREPS).
L’élaboration des politiques publiques n’est plus l’apanage des seules institutions. Nombre d’acteurs de la société civile, organisés en petites et moyennes structures, aspirent à devenir partenaires de ces politiques. Dans le champ des arts et de la culture, c’est donc bien en appréciant à sa juste valeur et à sa juste mesure les apports du secteur indépendant (encore qualifié de « tiers secteur ») qu’une nouvelle politique de développement peut se mettre en place, tant en vue de l’élargissement des publics que pour dynamiser les structures existantes.
Aucun changement véritable n’est envisageable sans prendre en compte les mutations en cours. Le secteur continue de se développer sans qu’aucune instance de régulation ne cherche à y garantir un certain équilibre. Il est urgent d’agir pour que cette dynamique soit socialement plus équitable. Il n’est pas acceptable que la précarité et la misère accablent une si grande partie des artistes.
En somme, il s’agit de reconnaître la place émérite des artistes dans le développement global et durable de la société et de prendre les dispositions adéquates pour que cette place soit consolidée.

Au terme de cette année de remise en route de la COREPS de Basse-Normandie et dans la reconnaissance des travaux qui ont été menés, l’ADADA émet donc pour l’avenir les souhaits suivants :

– Que la COREPS s’accomplisse comme un outil effectif de concertation et d’harmonisation des politiques culturelles, qu’elle dispose dans cette mesure des moyens utiles et nécessaires et qu’elle soit habilitée à aborder la question des moyens concrets relatifs à la mise en place de ces politiques.

– Que la présidence de cette nouvelle instance de concertation s’opère selon des modalités d’alternance entre la DRAC (actuelle entité présidente), les collectivités territoriales et les forces syndicales représentatives.

– Que le travail des commissions de la COREPS soit valorisé et qu’un document synthétique final fasse état de préconisations précises, à travers lesquelles tous les acteurs du monde culturel puissent reconnaître les orientations d’une politique cohérente.

– Que le principe de co-construction des politiques publiques trouve dans la COREPS un lieu de mise en pratique.

L’art et la culture participent d’un appétit commun de liberté et d’émancipation. À travers l’élaboration d’une nouvelle politique culturelle, c’est la capacité des citoyens à inventer des formes plus élaborées de démocratie qui s’exprime. Si la COREPS de Basse-Normandie a lieu d’être pérennisée, cela ne peut se faire, aux yeux de l’ADADA, que dans cette perspective.

Pour l’ADADA
Jean-Pierre Dupuy, président
Julien Danlos, secrétaire général
Le 2 juillet 2012

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