ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

Café citoyen du 21 janvier : « L’art et la vie »

Quelle est la place du vivant dans la création ?

Alors que la diffusion et la création artistique se développent dans les champs numériques, que le plastique est encore chic quel intérêt porter au vivant et à ses ressources ?
Baser sa création sur des « ressources » vivantes relève-t-il d’une utilité pratique, d’une forme d’éthique, d’une utopie ?

Les deux invités sont :
Jérémy Astrié,
Aude Henrye,
Le modérateur/animateur : Guillaume Leterrier.

 —

http://gleterrier.canalblog.com/

http://rekocompagnie.canalblog.com/

Publicités

Filed under: Non classé

Café citoyen le 17 décembre au Régent : Les fabriques d’art et de culture : un enjeu d’intérêt général ?

Nous vous rappelons que le prochain Café citoyen de l’ADADA se tiendra ce lundi 17 décembre au café Le Régent de 18h à 20h autour du thème « Les fabriques d’art et de culture : un enjeu d’intérêt général ? ». Sur le principe du « droit de suite », il s’agira de prolonger les débats engagés le mois dernier à l’occasion de la réception du Collectif de la Centrifugeuse occupant l’école Robert Desnos à la Folie-Couvrechef.

Fabrice Bisson, président de l’association Le Bazarnaom, et Moïse Gomis, directeur de Radio HDR, le Mix des Cultures (radio implantée sur les Hauts de Rouen) participeront aux débats en qualité d’invités.

Nous vous signalons au passage que la prochaine réunion du bureau élargi de l’ADADA aura lieu jeudi 20 décembre à la Centrifugeuse de 19h à 21h. La réunion est ouverte à tous les adhérents.

Filed under: actualités, archives

Café citoyen le 19 novembre à 18 heures au Régent carte blanche au Collectif de la Centrifugeuse (initialement appelé « collectif SQUART »)

Le prochain café citoyen de l’ADADA se tiendra ce lundi 19 novembre au café Le Régent de 18h à 20h.

L’ADADA donnera à cette occasion carte blanche au Collectif de la Centrifugeuse (initialement appelé « collectif SQUART ») afin qu’il présente le contexte et les principes de son action.

La volonté sous-jacente de l’ADADA est de porter la question des fabriques d’art et de culture sur la place publique.

plus d’informations sur le site dédié au Café citoyen

Filed under: actualités

communiqué de l’ADADA relatif à l’actualité caennaise : l’occupation d’une école désaffectée par un collectif d’artistes désireux de créer une nouvelle « fabrique d’art et de culture ».

Naissance d’un lieu culturel alternatif dans un quartier de Caen ?

Relancer le débat : quelle culture pour quelle société ?

Quelle place pour les initiatives citoyennes ?

Depuis le 11 novembre 2012, à l’initiative d’une vingtaine de structures et associations culturelles, une école désaffectée de la ville de Caen est
occupée. Organisés en collectif, des artistes de toutes disciplines se sont constitués « en fabrique » pour réinvestir les lieux et leur redonner une
vie. Ils estiment mettre en œuvre la politique promise par la ville en 2009 avec « Caen, la culture en capitales » et son « vivre et s’émerveiller
ensemble ».
Ainsi les artistes entendent-ils s’émerveiller avec les habitants du quartier de la Folie-Couvrechef. Bravo !
« Nous ne demandons pas d’argent », affirment-ils, « nous voulons juste un toit pour travailler et tisser des liens avec la population ». L’ADADA ne
peut qu’apporter son soutien attentif à cette démarche, car elle se réclame de la solidarité, de l’économie sociale et solidaire, de la
mutualisation, de la participation des citoyens et d’échanges artistiques interdisciplinaires.
L’ADADA cautionne la démarche d’autant que des expériences similaires ont été conduites avec succès ailleurs, notamment à Toulouse
et Paris.
L’ADADA se félicite de voir converger citoyens et artistes dans une lutte commune.
Nous le savons, le développement culturel a besoin d’un souffle nouveau. L’exigence de justice sociale passe par un meilleur partage des
biens culturels.

