ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

RDV Vendredi 23 Avril à 16h00 rendez-vous au CCN aux Granges à Caen / affaire compagnie Silenda

Alors que l’ensemble des collectivités locales et territoriales manifestent le plus vif intérêt pour la compagnie de danse Silenda
c’est la DRAC de Basse Normandie qui, unilatéralement, décide de se désengager et met l’existence même de cette compagnie en danger !
Les compagnies de danse voudraient travailler dans la sérénité et en finir avec une politique du coup par coup et du loto permanent.
On ne peut pas laisser passer cette affaire sans réagir.
Silenda aujourd’hui ?
QUI demain ?
Comment conduire et développer des politiques cohérentes dans ces conditions ?
NOUS VOUS INVITONS VENDREDI PROCHAIN à VENIR en discuter au CCN avec le Collectif Danse et les syndicats.
L’adada soutient cette initiative.
À VENDREDI 16h00 !
Illustration : DR.
Publicités

Filed under: actualités, , , , , , , , , , , , , ,

Mobilisation le 26 mars à 8h45 VENEZ SOUTENIR une danseuse intermittente du spectacle en conflit avec Pôle Emploi


VENDREDI 26 Mars à 8h45 au Tribunal Administratif (Rue Lebret Face à la Prairie) de Caen !
VENEZ SOUTENIR KATIA LENTIN Danseuse intermittente du spectacle en conflit avec Pôle Emploi

10h au siège social d’aller-retour 10 rue Pasteur à Caen : Réunion du Collectif Danse ouvert à tout le monde.

LUNDI 29 Mars
Pour ceux qui ne vont pas manifester à Paris, le SYNAVI appelle à un pique nique de 12h à 14h dans les jardins de la DRAC 13 bis rue de Saint Ouen …
L’adada s’associe à ces manifestations !
Venez Nombreux !
Montrez Vous !
Apportez votre concours à la défense de l’art et de la culture !
Soutenez les organisations qui vous défendent jour après jour…
Tous lundi MANIFESTONS !

Lisez le Tract Basse-Normandie

Filed under: actualités, archives, , , , , , , , , , , , , , , , ,

Pétition : Signez l’appel pour la non disparition de l’Hippocampe

L’ADADA se joint au collectif des chorégraphes de Basse-Normandie et des représentants du secteur culturel indépendant, associatif et institutionnel, réunis le 10 février 2010 à l’Hippocampe autour de la problématique actuelle de ce lieu, espace de recherche et de création et de la question de son existence, nous lançon un appel pour la non disparition de l’Hippocampe, un espace dédié à l’art et aux artistes, un espace inscrit au cœur de la population, au cœur du paysage culturel, un espace dédié à l’accessibilité de tous les publics à la découverte des propositions artistiques.

Pour envisager l’avenir, nous vous posons ces questions :
1) Quel positionnement sur la politique culturelle chorégraphique les partenaires publics ont-ils aujourd’hui ?
2) Sont-ils prêts à se prononcer sur la nécessité de l’Hippocampe dans le potentiel créatif en Basse-Normandie et Caen Capitale ?
3) Sont-ils prêt à s’engager, enfin, après des années d’atermoiements, voire de tergiversation, dans le soutien à l’Hippocampe en tant qu’espace de création et de monstration
?

Aujourd’hui, ce n’est pas une promesse que nous attendons mais une réponse et un engagement concrets.

Soutenez l’Hippocampe, signez la pétition en ligne !

petition
_____

En savoir plus sur l’Hippocampe

Illustration : capture d’écran via GoogleStreet

Filed under: actualités, coup de coeur, , , , , , , , , , , , , , , ,

Compte-rendu réunion collectif danse (vendredi 21 nov 2009) aux ateliers intermédiaires : pour continuer le débat !

Vous avez vu passer récemment deux courriers, l’un adressé au Drac, l’autre au Président de Région : ils sont les effets d’une réunion du collectif danse qui s’est tenu le 21 novembre dernier. Nous n’en sommes pas restés là un troisième positionnement plutôt  adressé à la ville et  au maire de Caen a été élaboré. Doit-il prendre la forme d’une lettre ou d’un communiqué ?


Vous avez quelques jours pour en décider. Communiqué , nous ferions coïncider sa sortie avec  le rendez-vous de samedi prochain 9h00 à l’ancien siège du CCI ( centre ville Bd du général Leclerc) Débat projet de ville : quelle économie pour l’art et les artistes !

Cependant Vendredi dernier le collectif/danse a ouvert des discussions dont  je me fais ici l’écho. 5 questions et un brouillon de lettre communiqué  sont soumis au feu rouland de vos observations.

1. Peut-on adhérer au collectif si  on dirige une structure qui ne remplit pas ses obligations économiques et sociales ? Comprenez qui ne paie pas ou incorrectement ses salariés ?

Bonne et vraie question, d’autant que l’on peut adhérer à l’adada que l’on soit employeurs ou salariés. En quoi d’ailleurs l’adada n’est pas un syndicat !

Éléments de réponse :

Nous soutenons les syndicats d’abord de salariés ( solidarité oblige) et d’employeurs ( Synavi ou syndeac participent à la négociation des conventions collectives ; ce qui leur fait reconnaître de facto la nécessité et l’obligation du respect des droits. Certains employeurs syndiqués sont de fait adhérent de l’adada et bienvenu. Côté salariés c’est la grande misère syndicale …Il faut une loupe pour trouver des salariés syndiqués ! On ne peut donc que le déplorer !  En quoi d’ailleurs dans sa forme peu aboutie l’ADADA s’avère indispensable pour que s’exprime et s’expose tous les problèmes. Nous le faisons depuis deux ans sans moyen …Nous en accordera-t-on pour pouvoir continuer cette tâche très lourde ?

Il n’est pas de notre ressort de contrôler et stigmatiser les manquements aux droits sociaux et économiques… Nous n’ignorons pas que l’intermittence est un cache-misère qui dédouane les pouvoirs publics de  financer à sa juste mesure les projets et entreprises artistiques !

La tartufferie que tout le monde connaît c’est que seule les institutions sont sensées avoir les financements « professionnels »  à la bonne hauteur… Les entreprises du secteur indépendant quant à elles doivent des démerder !

Donc qui peut se permettre honnêtement de jeter la pierre ?

Les institutions ? Elles sont les premières a utiliser l’intermittence comme variable d’ajustement de leur finance quand elles relèvent des arts vivants. Relevant des arts enregistrés c’est les grosses boites (télé ou ciné) qui ont inventé la PERMITENCE !

Alors pour ne pas souscrire à l’ hypocrisie ambiante, évitons  d’accuser les plus faibles tout en dénonçant intelligemment la situation.

