ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

La fabrique culturelle de Caen

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Un site dédié reprend les éléments de la première réunion initiée par la Ville de Caen autour de la fabrique culturelle.

Vous pouvez suivre ce dossier en vous rendandt à cette adresse :
http://www.adada-normandie.fr/fabrique/index.html

Une réunion sur la « Fabrique culturelle » aura lieu lundi 11 mars 2013 à 9h30 à la Maison des Associations, en amont du premier atelier des 3 groupes de travail officiels, afin de mettre au point une charte éthique sur laquelle il serait souhaitable que chacun des participants aux discussions s’entendent.

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communiqué de l’ADADA relatif à l’actualité caennaise : l’occupation d’une école désaffectée par un collectif d’artistes désireux de créer une nouvelle « fabrique d’art et de culture ».

Naissance d’un lieu culturel alternatif dans un quartier de Caen ?

Relancer le débat : quelle culture pour quelle société ?

Quelle place pour les initiatives citoyennes ?

Depuis le 11 novembre 2012, à l’initiative d’une vingtaine de structures et associations culturelles, une école désaffectée de la ville de Caen est
occupée. Organisés en collectif, des artistes de toutes disciplines se sont constitués « en fabrique » pour réinvestir les lieux et leur redonner une
vie. Ils estiment mettre en œuvre la politique promise par la ville en 2009 avec « Caen, la culture en capitales » et son « vivre et s’émerveiller
ensemble ».
Ainsi les artistes entendent-ils s’émerveiller avec les habitants du quartier de la Folie-Couvrechef. Bravo !
« Nous ne demandons pas d’argent », affirment-ils, « nous voulons juste un toit pour travailler et tisser des liens avec la population ». L’ADADA ne
peut qu’apporter son soutien attentif à cette démarche, car elle se réclame de la solidarité, de l’économie sociale et solidaire, de la
mutualisation, de la participation des citoyens et d’échanges artistiques interdisciplinaires.
L’ADADA cautionne la démarche d’autant que des expériences similaires ont été conduites avec succès ailleurs, notamment à Toulouse
et Paris.
L’ADADA se félicite de voir converger citoyens et artistes dans une lutte commune.
Nous le savons, le développement culturel a besoin d’un souffle nouveau. L’exigence de justice sociale passe par un meilleur partage des
biens culturels.

Dans notre région, Caen en tant que Capitale Régionale peut et doit jouer un rôle décisif pour le déploiement d’un paysage culturel original.
Nous avions approuvé les orientations de politique culturelle de la municipalité élue en 2008.
Nous avions cru comprendre que l’Éducation Populaire serait le moteur d’une authentique politique culturelle pour la ville (cf. programme
de la liste « CAEN en CAPITALES »).
Forts de cette perspective, nous pensions que le secteur des arts indépendants se verrait mobilisé pour une tâche ambitieuse jusque-là
dévolue quasi-exclusivement aux institutions.

Bien entendu, nous pensons que la cité a besoin d’institutions fortes et attractives, mais nous estimons que c’est l’ensemble du tissu social qui
demande d’être immergé dans une réalité culturelle nouvelle. Il faut travailler à une culture plus et mieux intégrée et produite par les citoyens
eux-mêmes.
En vue d’un tel objectif, rien n’est plus précieux que les pratiques de proximité, qu’elles soient d’ordre artistique ou autres.
Le vivre ensemble concerne des savoir-faire de tout ordre, à travers lesquels la culture populaire peut et doit retrouver tout son sens.
En tant qu’association citoyenne, l’ADADA souhaite travailler dans cette direction : pas de culture nouvelle sans redéfinition de l’espace
public, pas de culture nouvelle sans un regard nouveau sur « le commun », sur ce que nous partageons.
« Fabriquons ensemble » ont proclamé les acteurs de « la Centrifugeuse », appellation de la nouvelle fabrique… Saisissons là une
juste occasion de débat et de concertation dans le concret d’un avenir possible.

L’ADADA n’a pas vocation à structurer et organiser une fabrique.
Cependant, dans le respect de leur indépendance et autonomie, elle apporte bien volontiers un soutien résolu aux promoteurs de la
Centrifugeuse. A ce propos, l’ADADA souhaite donner au collectif de la Centrifugeuse l’occasion de s’exprimer lors de ses cafés citoyens des lundis 19
novembre et 17 décembre organisés au café Le Régent, de 18h à 20h.