Dans notre région, Caen en tant que Capitale Régionale peut et doit jouer un rôle décisif pour le déploiement d’un paysage culturel original.
Nous avions approuvé les orientations de politique culturelle de la municipalité élue en 2008.
Nous avions cru comprendre que l’Éducation Populaire serait le moteur d’une authentique politique culturelle pour la ville (cf. programme
de la liste « CAEN en CAPITALES »).
Forts de cette perspective, nous pensions que le secteur des arts indépendants se verrait mobilisé pour une tâche ambitieuse jusque-là
dévolue quasi-exclusivement aux institutions.

Bien entendu, nous pensons que la cité a besoin d’institutions fortes et attractives, mais nous estimons que c’est l’ensemble du tissu social qui
demande d’être immergé dans une réalité culturelle nouvelle. Il faut travailler à une culture plus et mieux intégrée et produite par les citoyens
eux-mêmes.
En vue d’un tel objectif, rien n’est plus précieux que les pratiques de proximité, qu’elles soient d’ordre artistique ou autres.
Le vivre ensemble concerne des savoir-faire de tout ordre, à travers lesquels la culture populaire peut et doit retrouver tout son sens.
En tant qu’association citoyenne, l’ADADA souhaite travailler dans cette direction : pas de culture nouvelle sans redéfinition de l’espace
public, pas de culture nouvelle sans un regard nouveau sur « le commun », sur ce que nous partageons.
« Fabriquons ensemble » ont proclamé les acteurs de « la Centrifugeuse », appellation de la nouvelle fabrique… Saisissons là une
juste occasion de débat et de concertation dans le concret d’un avenir possible.

L’ADADA n’a pas vocation à structurer et organiser une fabrique.
Cependant, dans le respect de leur indépendance et autonomie, elle apporte bien volontiers un soutien résolu aux promoteurs de la
Centrifugeuse. A ce propos, l’ADADA souhaite donner au collectif de la Centrifugeuse l’occasion de s’exprimer lors de ses cafés citoyens des lundis 19
novembre et 17 décembre organisés au café Le Régent, de 18h à 20h.

L’ADADA continuera à porter une parole collective susceptible de traduire l’ensemble des problèmes affectant le secteur des arts et artistes
indépendants. Elle continuera, qu’elle qu’en soit la difficulté, à nourrir le dialogue indispensable entre artistes, citoyens et responsables politiques.

Rappel des propositions et revendications de l’ADADA concernant Caen en Capitales

– Que l’éducation populaire soit le moteur du changement concernant le développement culturel (cf. programme de la liste « CAEN en CAPITALES »)

– Que les politiques culturelles fassent l’objet d’une co-construction entre artistes et pouvoirs publics, avec le concours des citoyens. Que soient mis
en place les outils de concertation nécessaires.

– Que les politiques culturelles soient conduites dans la transparence.

– Que la concertation Capitale/Région permette à toutes les structures du territoire régional de se manifester à Caen. Que la capitale régionale soit
un foyer de création pour tout le territoire.

– Que soient créés et développés des lieux alternatifs sur tout le territoire et que la capitale régionale se montre exemplaire dans l’innovation et la
recherche artistique et culturelle. Que soit enfin créée une maison régionale des arts en capacité d’accueillir les artistes de toute la Basse-
Normandie.

– Que les initiatives citoyennes soient soutenues, afin de favoriser et élargir la notion de démocratie.

– Que soient organisées une ou des manifestations stimulant la création régionale.

– Que soient organisées une ou des manifestations stimulant les savoir-faire populaires et les pratiques amateurs avec le concours d’artistes.

– Qu’un soutien et une attention particulière soient portés aux arts plastiques et à la danse contemporaine.

– Que la fermeture du théâtre de Caen soit l’occasion d’un élargissement de l’accès aux œuvres.

– Que soit mis en place, à destination des écoliers, un programme d’éducation artistique digne de ce nom, c’est-à-dire avec le concours
d’artistes en activité.

– Que le secteur des artistes indépendants soit incité à se structurer. Qu’il soit dressé un inventaire précis des lieux et des compétences. Que, dans
cette perspective, la création d’une chambre régionale des artistes indépendants soit concertée avec la Région

– Que des « conférences permanentes » soient créées dans toutes les disciplines artistiques, afin d’identifier les justes conditions de
développement de chacune d’entre elles.

– Que soit révisé, revu et corrigé le clivage entre la culture et le socioculturel.