Oui ! il n’est pas acceptable que l’on ne respecte pas les droits économiques et sociaux dans le secteur de l’art ! Et j’invite à la lecture de la pièce remarquable de Jean-Luc Lagarce Nous, les héros qui traite du sujet. Se rappeler que des premières génération d’artistes produits par la décentralisation vont arriver à la  « retraite »… Le plus souvent des retraites en forme de « minimum vieillesse »  contrepartie d’une pratique constante dans le  non-respect des droits.

Notre impératif ? dénoncer sans cesse  la tartufferie ! appeler à se mobiliser en permanence ! réclamer la mise en œuvre d’une économie solidaire et adaptée à nos pratiques !

Viendrez-vous le dire Samedi prochain 5 décembre à la CCI ?

Dénoncer nos conditions de travail ? Dénoncer la misère ?
Dénoncer la Drac qui convoque les compagnies de danse à Saint-Brieux pour les évaluer  sans s’inquiéter du coût  des prestations ?
Ne voilà-t-il pas un cas flagrant d’hypocrisie bien entretenue ?
Comme l’a suggéré un camarade danseur attentif au discours du Drac sur  les avancées  numériques  ( colloque de Caen du 27 nov 2009) : à quand une évaluation par visio conférence des projets chorégraphiques ?
Notre travail consiste à  inquiéter les pouvoirs publiques . De solliciter qu’elles paient les prestations. Par exemple l’adada réclame que soient rémunérés en régie municipale les prestations des artistes professionnels lorsqu’ils se produisent dans des bâtiments publics ! nous avions soulevé le problème lors de prestations danse à l’église Saint-Nicolas. Nous souhaiterions qu’alors la ville veille au grain ! Idem  lorsqu’un dispositif mobile s’installe au château et que s’y produisent  des compagnies de danse professionnels. Qui les rémunère ?

Tartuffe une fois de plus ! Tartuffe serait-il le premier employeur des danseurs et compagnies ?

L’adada se bat et se battra d’abord résolument contre Tartuffe. Tous ces non paiements  produit de non financement  parce qu’on sait très bien que l’artiste s’exprimera quand même payé ou pas !

De cela on parlera Samedi prochain 5 décembre 2009 à l’ancienne CCI !

Le débat sur le respect des droits est complexe et  le terrain miné :  nous devons faire en sorte que ce problème bien réel ne nous empêche pas de nous organiser et d’agir ensemble. Nous ne devons pas l’ignorer et ne pas ignorer les dégâts qu’il peut produire de toutes les manières. Le collectif danse a aussi abordé un autre problème.

2.Le politique a-t-il le droit d’afficher ses préférences en matière artistique?

Autre terrain miné. Est-ce le rôle de la ville de programmer dans ses salons  une manifestation en faveur d’un artiste plutôt que d’un autre ? Est-il acceptable qu’un responsable politique affiche ses goûts et ses couleurs ?

La réponse qui va de soi est NON ! C’est bien celle qu’avait fourni un responsable socialiste Thierry Legouix  qui avait honoré de sa présence notre dernière Assemblée générale où nous en avions débattu. Non paraît la réponse consensuelle  ce qui convenons–en érige la tartufferie en beaux arts et langue de bois de l’exercice politique. Les politiques comme chacun de nous ont  leur propre opinion et  donc  on peut solliciter discrétion et réserve sur ce terrain au profit de principe égalitaire et républicain. Discrétion et réserve n’interdissent pas une expression à minima sur les goûts et les couleurs.

Les politiques sont en général très avertis des dangers de trop s’exprimer en la matière…De leur côté les artistes sont  moins prudents dans les jugements de valeurs  que parfois ils portent sur la politique. C’est comme souvent Jacques Rancière qui a raison ; Nous devrions pour un heureux développement du fait démocratique redonner au DISSENSUS  sa dimension salvatrice et cultiver plutôt qu’un  art du consensus  souvent réducteur , un dissensus bien travaillé et expressif de notre capacité de tolérance . En matière de politique culturelle, nous dirions dissensus obligatoire et reconnaître par là la vérité irréductiblement visionnaire et singulière de l’œuvre d’art. Son « inquiétante étrangeté ».

Nous devons donc être attentif à démarquer constamment que nous sommes porteurs de deux points de vue qui cohabitent dans un relatif dissensus : le point de  vue « sociétal », une parole de l’ordre du collectif et le point de vue  singulier de l’artiste  dans la dynamique de sa sensibilité poétique.  Concilier l’inconciliable ! Voilà encore profondément un pari tenu par l’adada !

3. Pour arrêter de se marcher sur les pieds  nous devons nous structurer.

Nous avons échangé sur Kaffé croissant et sur le désordre et l’anarchie qui  président plus ou moins à la saison de danse.  Nous avons salué le travail de  Danse perspective pour coordonner et structurer les échanges et la diffusion par delà son investissement précieux dans la formation, mais nous constatons que l’on peut le même jour à la même heure se voir « invité » à  des manifestations très intéressantes sur la danse ..Ce qui ressemble un peu à la fable l’huître et les deux plaideurs. Il y a : NOUS Avons un problème de coordination  et ce problème ne peut se traiter empiriquement !

Comment éviter de se marcher sur les pieds ? Comment à ce niveau organiser une prestation mutualisée. Peut on imaginer un outil annuel en forme de calendrier de saison ? Un Agenda  illustré et commun à tout le secteur danse : il irait de septembre ) fin août… conçu et réalisé au profit de tout le secteur ?

En supposant qu’un tel ouvrage puisse exister  il nécessiterait dès maintenant la collecte des informations  ( une présentation adéquate indiquerait le prévisible et/ou l’aléatoire : ce serait un excellent ouvrage révélateur de la vitalité de la danse en Basse-Normandie)

La question devient combien ça coûte et qui peut le faire ?   Deux questions parfaitement soluble dès lors que les fonds nécessaires serait dégagés par les pouvoirs publics. L’adada pourrait s’en charger ou n’importe structure  candidate… J’en profite pour signaler que comme chaque année, l’association « le jeu de la règle »  propose son « imprévisible 2009 » un agenda unique au monde ! lejeudelaregle@laposte.net

Comme quoi l’association ressource  pour une mise en œuvre existe… On la trouve aussi avec des adhérents de l’adada qui  s’occupent de communication comme  blackmagic  de yann Voraceck et Hervé Mazelin ( membre du bureau d’adada )   Mais encore  nos  chères mutus Bazarnaom ou  ateliers intermédiaires seraient en mesure  de concrétiser une telle iniiative en attendant de nouvelles « fabriques «  à Caen.

4. Événement danse

Il a été suggéré de faire un off au Festival Danse d’ailleurs…Sous l’appellation « danse d’ici ».
Suggestion vivement contestée car fut-il dit  du off c’est du gratuit et du non payé modèle Avignon….Le débat est ouvert ! Mais il manque une grande manifestation populaire sur la danse et par la danse qui doit être pensée …Une grande manifestation citoyenne  car la danse reste la pratique artistique la plus répandue, la plus ouverte et la plus nécessaire au métissage et à la diversité. C’est le premier vecteur de rencontre possible .

