ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

Café citoyen le 19 novembre à 18 heures au Régent carte blanche au Collectif de la Centrifugeuse (initialement appelé « collectif SQUART »)

Le prochain café citoyen de l’ADADA se tiendra ce lundi 19 novembre au café Le Régent de 18h à 20h.

L’ADADA donnera à cette occasion carte blanche au Collectif de la Centrifugeuse (initialement appelé « collectif SQUART ») afin qu’il présente le contexte et les principes de son action.

La volonté sous-jacente de l’ADADA est de porter la question des fabriques d’art et de culture sur la place publique.

plus d’informations sur le site dédié au Café citoyen

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communiqué de l’ADADA relatif à l’actualité caennaise : l’occupation d’une école désaffectée par un collectif d’artistes désireux de créer une nouvelle « fabrique d’art et de culture ».

Naissance d’un lieu culturel alternatif dans un quartier de Caen ?

Relancer le débat : quelle culture pour quelle société ?

Quelle place pour les initiatives citoyennes ?

Depuis le 11 novembre 2012, à l’initiative d’une vingtaine de structures et associations culturelles, une école désaffectée de la ville de Caen est
occupée. Organisés en collectif, des artistes de toutes disciplines se sont constitués « en fabrique » pour réinvestir les lieux et leur redonner une
vie. Ils estiment mettre en œuvre la politique promise par la ville en 2009 avec « Caen, la culture en capitales » et son « vivre et s’émerveiller
ensemble ».
Ainsi les artistes entendent-ils s’émerveiller avec les habitants du quartier de la Folie-Couvrechef. Bravo !
« Nous ne demandons pas d’argent », affirment-ils, « nous voulons juste un toit pour travailler et tisser des liens avec la population ». L’ADADA ne
peut qu’apporter son soutien attentif à cette démarche, car elle se réclame de la solidarité, de l’économie sociale et solidaire, de la
mutualisation, de la participation des citoyens et d’échanges artistiques interdisciplinaires.
L’ADADA cautionne la démarche d’autant que des expériences similaires ont été conduites avec succès ailleurs, notamment à Toulouse
et Paris.
L’ADADA se félicite de voir converger citoyens et artistes dans une lutte commune.
Nous le savons, le développement culturel a besoin d’un souffle nouveau. L’exigence de justice sociale passe par un meilleur partage des
biens culturels.

Dans notre région, Caen en tant que Capitale Régionale peut et doit jouer un rôle décisif pour le déploiement d’un paysage culturel original.
Nous avions approuvé les orientations de politique culturelle de la municipalité élue en 2008.
Nous avions cru comprendre que l’Éducation Populaire serait le moteur d’une authentique politique culturelle pour la ville (cf. programme
de la liste « CAEN en CAPITALES »).
Forts de cette perspective, nous pensions que le secteur des arts indépendants se verrait mobilisé pour une tâche ambitieuse jusque-là
dévolue quasi-exclusivement aux institutions.

Bien entendu, nous pensons que la cité a besoin d’institutions fortes et attractives, mais nous estimons que c’est l’ensemble du tissu social qui
demande d’être immergé dans une réalité culturelle nouvelle. Il faut travailler à une culture plus et mieux intégrée et produite par les citoyens
eux-mêmes.
En vue d’un tel objectif, rien n’est plus précieux que les pratiques de proximité, qu’elles soient d’ordre artistique ou autres.
Le vivre ensemble concerne des savoir-faire de tout ordre, à travers lesquels la culture populaire peut et doit retrouver tout son sens.
En tant qu’association citoyenne, l’ADADA souhaite travailler dans cette direction : pas de culture nouvelle sans redéfinition de l’espace
public, pas de culture nouvelle sans un regard nouveau sur « le commun », sur ce que nous partageons.
« Fabriquons ensemble » ont proclamé les acteurs de « la Centrifugeuse », appellation de la nouvelle fabrique… Saisissons là une
juste occasion de débat et de concertation dans le concret d’un avenir possible.

L’ADADA n’a pas vocation à structurer et organiser une fabrique.
Cependant, dans le respect de leur indépendance et autonomie, elle apporte bien volontiers un soutien résolu aux promoteurs de la
Centrifugeuse. A ce propos, l’ADADA souhaite donner au collectif de la Centrifugeuse l’occasion de s’exprimer lors de ses cafés citoyens des lundis 19
novembre et 17 décembre organisés au café Le Régent, de 18h à 20h.

L’ADADA continuera à porter une parole collective susceptible de traduire l’ensemble des problèmes affectant le secteur des arts et artistes
indépendants. Elle continuera, qu’elle qu’en soit la difficulté, à nourrir le dialogue indispensable entre artistes, citoyens et responsables politiques.

Rappel des propositions et revendications de l’ADADA concernant Caen en Capitales

– Que l’éducation populaire soit le moteur du changement concernant le développement culturel (cf. programme de la liste « CAEN en CAPITALES »)

– Que les politiques culturelles fassent l’objet d’une co-construction entre artistes et pouvoirs publics, avec le concours des citoyens. Que soient mis
en place les outils de concertation nécessaires.

– Que les politiques culturelles soient conduites dans la transparence.

– Que la concertation Capitale/Région permette à toutes les structures du territoire régional de se manifester à Caen. Que la capitale régionale soit
un foyer de création pour tout le territoire.

– Que soient créés et développés des lieux alternatifs sur tout le territoire et que la capitale régionale se montre exemplaire dans l’innovation et la
recherche artistique et culturelle. Que soit enfin créée une maison régionale des arts en capacité d’accueillir les artistes de toute la Basse-
Normandie.

– Que les initiatives citoyennes soient soutenues, afin de favoriser et élargir la notion de démocratie.

– Que soient organisées une ou des manifestations stimulant la création régionale.

– Que soient organisées une ou des manifestations stimulant les savoir-faire populaires et les pratiques amateurs avec le concours d’artistes.

– Qu’un soutien et une attention particulière soient portés aux arts plastiques et à la danse contemporaine.

– Que la fermeture du théâtre de Caen soit l’occasion d’un élargissement de l’accès aux œuvres.

– Que soit mis en place, à destination des écoliers, un programme d’éducation artistique digne de ce nom, c’est-à-dire avec le concours
d’artistes en activité.

– Que le secteur des artistes indépendants soit incité à se structurer. Qu’il soit dressé un inventaire précis des lieux et des compétences. Que, dans
cette perspective, la création d’une chambre régionale des artistes indépendants soit concertée avec la Région

– Que des « conférences permanentes » soient créées dans toutes les disciplines artistiques, afin d’identifier les justes conditions de
développement de chacune d’entre elles.

– Que soit révisé, revu et corrigé le clivage entre la culture et le socioculturel.

Cette liste de tâches et pistes fixent les grandes lignes de l’action de l’ADADA.
Elle serait cependant incomplète si nous ne rappelions le rôle de défense des artistes assumé par l’association. À quelques mois de la remise à plat du système de l’intermittence, qui va donner lieu à un nouvel affrontement entre les partenaires sociaux, il n’est pas inutile de rappeler que l’ADADA demeure la seule organisation compétente et opératoire sur ce sujet en Basse-Normandie.

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L’imprévisible

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