Cette liste de tâches et pistes fixent les grandes lignes de l’action de l’ADADA.
Elle serait cependant incomplète si nous ne rappelions le rôle de défense des artistes assumé par l’association. À quelques mois de la remise à plat du système de l’intermittence, qui va donner lieu à un nouvel affrontement entre les partenaires sociaux, il n’est pas inutile de rappeler que l’ADADA demeure la seule organisation compétente et opératoire sur ce sujet en Basse-Normandie.

Filed under: actualités, documents

Café Citoyen saison #2 – 2012|2013

Filed under: actualités

CEFEDEM de Normandie, La mobilisation continue…

Vous trouverez les lettres adressés à nos élus (fichiers pdf) :
Monsieur Laurent Fabius,
Ministre des Affaires étrangères
lire le document

Madame Valérie Fourneyron,
Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la vie associative
lire le document

Madame Aurélie Filippetti,
Ministre de la Culture et de la Communication
lire le document

Filed under: actualités, ailleurs, contributions, documents

BILAN DE LA COREPS DE BASSE-NORMANDIE – déclaration ADADA

L’ADADA (Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts) a participé aux travaux de la COREPS de Basse-Normandie depuis sa réinstauration en 2011.
L’ADADA se félicite qu’à travers sa présence le concours du secteur indépendant et des citoyens ait pu être reconnu et apprécié. Cependant, elle souhaiterait une participation plus soutenue du secteur indépendant au sein de la COREPS. Mais cette participation ne peut prendre effet qu’avec un soutien réel et pratique à la structuration de ce secteur (à ce propos, l’ADADA se réjouit de l’entrée du Collectif Danse dans la COREPS).
L’élaboration des politiques publiques n’est plus l’apanage des seules institutions. Nombre d’acteurs de la société civile, organisés en petites et moyennes structures, aspirent à devenir partenaires de ces politiques. Dans le champ des arts et de la culture, c’est donc bien en appréciant à sa juste valeur et à sa juste mesure les apports du secteur indépendant (encore qualifié de « tiers secteur ») qu’une nouvelle politique de développement peut se mettre en place, tant en vue de l’élargissement des publics que pour dynamiser les structures existantes.
Aucun changement véritable n’est envisageable sans prendre en compte les mutations en cours. Le secteur continue de se développer sans qu’aucune instance de régulation ne cherche à y garantir un certain équilibre. Il est urgent d’agir pour que cette dynamique soit socialement plus équitable. Il n’est pas acceptable que la précarité et la misère accablent une si grande partie des artistes.
En somme, il s’agit de reconnaître la place émérite des artistes dans le développement global et durable de la société et de prendre les dispositions adéquates pour que cette place soit consolidée.

Au terme de cette année de remise en route de la COREPS de Basse-Normandie et dans la reconnaissance des travaux qui ont été menés, l’ADADA émet donc pour l’avenir les souhaits suivants :

– Que la COREPS s’accomplisse comme un outil effectif de concertation et d’harmonisation des politiques culturelles, qu’elle dispose dans cette mesure des moyens utiles et nécessaires et qu’elle soit habilitée à aborder la question des moyens concrets relatifs à la mise en place de ces politiques.

– Que la présidence de cette nouvelle instance de concertation s’opère selon des modalités d’alternance entre la DRAC (actuelle entité présidente), les collectivités territoriales et les forces syndicales représentatives.

– Que le travail des commissions de la COREPS soit valorisé et qu’un document synthétique final fasse état de préconisations précises, à travers lesquelles tous les acteurs du monde culturel puissent reconnaître les orientations d’une politique cohérente.

– Que le principe de co-construction des politiques publiques trouve dans la COREPS un lieu de mise en pratique.

L’art et la culture participent d’un appétit commun de liberté et d’émancipation. À travers l’élaboration d’une nouvelle politique culturelle, c’est la capacité des citoyens à inventer des formes plus élaborées de démocratie qui s’exprime. Si la COREPS de Basse-Normandie a lieu d’être pérennisée, cela ne peut se faire, aux yeux de l’ADADA, que dans cette perspective.