L’ADADA continuera à porter une parole collective susceptible de traduire l’ensemble des problèmes affectant le secteur des arts et artistes
indépendants. Elle continuera, qu’elle qu’en soit la difficulté, à nourrir le dialogue indispensable entre artistes, citoyens et responsables politiques.

Rappel des propositions et revendications de l’ADADA concernant Caen en Capitales

– Que l’éducation populaire soit le moteur du changement concernant le développement culturel (cf. programme de la liste « CAEN en CAPITALES »)

– Que les politiques culturelles fassent l’objet d’une co-construction entre artistes et pouvoirs publics, avec le concours des citoyens. Que soient mis
en place les outils de concertation nécessaires.

– Que les politiques culturelles soient conduites dans la transparence.

– Que la concertation Capitale/Région permette à toutes les structures du territoire régional de se manifester à Caen. Que la capitale régionale soit
un foyer de création pour tout le territoire.

– Que soient créés et développés des lieux alternatifs sur tout le territoire et que la capitale régionale se montre exemplaire dans l’innovation et la
recherche artistique et culturelle. Que soit enfin créée une maison régionale des arts en capacité d’accueillir les artistes de toute la Basse-
Normandie.

– Que les initiatives citoyennes soient soutenues, afin de favoriser et élargir la notion de démocratie.

– Que soient organisées une ou des manifestations stimulant la création régionale.

– Que soient organisées une ou des manifestations stimulant les savoir-faire populaires et les pratiques amateurs avec le concours d’artistes.

– Qu’un soutien et une attention particulière soient portés aux arts plastiques et à la danse contemporaine.

– Que la fermeture du théâtre de Caen soit l’occasion d’un élargissement de l’accès aux œuvres.

– Que soit mis en place, à destination des écoliers, un programme d’éducation artistique digne de ce nom, c’est-à-dire avec le concours
d’artistes en activité.

– Que le secteur des artistes indépendants soit incité à se structurer. Qu’il soit dressé un inventaire précis des lieux et des compétences. Que, dans
cette perspective, la création d’une chambre régionale des artistes indépendants soit concertée avec la Région

– Que des « conférences permanentes » soient créées dans toutes les disciplines artistiques, afin d’identifier les justes conditions de
développement de chacune d’entre elles.

– Que soit révisé, revu et corrigé le clivage entre la culture et le socioculturel.

Cette liste de tâches et pistes fixent les grandes lignes de l’action de l’ADADA.
Elle serait cependant incomplète si nous ne rappelions le rôle de défense des artistes assumé par l’association. À quelques mois de la remise à plat du système de l’intermittence, qui va donner lieu à un nouvel affrontement entre les partenaires sociaux, il n’est pas inutile de rappeler que l’ADADA demeure la seule organisation compétente et opératoire sur ce sujet en Basse-Normandie.

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CEFEDEM de Normandie, La mobilisation continue…

Vous trouverez les lettres adressés à nos élus (fichiers pdf) :
Monsieur Laurent Fabius,
Ministre des Affaires étrangères
lire le document

Madame Valérie Fourneyron,
Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la vie associative
lire le document

Madame Aurélie Filippetti,
Ministre de la Culture et de la Communication
lire le document

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ADADA Appel à contribution / à la rencontre du 30 mai 2012 : PHILIPPE DURON RÉPONDRA À VOS QUESTIONS SUR LA POLITIQUE CULTURELLE


LE 30 MAI 2012 À 18 H À LA CITÉ-THÉÂTRE : PHILIPPE DURON RÉPONDRA À VOS QUESTIONS SUR LA POLITIQUE CULTURELLE
À l’invitation de l’ADADA, Monsieur le Député-maire Philippe Duron répondra à toutes vos questions à propos de sa vision, ses choix et ses ambitions en matière de Culture et d’Art.

Ce sera le moment de le questionner en tant que député de la première circonscription du Calvados, mais également en tant que maire de la ville de Caen et en tant que président de la Communauté d’agglomération Caen la mer.