5. Danse en danger

Si la danse est en danger c’est  que plus que tout art elle repose  essentiellement pour ne pas dire exclusivement sur  les fonds publics et donc sur une volonté politique. Philippe Duron n’a pas dit autre chose lors de l’ouverture des débats sur la politique de la ville en reconnaissant les difficultés singulières propres à cette discipline ( c’était le samedi 14 novembre  dernier  au théâtre des cordes)

C’est donc en masse que les danseurs doivent venir Samedi prochain 5 décembre à l’ex-CCI, éclairer et défendre les dimensions économiques ( les contraintes qui pèsent sur cette discipline) de leur travail.

Proposition communiqué/lettre pour ville de Caen, Caen-métropole et Caen la mer

La ville de caen se veut porteuse  d’un projet de politique culturelle s’appuyant sur un triptyque :  création/Diffusion/formation. Le collectif danse , avec sa volonté de rassembler dans une commune réflexion et action tous les acteurs de la danse se reconnaît parfaitement dans cette volonté de structurer une politique culturelle  dans tous ces aspects. Qu’en est-il alors au niveau de la danse ? Quelles perspectives se trouvent ainsi posées ?

Nous ne prétendons ici qu’allumer le feu…Solliciter la réflexion et encourager le débat.

1. Création

Le constat est déjà fait : depuis des années les équipes de création, danseurs et chorégraphes souffrent d’un sous financement  avéré à tous les niveaux d’intervention de la puissance publique. Ce sous financement à conduit certaines commissions d’évaluation  à suspendre leurs travaux… La dégradation des moyens financiers affecte d’abord la création et son exigence de qualité.  Que ce soit l’institution (le CCN) ou le secteur des compagnies indépendantes, en dépit de nos protestations, la situation reste fondamentalement  catastrophique. La disparité des traitements fait à la danse par rapport au théâtre reste insoutenable ! Ce qui ne veut pas dire que les « théâtreux » seraient des nantis ou des privilégiés. Cela veut dire qu’en danse on hésite pas à maintenir les structures en état de pauvreté indécente …Pour ensuite déplorer  la pseudo médiocrité des prestations (cf l’ODIA!)

C’est se permettre d’émettre des jugements de valeur compte tenu de la médiocrité des moyens accordés que nous estimons scandaleux et indécents. On ne peut donc parler d’une politique de la danse sans un réel et très significatif effort financier pour tous les acteurs de cette discipline. C’est une vérité incontournable et première à partir de quoi une perspective peut se dessiner !

2. Diffusion

Une politique de diffusion de la danse n’aura de sens qu’avec une mise en réseau consistante d’une part, et une volonté clairement affirmée de promouvoir  la danse.  Mettre un terme à la pénurie de locaux, identifier et promouvoir par des soutiens adéquates tous les lieux existants,

Equiper de nouveaux lieux… Arrêter de laisser les structures « bricoler » et les soutenir  véritablement à la bonne hauteur. Que l’Odia joue son rôle de soutien et non de chien de garde malthusien. Que soit bien identifié un réseau de distribution régional. Que soit créé un nouveau réseau à l’échelle de la communauté urbaine ( un réseau en assurant  des prestations en proximité assurerait aussi un meilleur financement de la création par des achats en coréalisation plus avantageux) ; Caen-métropole  doté d’un office danse  organisé et géré par les artistes eux-mêmes pourrait  asseoir un nouveau réseau (ouvert aussi sur d’autres disciplines) coordonner et harmoniser une vraie diffusion. Ainsi  les petites localités  pourraient jouir de prestations de qualité grâce à l’intelligence  d’une mise en commun de moyens. Bien entendu un tel dispositif suppose une coordination technique et « politique » avec l’office de la culture départemental, en tirant bénéfice de l’expérience acquise. Il n’y a pas de diffusion dynamique en milieu péri urbain comme en milieu rural sans un apport actif des habitants du territoire. La démocratisation trouverait là , un terrain d’élection.

Même en milieu urbain pas de démocratisation pensable sans implication des citoyens pour une culture faite de  lieux de proximité. La diffusion doit être aussi inscrite dans cette perspective.

3. Formation

La formation est l’enfant pauvre de la discipline alors même que chacun s’accorde à penser qu’elle est déterminante ! Le CCN a fait un travail  profond et  constant pour que l’exigence de qualité  soit mieux qu’admise, devenue une exigence très partagée.

Quel danseur néglige de se former, d’entretenir son appétit de progrès et de découverte !

La danse est une discipline où la  recherche  est incontournable.  Pas de développement possible de la danse sans un effort de formation, sans une professionnalisation, un entretien technique de haut niveau !

S’accorde-t-on  des moyens de formation conforme  à  ces exigences ?  Une formation exigeante  implique la rencontre avec ce qui se fait de mieux. Implique circulation des œuvres et des « talents ». Pas de haut niveau sans multiplier la présence de passeurs ( pédagogues/praticiens) omniprésents sur le terrain. Encore une fois le CCN fait beaucoup mais il ne peut pas tout compte tenu des moyens dont il dispose.
Car, hélas, on y revient toujours un niveau trop bas de financement hypothèque crucialement  le développement de la danse.

L’éducation artistiques  des publics comme des enfants  reste en jachère !

Il est vrai que la danse porte des exigences qui s’accommodent mal du professionnalisme marron ! C’est-à-dire de l’imposture de se dire professionnel avec une pratique d’amateur.

Ce brouillage des lignes qui sévit dans toutes les disciplines n’a pas sa place en danse et c’est tant mieux ! La danse heureusement et malheureusement reste le plus sûr révélateur des exigences et problèmes fondamentaux des Arts Vivants.

Pour le Collectif Danse
J.-P. Dupuy

CES OBSERVATIONS NE SONT PAS À  PRENDRE OU A LAISSER MAIS À DISCUTER

TELECHARGER CE COMPTE-RENDU AU FORMAT PDF

Illustration : Rebecca Horn, Unicorn | Site de l’artiste

Filed under: actualités, contributions, , , , , , , , , , , , ,

Appel pour Affaires en cours nous concernant

dh

Comité Régional du Spectacle Vivant

Réunion tenue ce mercredi dernier 30 septembre avec pour tout interlocuteur les partenaires régionaux. Tout le monde nous parle de concertation mais presque tout le monde se dérobe à travailler sérieusement à faire du Comité Régional du Spectacle Vivant un réel organe de concertation !  On commence à se poser de très sérieuses questions sur la sincérité de nos partenaires… Une certaine colère commence à poindre !  Les absences répétées des responsables de tous bords  posent sérieusement question… Sur les dix syndicalistes présents, huit sont à l’adada ! Comme toujours dans ces instances sont massivement présents des gens pas payés pour ça qui discutent avec des gens payés pour ça ! Et au final ce sont les « pas payés » qui sont là …Et qu’on mène en bateau !