Pour l’ADADA
Jean-Pierre Dupuy, président
Julien Danlos, secrétaire général
Le 2 juillet 2012

Filed under: actualités

RETOUR SUR LES DEUX RENDEZ-VOUS CITOYENS ORGANISES PAR L’ADADA DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE DES LEGISLATIVES

RETOUR SUR LES DEUX RENDEZ-VOUS CITOYENS ORGANISES PAR L’ADADA DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE DES LEGISLATIVES

Dans le cadre de la campagne des législatives, l’Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts organisait deux rendez-vous citoyens sur le thème de la politique culturelle, à la Cité/Théâtre à Caen :
– Le mercredi 30 mai, un forum-débat en présence de Philippe Duron et de son suppléant Éric Vève. Le député-maire était invité à répondre aux questions de ses concitoyens à propos de sa vision, ses choix et ses ambitions en matière de culture et d’art.
– Le mercredi 6 juin, un compte rendu public des réponses que les candidats basnormands à la députation ont apportées au questionnaire de l’ADADA sur la
politique culturelle. Ce compte-rendu public s’inscrivait dans le cadre d’un café citoyen intitulé « Quelle politique culturelle pour la France ? », auquel tous les
candidats étaient invités. Avaient fait le déplacement : Béatrice Dupont (candidate du Front de Gauche sur la 1ère circonscription du Calvados), Rudy L’Orphelin et Caroline Amiel (respectivement candidats d’Europe Écologie Les Verts sur la 1ère et la 2ème circonscriptions du Calvados), Joël Bruneau (candidat de l’UMP sur la 1ère circonscription du Calvados) et Éric Vève (suppléant de Philippe Duron sur la 1ère circonscription du Calvados).

Le mot du président

Une affaire à suivre pour que vive la démocratie

Les artistes se plaignent souvent de ne pas avoir le contact avec les politiques. L’ADADA vient d’offrir par deux fois l’opportunité d’un dialogue avec l’ensemble des formations républicaines qui composent le paysage politique. L’objectif avoué était de réhabiliter le débat en matière de politique culturelle. Il ne s’agissait pas de plaider pour un consensus béatifiant mais bel et bien de pointer avec justesse et respect les différences de vision.
Sommes-nous parvenus à nos fins ? Nous aurons la modestie d’en douter tout en nous félicitant d’une richesse certaine des débats. L’ADADA avait pris l’initiative d’un questionnaire et déjà, dans la forme actuelle des réponses, nous pouvons considérer que nous tenons là un document de référence précieux et solide. Bien sûr, les manques (nos manques) y sont manifestes : certaines organisations politiques absentes (nous le regrettons vivement) et couverture médiatique très insatisfaisante (une observation indépendante serait sans doute plus objective quant à la portée de notre entreprise). Néanmoins, au total, la participation de plus d’une centaine d’artistes et citoyens corrobore que la culture mobilise et suscite un intérêt certain. Notre questionnaire était exigeant et certaines organisations y ont apporté des réponses élaborées collectivement. C’est bien comme cela que nous l’entendions et si l’ADADA revendique d’être une forme de poil à gratter, nous ne souhaitons pas nous en tenir à cela. Nous voulons et devons, vis-à-vis de tant d’artistes dans la précarité et dans les difficultés, travailler. Travailler, c’est le prix à payer pour satisfaire à l’exigence d’une réflexion au coeur de laquelle il y a l’intérêt général.
Ainsi, de proche en proche, artistes et citoyens deviennent des interlocuteurs appréciés et estimés des responsables politiques, quelle que soit leur place sur l’échiquier politique. Nous pensons que la démocratie y gagne et, avec elle, l’appétit d’un nouveau partage des pouvoirs. Que la politique recouvre une souveraineté plus certaine dans laquelle se reconnaisse le peuple, l’ADADA est fier d’apporter là sa modeste mais ferme contribution.
Jean-Pierre Dupuy
Président de l’ADADA
Le 7 juin 2012

Questionnaire Réponses des candidats – pdf

Filed under: Non classé

Au rendez-vous de la crise …Quelle politique culturelle?

Que faut-il retenir de la soirée organisée ce mercredi soir  par l’adada à la cité théâtre, où Philippe Duron député maire rencontrait un peu plus d’une soixantaine de citoyens, artistes et amateurs de la chose culturelle ?

Retenir que la culture fait recette puisqu’un public assez conséquent était au rendez-vous.

Retenir que Philippe Duron maîtrise son sujet et qu’au final, les deux heures d’explication ont pu paraître bien courtes.