Nous nous sommes mis d’accord, lors de l’AG du 30 mars, sur l’idée que le forum soit divisé en deux temps : un temps de questions ciblées, suivi d’un temps de débat libre et spontané.

Afin de préparer au mieux cet évènement et notamment le temps des questions ciblées, nous vous proposons la démarche suivante :

1) Vous nous communiquez toutes vos questions sur un document commun, en ligne à cette adresse http://goo.gl/5wZf1, ou vous nous les adressez directement sur la boîte mail de l’association adada.normandie@gmail.com.

2) À partir des différents thèmes émergeant de cette compilation, nous vous proposons de diviser le travail en plusieurs groupes thématiques. Une fois ce découpage thématique validé collectivement et les groupes de volontaires constitués, nous passons à la troisième et dernière phase.

3) Chaque groupe de travail thématique se réunit pour élaborer une liste de questions synthétiques et pour définir sa propre stratégie de questionnement (ordre des questions posées, personnes posant les questions…).

Si vous avez des commentaires sur la démarche envisagée, faites-les nous connaître sur la boîte mail de l’association adada.normandie@gmail.com.
Sinon, à vos questions, car ça va venir vite… !

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Motion / Disparition du département Danse du CEFEDEM de Normandie – Appel au vote

Chères adhérentes, chers adhérents,

veuillez trouver ci-dessous la motion que nous envisagions de proposer au vote hier soir pour nous élever contre la fermeture annoncée du département Danse du CEFEDEM de Normandie. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de la  présenter.

La réunion de la dernière chance sur ce dossier a lieu mardi 3 avril (mardi prochain) à Rouen.

Nous vous demandons donc de vous prononcer pour ou contre cette motion. Les propositions d’amendements sont bien entendu possibles, mais le temps est surtout à l’urgence d’une prise de position.

Adadaïstement,

Julien Danlos

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Lire le document au format PDF

Votez en cliquant sur ce lien

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Chômeurs, intermittents, précaires… Avertissements sans frais ! – APPEL À MOBILISATION

APPEL À MOBILISATION

Chômeurs, intermittents, précaires… Avertissements sans frais !

Le 25 janvier dernier, ADADA manifestait devant la préfecture avec les organisations de chômeurs pour alerter les pouvoirs publics – et donc le gouvernement – qu’il y avait urgence à négocier, qu’ils devaient entendre nos revendications quant à un traitement correct des chômeurs en général et des intermittents en particulier. Voici les observations qu’ADADA avait alors portées devant le secrétaire général de préfecture, via la délégation que ce dernier
avait reçue :

– Constat de l’échec de la réforme de l’intermittence de 2003. Les mêmes dérives produisent les mêmes effets. La réforme n’a produit qu’une plus grande précarité… Aucun problème n’a été résolu. Les intermittents font l’objet de tracasseries bureaucratiques constantes. Pôle Emploi ne respecte ni la loi, ni les conventions collectives !
– En l’occurrence, Pôle Emploi se permet de retenir des trop perçus sur les indemnités dues aux intermittents de manière totalement arbitraire et incontrôlée!
– Autre chose tout aussi inacceptable : Pôle Emploi décide de son propre chef, sans l’avis d’experts compétents, de ce qui est artistique et de ce qui ne l’est pas (affaire Lehodey).

Ces observations ont-elles été entendues ? À ce jour, nous attendons toujours une réaction du préfet… Malgré tout, ADADA pointe les nombreuses carences qui mettent les intermittents dans des situations invivables et les précarisent chaque jour un peu plus. À ce propos, il n’y a guère plus en pratique que quelques coordinations encore en activité (en Ile-de-France et en Basse-Normandie notamment). Pourtant, inévitablement, l’intermittence va à nouveau poser questions!
Ces jours-ci, c’est la Cour des comptes qui s’est manifestée avec un bilan tronqué du régime chômage des artistes et un appel à la répression de la fraude ! Dans ses calculs en effet, la Cour des comptes écarte du bilan les recettes constituées par les cotisations des permanents opérant dans le secteur artistique : ce qui augmente d’autant le déficit du régime!
De plus, bien qu’elle relève le phénomène de la « permittence » qui continue de sévir dans l’audiovisuel public, cette même instance appelle sans distinction à combattre fraude et abus!
Comme si cela concernait à la même échelle l’ensemble des intermittents ! Quoi qu’il en soit de ses subtilités pour le moins fondamentales, Le Monde se fait benoîtement l’écho de l’avis de la Cour :