Nous avons si peu de ressources (aucune aide publique) que nous ne pouvons indemniser de leur frais les camarades intéressés par la concertation quand ils viennent de points éloignés du territoire ! Résultat : la concertation avec les tutelles devient un privilège des Caennais !  Nous devons mettre un terme à cette situation insupportable et anti démocratique ! la concertation et la démocratie ont un prix, l’adada va le calculer et nous allons en soumettre le principe à tous nos partenaires publics de façon qu’au moins sur cet aspect,  discussion et concertation puisse concerner tous les artistes qu’ils résident en Nord Cotentin ou dans le Perche. L’adada va présenter un budget dans ce sens et par conséquence nous seront fixer dans les trois mois à venir : veut-on ou ne veut-on pas d’une réelle concertation ? Veut-on ou ne veut-on pas faire de nous des interlocuteurs avec les moyens de travailler !

C’était mon coup de gueule du dimanche matin 4 octobre 2009.  L’adada cherche un administrateur coordinateur / trésorier  pour franchir pallier décisif dans notre combat ! qu’on se le dise. Autrement  débat riche et très  instructif avec nos partenaires régionaux dont je rendrais compte sous peu. Exploration du Conventionnement triennal avec connaissance du protocole en discussion à la Région. Pièce jointe.

POLITIQUE  et  élections régionales
Le synavi souhaiterait faire cause commune avec l’adada concernant l’interpellation des  organisations politiques. Y voyez-vous une objection ? Nous avons bien l’intention d’être actifs sur la campagne des régionales.

FORMATION charte emploi formation
Pour la première fois un accord devrait être signé entre le Conseil Régional de Basse Normandie et les organisations syndicales patronales (Synavi/Syndeac) et ouvrières (SFA/CGT) du secteur des Arts Vivants. Rappelons que l’adada n’entend pas se substituer aux forces syndicales mais agir en complément et parfois AUTREMENT.

CDN
Suite à l’intervention du DRAC en personne à la cérémonie inaugurale de saison du CDN, j’ai sollicité de Jean Lambert-Wild des explications susceptibles d’éclairer la lanterne de ceux que cette intrusion du drac a pu troubler. Qu’est-ce qu’indépendance veut dire ?  Jean Lambert-Wild m’a promis une réponse.

CULTURE
C’est l’État  qui jusqu’à preuve du contraire reste le grand chef d’orchestre de la culture en France. On peut donc prendre avec plaisir connaissance des positions de Sud Culture contre la politique gouvernementale  exposée en Commission  technique nationale en présence du Ministre.  L’adada a souvent été et reste très en accord avec les analyses et revendications du personnel de la DRAC (et notoirement avec Sud Culture) ce qui est tout à fait autre chose que d’offrir une tribune à son directeur. En pièce jointe le vibrant plaidoyer  de SUD Culture contre la marchandisation de la culture que n’aurait pas désavoué Pasolini !

Chômage/Intermittents / RSA
AC
souhaite défendre les dossiers des chômeurs en difficulté avec pôle emploi, dossier intermittents ( sont-ils autre chose que des chômeurs obligés ?)  compris. Effet RSA  sur l’intermittence ? nous attendons vos témoignage pour une mise au point avec Pôle emploi spectacle ! (actuellement deux dossiers seulement connus de nous ! tout va bien ? je vous rappel que c’est notre camarade José Escamez dont on connais la pugnacité qui suit ces affaires) En attendant  rendez-vous jeudi 8 octobre au pôle emploi rue  Fred Scamaroni à Caen à 11h ! on vous met le feu !

Caen en Capitale
A Y EST ! On peut trouver le projet culturel de la ville de Caen sur le site de la ville. À lire absolument. Que l’on soit Caennais ou pas ! On trouve aussi dans le journal aux arts l’outil un interview très intéressant de Philippe Duron , maire de Caen. En préparation à l’adada un spécial  petit journal : bienvenu au Conseil municipal ou vous saurez tout sur le positionnement de nos édiles de tout bord  sur la culture. pièce jointe très concentrée , il faut aller sur le site.

PUZZLE
Grande variété d’analyse, d’avis et de positions de la part des adadaïstes. Garant de l’unité de notre organisation je rappelle que nous avons adopté une position de principe par notre communiqué du 29 septembre à la quelle nous nous tenons. (rappel en pièce jointe)


MUSIQUES ACTUELLES

Aîe ! Nous apprenons que  les associations qui essaient de structurer les musiques actuelles sur l’agglomération de Cherbourg sont  en grande difficultés,voire menacées de disparaître. Notamment  Atagatomuzi-k qui écrit :

Si l’association n’a jusqu’ici que peu communiqué sur ses difficultés, elle tient aujourd’hui à être transparente : dès le 5 octobre, elle convoque une conférence de presse pour faire part de sa situation et des orientations prises par l’association.

Bénéficiant aujourd’hui d’un réseau professionnel et médiatique conséquent, elle  travaillera aussi sur la mise en lumière de sa situation au niveau national, de la possible disparition de La Terra Trema et de l’Épicentre, après le premier échec de l’Ultrason en 2005. Malheureusement l’histoire se répète.

Nous vous tiendrons au courant en temps et en heure des actions que nous mènerons pour faire valoir notre cause.

Aujourd’hui, Atagatomuzi-k vous demande à vous, adhérents et citoyens, d’imaginer les formes de mobilisation qui lui permettront de prouver la nécessité d’un véritable projet de musiques actuelles, l’inconsistance d’un tel comportement de la part d’élus. Nous, les citoyens porteurs de ce projet, espérons tous pouvoir puiser en chacun l’énergie nécessaire pour continuer et faire évoluer la situation, plutôt que de nous résigner à l’échec et d’être contraints à un défaitisme paralysant. Nous devons montrer aux élus qui nous ignorent et ignorent ce que nous faisons pour cette ville, tous acteurs culturels confondus, qu’en se passant de nous, ils se privent de forces vives et handicapent sérieusement l’avenir du territoire dont ils ont la responsabilité.
En détruisant un projet, ils détruisent non seulement une activité en essor et des emplois (permanents et intermittents) mais ils détruisent aussi une part de vie de la cité. Nous avons besoin d’une réponse claire, constructive et non évasive. N’hésitez pas à faire part de votre soutien, ou de vos idées pour relayer notre action à cette adresse mail : infos@atagatomuzi-k.com


DANSE

C’est au tour de nos amis de la Compagnie A/Corps implanté à Falaise  d’être en graves difficultés. Difficultés invraisemblables qui apparaissent au moment où Falaise est sensé devenir un Lieu relais pour la danse ! Une fois de plus la démonstration est malheureusement faite de la nécessité d’un plan d’urgence pour la danse à la fois national et régional ! La maltraitance continue en dépit des premiers frémissements qu’on va enfin  voir les tutelles prendre les problèmes de ce secteur à bras le corps ! Des paroles oui ! des actes c’est mieux !
Il faut en finir avec la maltraitance des problèmes de la danse.
À l’initiative de Danse Perspective qui  orchestre la manifestation ; se tiendra le dimanche 18 octobre de 10h à 13h à la nouvelle école des beaux arts Kafé croissant. Nous devons une fois de plus nous rendre massivement à ce rendez-vous danseurs ou pas ! La mobilisation de nos camarades danseurs est à bien des égards exemplaire. Les encourager, c’est s’encourager soi-même !