Retenir enfin que cela a pu manquer de « dissensus » et que la culture reste  un objet de polémique bien tempéré. Car à l’évidence, le public présent, sans partager les analyses et propos du député-maire, n’a  pas, sauf exception, brandi l’étendard de la révolte : nous étions dans l’ordre d’un consensus mou plutôt que dans la joute protestataire. Bref  c’était un public en voie de se faire hollandisé et à ce petit jeu, Philippe Duron s’est avéré un expert.

Il aura l’habileté de se couvrir du côté des premiers pas de la nouvelle Ministre, Aurelie Filipetti laquelle, jouit d’un préjugé favorable. Elle hérite d’une situation qui, sans être mirobolante, a vu la Culture tenir son cap, quoiqu’on en dise. Dégradation sans doute, mais la montée en puissance des collectivités locales et territoriales ont, dans la période qui se termine, compensé largement le déficit de la politique de l’État . Mine de rien, les collectivités locales et territoriales sont devenues le principal bailleur de fond du secteur. Comme on dit au pays du rugby : les mouches ont changé d’âne. Donc fort de cette réalité, Philippe Duron a eu beau jeu d’expliquer qu’il y avait pire comme détresse ou marasme que celle des artistes en souffrance ! De quoi relativiser l’inévitable chœur des plaintes et autres colères qui pouvaient monter des travées. On est donc resté entre gens bien élevés  et  l’on attendra la prochaine émulsion du débat promis le 6 juin prochain où tous les candidats sont invités à la cité théâtre (même principe, même heure et même lieu) pour  savoir si  un nouveau deal peut soulever l’enthousiasme des foules pour la culture.

Comme disait une chanson des années 70 « la dou ron ron » : ça a ronronné gentiment et sûrement à la cité théâtre ce mercredi soir.
Pourtant il fallait être là !

Parce que, au demeurant, ce fut un exercice de démocratie participative, original. Original en cela que ce sont les citoyens (ADADA) qui ont mené le bal  et à l’évidence librement !

Le fait mérite d’être relevé car de la démocratie participative dûment téléguidée et « instrumentalisée », nous n’en manquons pas.

Que des citoyens roulent pour l’intérêt général et à leur compte, sans cautionner quelque politique que ce soit, la chose est assez rare et mérite d’être relevée .

En ce sens la deuxième manche de mercredi prochain, méritera qu’on y prête attention.

En attendant, offrons-nous un condensé de ce qu’ont pu être  les échanges de ce mercredi soir (18h/20h) .

Outre l’annonce d’une loi d’orientation et de programmation sur la culture et le dégel des 6% de son budget global1, on notera la mise en place d’une  cellule de réflexion sur la loi hadopi et semble-t-il une volonté réelle de faire de l’éducation artistique, une priorité.

Enfin l’intermittence ferait l’objet d’une mise à plat, passé la première année d’exercice.  Outre les dispositions nationales, Philippe Duron va être toute la soirée mis sur la sellette pour sa politique de maire ; c’est d’ailleurs pour cet aspect des choses qu’adada souhaitait  lui réserver le régime spécial d’un forum exclusif. Sur le terrain local, Philippe Duron pût faire l’aveu de quelques insuffisances, nonobstant la démission de son adjoint à la culture, suivi de la défaillance technico-administrative de la Direction des Affaires culturelles de la ville, aujourd’hui en voie de correction.

Il est vrai que Caen est la seule capitale régionale d’importance sans adjoint affecté aux affaires culturelles. Il fut donc vivement déploré par l’assistance l’absence de concertation s’agissant de culture et  le dommage qu’il en résulte pour la démocratie.

En règle général, comme le soulignera vivement, un intervenant, c’est la société civile  et le secteur indépendant qui souffrent de maltraitance par absence de concertation.  Il fut évoqué le projet de fabrique en maintes occasions comme révélateur d’un flou qui n’avait rien d’artistique. La ville aurait-elle à charge d’accompagner les initiatives citoyennes ou d’instruire elle-même certains dossiers ?Doit-elle aller jusqu’à la maîtrise de dispositifs nouveaux ?. Là-dessus, la position de Philippe Duron n’a pas paru véritablement tranchée. Pas plus que sur les modalités d’intervention des artistes dans le cadre du Plan Educatif Local Le SYNAVI est intervenu pour soulever la problématique des intervenants artistes dans le cadre scolaire et leur absence de statut.