Le régime d’assurance-chômage des artistes et des techniciens du spectacle est, une nouvelle fois, dans le collimateur de la Cour des comptes. La réforme de
2003 a beau avoir rendu plus restrictives les conditions d’accès aux annexes 8 (techniciens) et 10 (artistes) de l’Unedic, rien n’y fait, souligne la Cour : le nombre d’intermittents indemnisés au moins une fois dans l’année continue d’augmenter, et leur nombre est passé de 102 223 en 2007 à 106 619 en 2010. Le déficit, quant à lui, s’établit à 1,031 milliard d’euros en 2010, un niveau stable depuis 2007. La situation « n’est pas soutenable » vu l’état actuel des finances publiques, souligne la Cour, qui pointe « la persistance d’une dérive massive ».

Il n’est pas indifférent d’observer que c’est un socialiste qui dirige la Cour, laquelle jouit d’une autorité réelle et influence l’opinion publique. Le SYNAVI ne manquera certainement pas de réagir. De son côté, François Hollande a annoncé qu’une négociation serait inévitable.

Quant au Président de la République, on sait maintenant que c’est aux chômeurs en général qu’il souhaite s’en prendre ! Le chômeur « bouc émissaire » de la crise, voilà qui est proprement révoltant ! Dans une pareille conjoncture, les intermittents doivent se mobiliser au plus vite, avant qu’une fois de plus, les réformes et les décisions les concernant soient prises sans eux.

ADADA tiendra son assemblée générale le vendredi 30 mars. Nous voudrions mettre l’intermittence à son ordre du jour. Cela dit, nous souhaiterions que d’ici là, les intermittents s’organisent et s’expriment. Comment réformer l’intermittence ? Il faut proposer des solutions et y réfléchir dès maintenant. Soyons responsables et déterminés. Faîtes connaître vos avis, suggestions et propositions à ADADA ( adada.normandie@gmail.com ).

Pour l’ADADA
Jean-Pierre Dupuy
Julien Danlos
Le 14 février 2012

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Intervention ADADA lors du rassemblement du 25 janvier 2012

Conjointement avec trois autres organisations (SYNAVI, Solidaires Précaires Chômeurs et AC !14-Caen), l’ADADA appelait à un rassemblement le mercredi 25 janvier 2012 devant la préfecture pour manifester son désaccord avec la politique suivie par Pôle Emploi. Les comédiens de l’Oreille arrachée et Yo du Milieu participaient également à l’animation de ce rassemblement.

Voilà le texte prononcé à cette occasion par le secrétaire général de l’ADADA :