ODIA EVALUATION
Le dernier Comité Régional du spectacle Vivant projette de mettre à l’ordre du jour de sa prochaine séance l’évaluation. Le Conseil Régional de Basse Normandie veut se doter d’un comité, la Ville de Caen en promet aussi la mise en œuvre… L’évaluation  devient donc un sujet qui fait consensus. L’adada a sollicité de rencontrer l’ODIA et que l’ODIA soit invitée au prochain Comité Régional du spectacle Vivant.  L’évaluation est un problème capital, on l’aura bien vu à la dernière AG de l’adada puisque 4h de débats passionnés furent nécessaire sur le sujet. Le problème est complexe  et s’accommode assez mal  d’une idéologie d’épiciers ! nous en sommes tous d’accord mais tous d’accord pour dire que seule une diversité et une pluralité des esthétiques peut et doit accompagner les évaluations.
Quand à la critique disparue de nos quotidiens, on la trouve toujours active sur le site de l’insensé.

COMMUNICATION
La densité des problèmes ne doit pas occulter le plaisir d’aller au spectacle et c’est pourquoi il vous faut aller sur le blog de L’ADADA! Outre que l’ami Philippe se dévoue pour tenir à jour nos initiatives, on trouve sur le blog un DAZIBAOO qui  nous éclaire sur les sorties à faire ! À condition, évidemment d’en informer l’ami Philippe… Allez sur les blogs régulièrement, ils vous informent au jour le jour !

https://adada14.wordpress.com

http://dazibaoo.wordpress.com

COMMUNIQUES TELECHARGEABLES :

–  Communiqué Espace Puzzle

Projets culturel Ville de Caen

Déclaration générale SUD Culture

Conventions Compagnies 2009

Illustration : Damien Hirst For the love of God (Pour l’amour de Dieu), œuvre vendue 74 millions d’euros

Filed under: actualités, contributions, documents, , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Compte-rendu réunion Collectif Danse jeudi 24 septembre

culture


Comme nous en avions convenu le collectif/danse s’est réuni ce jeudi matin avec  Danse/perspective pour  organiser ensemble le futur Kafé-Croissant. Nous étions une quinzaine… (et une douzaine d’excusés).

En guise d’introduction


Kafé-Croissant
(tout le monde ne le sait peut-être pas est une manifestation de rentrée de la danse organisée depuis de nombreuses années pour présentation des programmes et projets qui concernent aussi bien les chorégraphes que les diffuseurs. Comment la danse circule dans notre région. Qui fait quoi et où ? Qui se produira dans la région, Quand et Où ?

Cette année donc Kafé-Croissant accueillera notre collectif nouvellement constitué. Dors et déjà (au cumul de nos réunions) on peut dire que la mobilisation des chorégraphes reste forte

et  que le mouvement amorcé au printemps dernier continue … Et se structure de mieux en mieux.

Collectif/danse reste ouvert à tous les acteurs de la danse  quelle que soit leur place dans le secteur.

Bien entendu c’est Danse /Perspective qui garde la maîtrise de la manifestation qui  simplement pourra prendre cette année une dimension nouvelle et  un peu démonstrative de notre force en voie de constitution.

Un signe très très encourageant de cette force nous a été donné par la première conférence régionale du spectacle vivant !  Vous vous rappelez que nous sommes intervenus en juin dernier à notre comité régional du spectacle vivant et que le DRAC nous a reçu… Affirmant que la future Conférence Bas Normande  prendrait en compte nos problèmes prioritairement ?

Eh bien, le Drac de Rhône Alpes, monsieur  Alain Lombard a dans son discours introductif de la Conférence Région Rhône-Alpes  dit ceci qu’il tient semble-t-il pour prioritaire : « Rééquilibrage disciplinaire (fragilité de la danse et des musiques actuelles sur certains territoires) »

Vous avez bien lu : Rééquilibrage ! On ne dit pas autre chose même si on dit beaucoup d’autres choses !

La conférence régionale ? Parlons-en.

Petit rappel : Nous revendiquions des états généraux de la danse. C’est donc avec une certaine « réserve » que nous percevons la future conférence comme l’outil susceptible de résoudre nos problèmes. Pourquoi ? Parce que d’abord nous voulons un traitement global des problèmes impliquant tous les acteurs …Ce que ne garantie en rien la Conférence.  Ensuite, trop de retard et de mauvais traitements exigent des dispositions d’exception à la mesure des problèmes posés. Or nous ne méconnaissons pas qu’ils sont nombreux et qu’ils concernent beaucoup d’artistes de tout horizon…Nous redoutons donc de voir « noyer le poisson » …Enfin nul n’ignore que entre L’État et les Régions une redistribution des cartes est en cours et que les dites conférences ne soient que le champ clos d’une bataille politique et financière sur la répartition des charges, des compétences et  du coût incontournable du développement culturel.  Bref  « échaudé » par les entretiens de Valois dont il n’est rien sorti…Nous voudrions autre chose que des causeries de salon.

Qu’est-ce que nous voulons ?

Le DRAC nous l’avez dit : faites des propositions. Avec Kafé-croissant nous avons convenu de travailler sur de courtes interventions de manière pragmatique. Reprenant la méthode de travail de Mai dernier.

Instruire le dossier de la diffusion par exemple, profiter de la présence des diffuseurs pour un vrai dialogue.

Nous aurons donc des « communications » brèves (entre 5 et 10 minutes) en nombre limité. Nous avons retenu des hypothèses et par exemple donner mandat à Sophie Quenon d’interpeller le conseil régional sur les « lieux-relais » ( ils se réclament en nombre de la danse ), que peut-on  concrètement en attendre. Autre question : les conventionnements de compagnie ? Quelle règle du jeu ? Quelles critères ?

Ainsi nous voudrions avancer par petites touches précises et circonstanciées. Sur des propositions émises par les uns ou les autres.

À quoi s’ajouteraient l’écoute de personnalités invitées… Soit venue d’une autre région, (Paca et Bretagne) soit  pouvant nous apporter un éclairage (Emmanuelle Dormoy, par exemple ).

Nous avons échanger sur une date et des lieux possibles sans être en mesure de trancher…Michèle Latini devrait pouvoir orchestrer et les interventions (a priori trop nombreuses ! mais c’est heureux ) et  date /lieu.