Va-t-on vers l’identification d’un nouveau métier ou verra-t-on l’intermittence s’adapter à ces nouvelles pratiques ?

Quelques intervenants n’ont pas manqué de souligner la réalité d’une culture à deux vitesses avec un sous-traitement  constant du socio-éducatif, l’existence d’un secteur institutionnel outrageusement privilégié et un secteur associatif outrageusement maltraité. Philippe Duron dira via les contraintes budgétaires, la nécessité de faire des choix, qu’au demeurant, il dit « assumé ». Oui mais sera-t-il relevé :  qui « décide » du politique ou du conseiller technique ? Et où et quand ces « choix » font-ils l’objet d’une discussion ?

Et c’est là, où le serpent se mord la queue et que l’absence de concertation devient une carence rédhibitoire : les décisions semblent prises sans transparence et sans débat avec les intéressés ou avec leur représentants.

Apparaît alors une nouvelles questions : où sont les représentants légitimes du secteur des arts et de la culture ? Les jugements émis sur le terrain de l’art seraient toujours subjectifs, en marge  d’une évaluation qui se voudrait objective. Raison de plus pour en discuter objectera Adada. Philippe Duron récusera toute volonté du politique de revendiquer un parti pris  esthétique. Il observera que les artistes s’associent librement dans des dispositifs de mutualisation  et  s’en félicitera en se demandant si ce n’est pas cette orientation qu’il faut encourager comme par ailleurs celle du théâtre de rue qui avec Presqu’île en Fête trouve sa mesure. Finalement la concertation sera promise pour 2013, et  le député évoquera l’emploi à travers le renouveau du dispositif « emploi/jeune », l’espoir d’une meilleure distribution des artistes sur le territoire où ils seraient  trop présents sur Caen et moins sur l’ensemble de l’agglo… Au passage sera dressé un diagnostic sévère du fonctionnement de Pôle Emploi mis dans l’impossibilité de remplir sa mission au grand dam des chômeurs. La précarité devient dans cette période de délitement du tissu industriel, le symptôme récurent d’une société en crise. Le public ne manquera pas d’évoquer la situation « dramatique » fait aux arts plastiques et les difficultés du secteur danse. Nouveau : un Appel au soutien à la chanson et à la reconnaissance des cultures venues d’ailleurs. En règle général, le secteur indépendant souffre d’être laissé à l’abandon et comme en écho à cette triste réalité, Ouest-France publiait ce Vendredi 1er juin, un article sur la culture et le pari nantais qui se concluait par une réflexion de son adjoint à la culture (car Nantes a un adjoint à la culture) Jean-Louis Jossic (chanteur de Tri Yann) : « On ne va pas chercher ailleurs des stars qui coûtent cher. On utilise nos propres talents, on mouille la chemise. » La journaliste Isabelle Labarre  observe que « il y a deux ans, sous la pression des acteurs et structures du cru, la Ville a recadré sa politique culturelle en aidant des petites salles de spectacles et des créations dans les quartiers. » Jossic conclut «La Ville a compris que la culture est un poil à gratter qui transcende. Ce n’est pas seulement faire fonctionner un opéra ou un grand orchestre. Mais inventer des choses qui ne passent pas ailleurs».
Adada ne dit pas autre chose et le redira le 6 juin prochain à qui voudra l’entendre.

Debriefing et Eléments de Compte-rendu  critique recueilli le 31 Mai 2012 par J. M.

Note : 1 Le coup du gel du 6% consiste à ne pas dépenser 6% du budget du ministère avec l’arrière pensée d’arriver à boucler l’exercice sans ces 6%.

Synthèse de Robert Weil intitulée « Patience du politique… Impatiences du citoyen »

 

Obstacles levés

Deux  obstacles majeurs aux attentes culturelles du citoyen semblent levés :
La fin d’un état dominé par la culture patrimoniale au détriment du spectacle vivant, conformément à la volonté du nouveau Ministère de la Culture et de la Communication
L’aboutissement d’une lente restructuration des services culturels de Caen et Caen la Mer avec la mise en place d’une équipe de conseillers fraîchement nommés et nous l’espérons donc, la fin de ce que le citoyen local ressentait comme une inertie dommageable.