L’ADADA et le SYNAVI se joignent aux organisations de chômeurs parce que les artistes, quelle que soit leur discipline, sont victimes de la même politique rétrograde et injuste.
Intermittents du spectacle et artistes en général sont les premiers à pâtir des politiques d’austérité ! Dès que la précarité et la misère s’aggravent, le chômage grandit dans leurs rangs. Alors, comme tous les chômeurs, ils ont affaire à Pôle Emploi, et comme tous les chômeurs, ils subissent les mauvais traitements que Pôle Emploi inflige !
Le pire, c’est cette ritournelle insidieuse selon laquelle les artistes seraient des privilégiés ! Comment cela « privilégiés » ? Avec une moyenne de salaires en dessous du SMIC ? C’est un fait : la plupart des artistes (peintres, comédiens, danseurs, musiciens et j’en passe) vivent en dessous du seuil de pauvreté… Bien sûr, il y a des stars ! Mais celles-ci sont les quelques arbres qui cachent la forêt d’une immense majorité qui n’a pas de moyens décents pour vivre et est souvent contrainte au chômage.
Pour les artistes comme pour tous les travailleurs, le chômage est une plaie. Certes, il est vrai que les artistes entretiennent un rapport singulier avec la question du chômage. C’est bien entendu pour cette raison qu’une partie d’entre eux disposent du régime de l’intermittence : un régime particulier cependant très loin de constituer un régime de faveur – l’emploi dans le secteur étant en effet, comme chacun peut l’imaginer, sujet à de nombreux aléas.
Les artistes sont donc des usagers très assidus de Pôle Emploi et demeurent de fait des victimes de la maltraitance ordinaire de cette institution. Cette maltraitance est le fruit de la politique que ses agents sont sommés d’appliquer. Pour assurer le plus mauvais traitement possible des dossiers et des hommes, Pôle Emploi tourne en permanence en sous-effectif. Le fric ou l’humain, il faut choisir et cela est tout à fait clair : la direction de Pôle Emploi n’a pas choisi l’humain. Le cas de notre camarade Lehodey illustre, hélas, cette triste orientation.
Christophe Lehodey était un intermittent du spectacle et, comme beaucoup d’entre eux, il exerçait son talent en de multiples occasions et dans des cadres variés. Pôle Emploi a pris ce mauvais prétexte pour lui refuser sa qualité d’artiste et le transformer en « enseignant »… De suite, notre camarade s’est vu rétrospectivement contesté ses indemnités au chômage sur – tenez-vous bien – une période de 4 ans ! En application de cette froide logique, Pôle Emploi l’a sommé de rembourser la modique somme de 35000 euros ! Le plus cruel étant sans doute que cet « indu » remonte désormais à une dizaine d’années – entre 2001 et 2004 pour être précis… Pôle Emploi a été jusqu’à porter l’affaire devant la justice… Espérant que Christophe Lehodey soit reconnu pénalement coupable ! Le procureur n’a pas suivi Pôle Emploi au pénal – c’est déjà ça – mais le Tribunal de Grande Instance de Caen a tout de même condamné Christophe Lehodey à rembourser les 35000 euros. Bien qu’il vive avec le RSA et ne soit aucunement en mesure de rembourser cette somme colossale, Pôle Emploi s’obstine à le tourmenter ! Quand nous demandons à discuter avec Pôle Emploi, nous nous heurtons à une fin de non recevoir ! Pire, Pôle Emploi nous envoie des sbires !
Nous ne pouvons que nous étonner de cet acharnement, mais il a sans doute un but : tout simplement celui de faire peser une menace permanente sur les artistes… Celui de faire culpabiliser les artistes en tant que chômeurs… comme si les artistes choisissaient délibérément de ne pas travailler ! Et c’est bien pour cette raison que nous nous déclarons solidaires avec tous les chômeurs, doublement et même triplement victimes d’une société mise en couple réglée par le fric et le fric et… toujours le fric ! Outre le fait de ne pouvoir gagner sa vie par soi-même, souvent vécu comme une humiliation, s’ajoute pour des millions
de chômeurs la stigmatisation et l’injustice, comme s’ils étaient les premiers responsables d’une organisation sociale qui les condamne à l’inactivité…

Alors, nous sommes là aujourd’hui pour dire fermement à Pôle Emploi : « Retirez votre plainte contre Christophe Lehodey ! Elle n’a pas de sens ! ».

Le fric ou l’humain, il faut choisir !

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Joyeuses fêtes !

Adada souhaite, en cette période de crise, de joyeuses fêtes à tous les artistes et techniciens comme à tous les citoyens. Avec « fêtes » nous pensons que le plus beau cadeau que l’on puisse s’offrir c’est d’abord celui de s’offrir à l’autre. De lui accorder de son temps. D’être attentif au don de soi. Ce que faisant on s’accorde aussi à soi-même, sans doute le plus beau des cadeaux. Mais puisque trêve des confiseurs il y a, accordez-vous la joie comme vous
l’entendez… Nous n’avons pas de leçon à donner, juste : une modeste et amicale contribution.

Nous évoquerons, ici, en vrac, au petit bonheur la chance, quelques raisons de nous réjouir. Par exemple : Ce fut annoncé à la Corepse(1) ce 16 Décembre dernier, par les représentants du Conseil Régional. Ce dernier va mettre en place une première vague de conventionnements pour les structures indépendantes ! Nous attendions cette heureuse nouvelle depuis 3 ans ! Pourquoi heureuse ? Parce que cela va consolider et conforter financièrement les structures dans leur travail prospectif et donc, à très court terme, favoriser l’emploi ! Qui s’en plaindrait dans la période actuelle ? C’est un ballon d’oxygène ! Joyeux Noël !