Par contre s’agissant du prochain Comité Régional du Spectacle Vivant qui doit se tenir  mercredi prochain à 10h au Conseil Régional, nous avons convenus de nous y rendre nombreux …Non pas pour squeezer les débats mais pour marquer au contraire notre vif intérêt à ce que le Comité Régional devienne un outil  de concertation et d’harmonisation effectif  du Spectacle Vivant.

Il paraît que cette harmonisation concertation est aussi un objectif des Conférences Régionales ! Le Synavi à dénombré moins d’une dizaine d’artistes créateurs ou représentants de collectif d’artistes présents à la Conférence Rhône-Alpes sur plus d’une centaine de participants ! Ce qui a fait dire à cette organisation que cette sous représentation avait du sens et en disait long sur les intentions du ministère.

Nous serons donc vigilants mercredi prochain au déroulé de la séance du Comité.

Pour conclure

Comme on sollicite des comptes-rendus brefs, j’y souscris, mais du coup il comprend de nombreuses (trop nombreuses omissions).  Je vous prie de m’en excuser.  Cependant dans l’état, il témoigne et c’est à tout le moins s’agissant de danseurs d’une volonté de mouvement ! Mouvement collectif  et -insistons – sont et restent du collectif ceux qui n’ont pas pu venir et aussi ceux qui croient ne pas y avoir leur place (ils se trompent).  Par conséquent la préparation de Kafé-Croisant c’est Michèle Latini qui l’assure et qui vous invite à lui faire toute suggestion que vous estimerez utile.  Ainsi ensemble nous ouvrirons la voie. Joyeusement.

JP Dupuy

Filed under: actualités, , , , , , , , , , , , , , ,

Quel Avenir pour Puzzle ?

ben_vautier_-_parole_erranti

Appel à débat : nous sommes tous concernés : publics, artistes et politiques

Quel Avenir pour Puzzle ?

Ouverture de saison surprise le Vendredi 2 Octobre à 17h30 !
Nous sommes tous concernés : publics, artistes, diffuseurs, responsables politiques : nous devons répondre au plus vite à la question quel avenir pour Puzzle ?
Dans l’immédiat, il paraît souhaitable qu’un dispositif transitoire permette d’assurer la saison à venir. Puzzle doit passer par le service des urgences.
Ensuite, mettre à profit la période transitoire pour discuter et avancer sur le fond le devenir de ce type de micro-structure culturelle.
Qu’est ce que veut dire lieu culturel de proximité ? Qu’est-ce que veut dire : indépendance ? Quelles garanties les micro-structures culturelles doivent-elles et peuvent-elles offrir à la collectivité qu’elles peuvent s’insérer dans une politique publique d’intérêt général ? Sur la base de quelle économie peuvent-elles fonctionner ? On ne doit pas s’y tromper toutes ces questions ne concernent pas que Puzzle mais l’ensemble des structures qui composent le paysage culturel caennais et régional.
Pour l’adada, c’est exclusivement sous cet angle que nous entendons traiter le problème ! C’est de l’avenir du secteur indépendant et alternatif dont il s’agit.
Nous observons que la ville de Caen avec son projet « Caen, Culture en Capitale » semble n’éluder en rien ce questionnement… Nous observons que la notion de lieu culturel de proximité, que l’économie solidaire, que de nouveau mode de gestion et concertation, que la mutualisation des moyens, que l’existence d’une adjointe à l’innovation culturelle à la ville de Caen, qu’un soucis d’innovation affirmée par le Conseil Régional, sont autant d’indicateur que les conditions sont remplies pour un débat fructueux !
Innover et inventer, voilà la meilleure des surprises !
Nous estimons que le soutien aux micros structures artistiques et la compréhension de leur rôle constituent une garantie de changement et d’innovation comme a pu récemment le souligner le maire de Caen. L’avenir des micro-structures n’est pas dans la singerie du modèle institutionnel !
Nous devons inventer nos propres formes d’existence avec des modes de fonctionnement et de gestion nouveaux… C’est pourquoi il n’y a pas de problème Puzzle… Il y a mise à l’épreuve de notre capacité collective à prendre nos responsabilité !
Prenons-les ! Soyons présents massivement le vendredi 2 octobre à 17h30 à l’Espace Puzzle rue de Bretagne à Caen !

Cet appel concerne tous les acteurs culturels de Basse-Normandie… Car c’est aussi la question fondamentale de la richesse créatrice de tout le territoire et de sa lisibilité. Quel que soit le lieu où les artistes résident et travaillent en Basse-Normandie, ils doivent pouvoir montrer leur travail à Caen et par ce moyen se voir ménagé une ouverture au national et à l’international. Cette volonté affichée par le projet culturel de la ville de Caen ne saurait trouver sa réponse d’un une seule structure… C’est un tissu, un réseau de micro structures qu’il faut mettre en musique avec une tête de pont gérée collectivement à travers un lieu ressource emblématique : Centre Régional des Arts Vivants qu’il reste à inventer et que nous devrons inventer tôt ou tard. L’adada le dira et le répétera au comité régional du spectacle vivant qui se tiendra mercredi prochain au Conseil Régional Salle Tocqueville, à l’abbaye aux dames à 10h.

Pour une réelle diversité culturelle, pour la reconnaissance de lieux et pratiques culturelles alternatives, pour une réelle implication des citoyens, participez massivement au débat en cours, exigeons des dispositions concrètes, inventons la culture et la politique !

JP DUPUY

Illustration : Ben Vautier | Source

Filed under: actualités, , , , , , , , , , , , ,

Mobilisation en cours !

mobilisation2

Au total une quarantaine de camarades sont passés et ont participé à la rentrée SYNAVI/adada au Bazarnaom hier, y compris (trop rares) des copains de l’orne et de la manche. Si on ajoute les excuses d’une dizaine d’adadaïstes empêchés …On peut dire que la mobilisation en cours va bon train! (Ce -en dépit- de la présence en « guest star » du Directeur de la DRAC à la soirée inaugurale du CDN …qui sème -c’est le moins que l’on puisse dire- trouble et confusion sur l’indépendance réelle de l’institution et de son directeur. Passons.)

On peut dire que la réunion d’hier fut aussi riche que réjouissante. Nous en retiendrons trois directions de travail :

Axe 1.

Puzzle et les lieux fabriques. Résoudre le problème de Puzzle devient d’une extrême urgence. Savoir cette salle disponible et hors d’état de marche et pour notre secteur considéré comme INSUPPORTABLE. Nous allons donc interpeller tous les pouvoirs publics pour que – dés maintenant – la salle puisse accueillir des spectacles et le public. En même temps suivre le développement de lieux alternatifs sur toute l’agglomération et sur la région : Fabriques à Caen, lieu relais en Basse-Normandie. Le collectif danse a donné mandat à notre amie chorégraphe Sophie Quenon de s’inquiéter auprès de la Région de l’état avancé des travaux sur ce point et quelques autres). Dans cet axe de travail, il y a le débat sur les propositions de « Caen, la Culture en Capitale » et son articulation sur les ambitions et objectifs du Conseil Régional.