Reconnaissance des manques

La démocratisation culturelle est en panne.
Le numérique est en gestation.
La danse, la musique, la chanson, les arts itinérants, l’éducation artistique ne connaissent pas la place et la reconnaissance qu’ils méritent.
La précarité des artistes est à son comble.
L’information peine à circuler et rend les démarches périlleuses.


Des opportunités se présentent

Le politique réaffirme son esprit d’ouverture, son refus de toute chapelle et  sa disponibilité à l’égard du monde artistique.
Un personnel qualifié a été recruté ou est en passe de l’être au sein du service culturelle.
Le développement du numérique offre des usages à investir.
Le spectacle vivant devrait être davantage aidé.

La question de la Fabrique reste posée

Cette demande portée par l’ADADA tarde à se préciser.
Le rapport que  Samia Chehab devrait rendre sous peu pourrait éclaircir un horizon incertain, deux options sont envisagées :
Soit renforcer les équipes existantes comme le Bazarnaom, les  Ateliers intermédiaires la Fermeture Eclair…
Soit créer une nouvelle structure.


En conclusion

On peut espérer que les conditions soient enfin requises pour démarrer la co-construction d’une  politique artistique et culturelle capable de faire face  aux grands défis culturels à savoir :
Comment créer un véritable statut des artistes et la reconnaissance de ceux-ci par les partenaires, en particulier, l’éducation nationale ?
Comment revenir à des financements qui assurent la continuité des actions et mettent fin à la généralisation des financements au projet ?
Comment revenir sur des choix budgétaires ayant mis plus fortement à l’écart certaines disciplines comme la chanson, certaines courants de musique, les arts itinérants… et des formes artistiques plurielles échappant aux catégories sectorielles ?
Comment sensibiliser les publics afin qu’ils participent activement à la demande de culture, notamment ceux frappés par la marginalité à travers la précarité, la pauvreté, l’éloignement des centres urbains… ?
Comment enfin débuter le vaste chantier de la démocratie participative et amorcer un changement de modèle social voulu par le candidat à la députation ?

Filed under: actualités, contributions

L’ADADA ORGANISE DEUX RENDEZ-VOUS CITOYENS DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE DES LEGISLATIVES

L’ADADA ORGANISE DEUX RENDEZ-VOUS CITOYENS DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE DES LEGISLATIVES

Dans le cadre de la campagne des législatives, l’Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts organise deux rendez-vous citoyens sur le thème de la politique culturelle, à la Cité/Théâtre à Caen au 32 rue de Bretagne.
Ces rendez-vous sont gratuits et ouverts à tous :

Le mercredi 30 mai, à 18h, un forum-débat en présence de M. Philippe Duron.
Le député-maire répondra aux questions de ses concitoyens à propos de sa vision, ses choix et ses ambitions en matière de culture et d’art. Ce sera le moment de le questionner en tant que député de la première circonscription du Calvados, mais également en tant que maire de la ville de Caen et en tant que président de la Communauté d’agglomération Caen la mer.

Le mercredi 6 juin, à 18h, un compte rendu public des réponses que les candidats bas-normands à la députation auront apporté au questionnaire de
l’ADADA sur la politique culturelle. Ce compte-rendu public s’inscrira dans le cadre d’un café citoyen intitulé « Quelle politique culturelle pour la France ? ». Tous les candidats bas-normands à la députation sont conviés à venir s’exprimer en personne.

L’ADADA rassemble des artistes et des techniciens de toutes disciplines, ainsi que des citoyens. Elle cherche à réfléchir et à discuter autour des problématiques liées à l’art et à la culture dans notre société. L’ADADA se veut porteuse d’une parole collective pour des intérêts collectifs. Son objet est de dégager, en matière d’art et de culture, les notions de bien commun et d’intérêt général.

Si vous désirez de plus amples informations sur ces rendez-vous citoyens ou si vous souhaitez interviewer leurs organisateurs, merci de contacter Julien Danlos au 06 32 40 59 17 ou de lui écrire à l’adresse adada.normandie@gmail.com.

ADADA
Association loi 1901
17 rue Melingue 14000 CAEN
02.31.85.41.24
adada.normandie@gmail.com
https://adada14.wordpress.com/

Filed under: actualités

L’imprévisible

TWITTER