Ce qui est vrai des structures de création, ne l’est pas moins des associations en général : et tout le secteur associatif serait sérieusement « boosté » par des contrats d’objectifs triennaux, à commencer par Adada. Voilà, on se souhaite aussi à nous-même : un joyeux Noël !
Autre annonce, la mise en place d’une ligne « laboratoire »… toujours par le Conseil Régional. Là encore c’est, quoique une mesure très discrète, un stimulant pour la bonne santé des entreprises du secteur culturel. C’est un dispositif qui, comme le conventionnement, peut concourir à une meilleure professionnalisation des indépendants ! Pouvoir mieux travailler !

Le secteur est confronté à un grave problème de régulation : poser le problème positivement et c’est ce à quoi veut concourir Adada ; c’est mettre l’accent sur la professionnalisation ; l’encourager et la stimuler. Voilà pourquoi nous relevons, avec bonheur, les deux petites annonces évoquées ci dessus ! Il s’agit de signes et beaucoup reste à faire… Mais c’est bon à prendre quand les occasions de se réjouir se font rares. Et puis il y a les signes que nous nous accordons à nous-mêmes ; comment les acteurs que nous sommes, prennent leurs responsabilités. Avoir l’appétit d’être aimé c’est une chose, faire le nécessaire pour que ce soit possible, c’en est une autre ! Aides-toi et le ciel t’aidera !
Donc ! Qu’un groupe de travail de plasticiens soit actuellement, en train de se mettre en place ! C’est bravo à leurs initiateurs !
Que le collectif Danse de Basse-Normandie interpelle DRAC, Ministre et la puissance publique : C’est bravo et que vive la co-construction des politiques publiques ! Que l’on sente les premiers frémissements d’une réflexion collective et pragmatique sur la création d’un lieu alternatif à Caen ? C’est bravo à ceux qui n’ont pas attendu ce signe pour s’emparer du problème et vivre concrètement des aventures solidaires !
Et que certains dépassent les clivages usuels pour de nouveaux horizons de solidarité ? C’est encore et toujours bravo …
Voilà, les signes existent qui nous exhortent à aller de l’avant. Ils sont le plus souvent, pour ne pas dire toujours, marqués du sceau de la solidarité !
Faites qu’avec l’adada ou sans, cette solidarité soit une donnée constante de vos activités et que se battre pour le meilleur reste, en tout état de cause, une joyeuse entreprise.

JP Dupuy

(1) Corepse. Pour ceux qui ne le sauraient pas : la Corepse est un outil de travail et de concertation réuni à l’initiative de la DRAC. Elle rassemble l’ensemble des acteurs, public, institutionnel et indépendants du spectacle vivant et enregistré de la Région.

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Chômeurs, intermittents, précaires, ça se dégrade

 

Oui, ça se dégrade ! La crise comme argument pour dégrader les droits des chômeurs, intermittents et travailleurs précaires, ce n’est pas nouveau ! La vedette, aujourd’hui, c’est la dette ! Dans un pays regorgeant de richesses et des moyens matériels ou humains pour les produire, elle devient le leitmotiv pour s’attaquer aux soit-disant privilèges des plus démunis ! Restriction des droits collectifs, diminution des moyens de la culture, de l’éducation, des soins ou de l’urgence sociale, précarisation des métiers et des parcours sont les solutions que le gouvernement veut nous imposer comme les seuls moyens d’en sortir ! Ainsi, les plus précaires se voient sommés de payer la crise ! Dans cette logique, avoir un droit revient à être considéré comme en dette, redevable et coupable (1). L’idée que les droits collectifs seraient un abus conduit à une répression de plus en plus arbitraire de la part de Pôle emploi :

Pôle emploi multiplie les procédures administratives et juridiques pour rogner les allocations des chômeurs, précaires, intermittents. Réclamation de trop perçus (2), suspensions et radiations abusives (3), allongement des délais d’ouverture de droits, dématérialisation des correspondances écrites et humaines (le 39 49, plateforme du répondeur téléphonique de pôle emploi qui ne répond à … rien !) pour les « usagers » ; dégradation des conditions de travail, pressions managériales pour multiplier les contrôles et les radiations du côté des agents de Pôle Emploi (passés de 45 000 en 2010 à 42 000 aujourd’hui, – 3000 en un an alors que le nombre de dossier à traiter par agent explose !). L’arbitraire devient un mode de fonctionnement sciemment organisé de Pôle Emploi.