Axe 2.

Interpeller les politiques et notamment les formations politiques sur la Culture et ce, dans la perspective des élections régionales dont nous serons parties prenantes ! D’abord on discute et soupèse quelques bilans… Ensuite, on veut des propositions claires et précises de CHANGEMENT ! Nous sommes porteurs de solutions et d’une dynamique… Où les partis politiques acceptent dialogue et concertation avec nous (avec du concret !) ou nous interpellerons directement l’opinion publique ! Donc, dès maintenant, l’Adada souhaite rencontrer les forces politiques (des rencontres avec le PS et avec les verts sont dors et déjà prévues). Nous souhaiterions, au moment opportun, provoquer un grand débat public sur la culture avec toutes les composantes politiques !

Axe 3

L’emploi. Intermittence. RSA. La crise frappe tout le monde mais d’abord les plus fragiles. Les intermittents sont en première loge pour se faire « délogés » c’est à dire pour perdre les maigres compensations à la précarité de l’emploi que sont les annexes 8 et 10. (Le medef recommence à s’agiter dans ce mauvais sens ! Manque de bol pour lui , nous sommes toujours sur le pont pour en découdre s’il le souhaite). Le RSA peut gravement consolider la précarité des intermittents et les enfermer dans une impasse. Le gel ou la réduction des fonds publics d’État du budget culture et le démantèlement des services de l’Etat… C’est au bout du compte les salariés les plus précarisés qui en font les frais… Intérimaires du privé et intermittents pour le secteur culture. Nous appelons tous les intermittents à s’associer aux luttes des chômeurs via Agir contre le Chômage ou toutes autres organisations politiques ou syndicales qui « agissent ».

Voici donc grosso modo, la feuille de route argumenté et motivé par l’assemblée d’hier soir ! Nous ferons au mieux pour la traduire dans les faits ! Ceci n’est pas un résumé exhaustif des propos tenus.

Propos accompagnés du rappel de rendez-vous en cours :

ce Vendredi 19h solo de JC Herveet du cirque Paradi sous chapiteau, sur l’ancien site du tri Postal (entre quai de juillet et gare) suivi à 20h30 d’un débat animé par JL Charlot sur la culture de proximité en présence de Samia Chehab adjointe « verte » de la ville de Caen à l’innovation culturelle …

Dans le même temps 19h /22h et plus…. présentation de saison du studio 50 (lieu culturel de proximité) Awama (JM Mallet) 52 rue Eugène Boudin à Caen


Prochains rendez-vous

Mardi 29 septembre réunion Synavi (ouverte à tous et à ceux qui n’ont pas pu venir ce Vendredi) aux Ateliers intermédiaires (rue Dumont d’Urville sur le port)

Mercredi 30 septembre Réunion du Comité Régional du Spectacle Vivant à la Région. (Conseil Régional, Abbaye aux Dames, salle Tocqueville )

Lundi 5 octobre ouverture de la nouvelle école « arts et Média » …Sera-t-elle inaugurée ? Le Ministre viendra-t-il ? Si oui tous les artistes de toutes disciplines de Basse Normandie seraient les bien venus pour un accueil aussi festif que bordélique de Monsieur le Ministre… Un petit carnaval serait envisageable pour faire connaître notre désapprobation de la politique actuellement suivie par le pouvoir.

Mercredi 7 Octobre réunion avec AC (Agir contre le Chômage) pour organisation marche pour l’emploi.

Passé la mi-octobre se prépare avec Danse Perspective et le Collectif Danse de Basse Normandie un Kafé-croissant sur la Danse… Lieu indéterminé mais volonté déterminée de donner à la danse enfin toute sa place en Basse Normandie !

Les rendez-vous qu’hélas nous ne pouvons annoncer !

La Conférence Régionale du Spectacle Vivant des Affaires Culturelles !

Initialement prévu en septembre… la première s’est tenu en Rhône Alpes en l’absence du Ministre et du Préfet de Région … C’est dire que la dite conférence semble avoir du plomb dans l’aille quant à sa véritable opportunité…

Les États généraux de la danse ! réclamé à grands cris par les acteurs danse unanimes… Et soit disant à l’ordre du jour des Conférences Régionales ! Bref c’est ce qui s’appelle se moquer du monde… Ici monde de la danse !

Une Loi cadre pour la culture au parlement… Pas de déplacement à Paris pour soutenir les députés de l’opposition Philippe Duron et Laurence Dumont pour un débat quelconque sur le développement culturel… Côté Culture et parlement l’encéphalogramme est plat !

Enfin vous ne verrez pas dans l’immédiat le grand débat public qu’avec acharnement réclame Synavi et Adada sur la Culture en basse Normandie ! Sur l’opportunité de la réalisation d’un grand Centre D’art Contemporain… Il devrait coûter 26 millions d’Euro ! À ce niveau de dépenses on trouve superfétatoire un grand débat public avec les citoyens et tous les artistes intéressés… Un grand débat suppose un courage politique certain… Le courage dont on dut faire preuve les pionniers de l’exception culturelle française, homme politiques venus de tout bord !

conclure

Ce compte-rendu est soumis à la vigilance des 40 participants de la réunion de rentrée. ll peut donc provoquer (tant mieux !) des correctifs et mise au point que nous serons heureux de transmettre aux deux cents récipiendaires du présent document.

Pour l’adada

JP Dupuy

Illustration : Photographie de Werner Branz | Source

Filed under: actualités, , , , , , , , , , , ,

L’Adada et la politique Régionale en Basse Normandie

Préambule

Ce jeudi 15 janvier 2009, Anne Galloux missionnée par le conseil régional a souhaité rencontrer l’Adada avec comme ordre du jour la politique régionale et la perspective des lieux relais et de la mise en place d’un site inter-actif internet du Conseil Régional sur la Culture.

Il s’agit de deux opérations en lien avec les « voix publiques » série de propositions concernant la politique culturelle de la Région, actées en Décembre 2007 à la suite de quatre journée de consultation organisées en octobre/novembre 2007 qui a rassemblé plus de 300 acteurs de la politique culturelle autour de quatre axes : les Arts plastiques, les arts audio-visuels, les Arts Vivants et les arts des lettres.

Chacun peut observer qu’alors l’Adada n’existait pas et c’est pourquoi le présent compte- rendu vous est proposé, précédé d’une mise à jour.

Bien entendu, les dispositions discutées et adoptées pour les voix publiques concernent au premier chef l’Adada puisque la défense et la promotion de toutes les activités artistiques constituent notre raison d’être.