Le comble a été atteint avec le cas de notre camarade Lehodey condamné en Janvier dernier à rembourser 35 000€. Ce dernier n’étant pas en mesure faute de ressources d’exécuter le jugement, Pôle Emploi a tenté d’empêcher Christophe Lehodey de faire appel du jugement qui l’a condamné ! Indécence totale de la démarche qui, hélas, confirme que Pôle Emploi entend mettre en œuvre une ligne répressive, d’ailleurs vivement encouragée par le Président de la République en personne !

En île de France Pôle Emploi a porté plainte contre des intermittents pour outrage à Pôle Emploi au motif que des intermittents avaient fait usage de mots désobligeants Pôle emploi (Incompétent, fainéant et bon à rien en matière de droits des chômeurs). Sur le fond, les intermittents réclamaient leur dû c’est-à-dire le versement d’allocations non versées ! (4) Le procureur a dû finir par admettre que « Le fondement juridique [de cette plainte] était « fragile ». Tandis que la défense réclamait la relaxe, le représentant du Ministère public qui avait pourtant engagé les poursuites suite à la plainte d’une directive de Pôle n’a pas même requis de condamnation.

Nous disons clairement et fermement, qu’à tous les niveaux, les pouvoirs publics n’apportent pas de réponses à la mesure des problèmes posés. Dans notre région, dans le secteur du spectacle vivant, on relève 1512 demandeurs d’emploi ! Sur ces 1512 artistes et techniciens, seuls 734 accèdent au régime chômage de l’intermittence ! Autrement dit, 778 artistes et techniciens n’ont pas de couverture et émargent au RSA ou à rien du tout ! À cela s’ajoutent 58 000 chômeurs (catégorie A, +1,6%) en Basse-Normandie : voilà une situation massive de précarité et de pauvreté dont on ne saurait se satisfaire !

La politique de culpabilisation et de répression des chômeurs, intermittents et précaires est d’autant plus injuste, inacceptable, insupportable qu’elle est menée en temps de crise !

LE 08 DECEMBRE, MOBILISONS NOUS ! CONTRE LA POLITIQUE RÉPRESSIVE DE PÔLE EMPLOI !

RDV 10h au siège départemental de Pôle Emploi, à la Cotonnière à Caen, à l’appel de Adada et Synavi Basse Normandie.

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Affaire Yo Burka tricolore : l’artiste relaxé !

C’est avec une joie manifeste et indescriptible que la cinquantaine de citoyens et artistes rassemblée devant le tribunal administratif de Caen, ont accueilli l’annonce de la relaxe par le tribunal de notre camarade YO de toutes poursuites concernant le port d’une Burka tricolore dont il lui était fait grief !

Dans son prononcé le tribunal a fait référence au conseil d’état qui avait bien stipulé qu’en aucun cas cette loi récente d’outrage au drapeau ne pouvait concerner les artistes.
Adada et tous nos adhérents ne peuvent que se féliciter de s’être associé à cette lutte répondant à l’appel de la ligue des droits de l’homme.

Cette victoire, car c’est une victoire de la liberté d’expression à laquelle tous les acteurs du spectacle et tout les artistes en général ne peuvent qu’être très attachés, est un signe encourageant ! Tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont apporté leur soutien doivent considérer qu’ils ont eu raison de faire entendre leur voix ! Oui, il arrive que la lutte paie  et à la sortie du tribunal YO n’a pas manqué de remercier tous ceux qui ont fait le geste de le soutenir. Reste que dans cette période de crise où l’on pressure plus que jamais les précaires et les plus fragiles de nos concitoyens, il devient impératif de nous mobiliser et de résister de toute les manières. Avec toutes les forces progressistes Adada tiendra sa place et ce dès ce Samedi 26 nov après midi place Bouchard à Caen où l’on dira haut et fort : Stop à la violence faites aux femmes !

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L’imprévisible

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