L’Adada s’étant signalée par une forte présence sur le terrain, au moment des municipales, sur Caen, passe pour une association caennaise à vocation locale !

Faut-il le dire … C’est inexact !

l’Adada a vocation à s’affirmer comme structure bien plus large et à couvrir le champ de tout le territoire régional. En témoigne, la pétition sur la reconnaissance du travail artistique ( plus de 500 signatures sur la région) , vers les 5000 au niveau national. Notre vigilance sur les 1% dévolus aux arts plastiques relevant des bâtiments publics concerne aussi toute la région comme la défense des intermittents, comme la plus part des problèmes dont nous devons et pouvons nous saisir. L’Adada devrait tenir dans les semaines à venir sa première assemblée générale annuelle. Ce sera l’occasion d’une mise à jour de nos orientations. Tous les adhérents sont et seront invités à se positionner.

L’Adadat : une parole collective pour des intérêts collectifs

Le présent document, à bien des égards, peut très heureusement, poser les prémices d’un débat dont chacun doit s’emparer. Il nous semble que les responsables politiques et les responsables culturels, en charge de mettre en œuvre les politiques culturels, souffrent d’une absence d’interlocuteurs porteurs d’une parole collective, représentative d’intérêts collectifs.

Nous avons la faiblesse de penser qu’il y a là une lacune dont souffre l’ensemble du secteur des arts.

Bien sûr, il existe des institutions dans toutes les disciplines qui s’empressent de s’ériger en porte-parole de l’ensemble des acteurs, qui se veulent représentatives des intérêts collectifs de telle ou telle discipline. Elles tiennent leur légitimité de l’Etat le plus souvent, et l’État se voulant centralisateur, ces institutions en épousent le profil …Elles se trouveront bien nommées : Centre. Elles auront constitué une étape historique et essentielle du développement culturel. Mais aujourd’hui, une répartition nouvelle des charges et responsabilités incombant aux différentes instances publiques, est appelée à se discuter, et dans la foulée, les missions et fonctions des outils – centres et autres- devoir être revisitées.

L’explosion des pratiques artistiques impose un nouveau mode d’organisation ; moins pyramidale, moins hiérarchique.

Bien sûr les institutions restent et resteront un certain temps, une référence « obligée » mais une mutation est inévitable qui va profondément modifier les cadres de référence, modifier l’ensemble du dispositif.

L’Adada -à sa place- entend participer de ces changements inévitables. Il nous faut donc travailler à être représentatif de l’intérêt collectif, à concourir à sa lisibilité.

Alors nous avons quelques chances de devenir des partenaires utiles, voire indispensables. Pour cela, il faut d’abord que les principaux intéressés  -les artistes- en soient bien convaincus et y consacrent le temps nécessaire. Il faut ensuite que les pouvoirs publics, à tous les niveaux, stimulent et encouragent cet effort et favorise cette prise de conscience collective.[1] Autrement dit, qu’ils donnent les moyens de dépasser le stade des bonnes intentions pour celui plus consistant du travail et de l’étude. Permettre aux artistes de disposer d’outil de travail et de réflexion collectif qui leur soient propres.

Tel est le sens de notre souhait de voir enfin mise en oeuvre un Centre Régional des Arts, centre de ressources, de formation, de monstration de tous les arts, susceptible d’abriter une instance de type chambre des métiers des artistes, assumée et gérée par une instance garante d’une parole collective.

Enfin, notre volonté est qu’une parole inscrite dans une réalité concrète soit identifiée et reconnue. Une parole et une maison pour tous. Amateurs compris…Spectateurs compris ! L’Adada ne dissocie,[2] en aucun cas, le spectateur de l’œuvre produite…Ce qui veut dire que si le consumérisme culturel existe l’Adada ne se reconnaît pas dedans et invite tout spectateur amateur producteur conséquent à rejoindre ses rangs.[3]

Une nouvelle politique régionale avec les voix publiques ?

En Décembre 2007, le Conseil Régional présentait un catalogue de mesures et dispositions pour une nouvelle politique culturelle . Le tout était accompagné d’un échéancier et d’études financières (hypothèse de faisabilité financière). Une des toutes premières dispositions arrêtées consistait en la mise en place d’un site inter-actif Région-artistes sur les mesures adoptées. Ce site qui précisément fait l’objet de l’exploration d’Anne Galloux.

En absence de site (vivement regretté par nous) voici –selon nous- en substance les orientations proposées :

1 . Relais culturels Régionaux

Un relais se présenterait comme un lieu : lieu de mise en résidence.
Lieu de monstration du travail. Lieu d’action culturelle.

Il opère en interface avec 1 les institutions régionales 2 met à disposition des ressources et des artistes. Coordonne. Médiatise artistes et publics.

2. Caen capitale culturelle Régionale

Enfin Caen assumerait l’attractivité que l’on peut attendre d’une capitale régionale. On pourrait y montrer son travail et y trouver les outils nécessaires que l’on peut attendre d’une ville siège.

3. Aide spécifique à la création Régionale

Elle existe déjà et donc s’affirme comme une préoccupation prioritaire. En particuliers du côté des plasticiens laissers pour compte du développement culturel.

4. Site internet actif

Un site pour une circulation optimale des infos et des échanges en temps réel.

5. Événements en faveur de l’offre culturelle régionale

Micro ou macro événements pour la promotion de toutes les disciplines artistiques

6. Contrat d’objectifs et de moyens partagés

Il s’agirait de conventionnement tri annuel et plus (selon nos vœux) qui peuvent intéresser les entreprises culturelles. C’est une disposition essentielle pour favoriser l’emploi durable et contrer la précarité grandissante. À charge pour les structures les plus modestes de s’organiser, voire se regrouper pour offrir l’assise nécessaire. Les contrats implique une évaluation des objectifs et fins poursuivis sur un territoire donné. Objectifs artistiques devant être clairement affirmés selon nous.

7. Aide professionnalisation

C’est l’appui de la Région à la structuration des professionnels. Aide à la création d’une chambre des métiers et soutien au Comité Régional des Arts Vivants initié parles syndicats patronaux du secteur des arts. Cette structuration devrait très vite dépasser le cadre trop étroit du spectacle vivant. De même les salariés, amateurs spectateurs devraient être impliqués.

8. Le HQC

Il s’agit de haute qualité culturelle. Contribution sollicitée des entreprises qui ont à passer des marchés sous gouvernance régionale. Elles seraient donc mises à contribution à hauteur de 1% pour la culture ! À ne pas confondre avec le 1% Arts Plastiques sur bâtiment public.

9. Les lycées nouveaux lieux de développement culturel pour la jeunesse.

Les lycées qui relèvent de la gestion régionale sont des relais tout indiqués d’une politique culturelle en faveur de la jeunesse. On peut s’appuyer sur le bilan des lycées agricole en la matière : réussite exemplaire.

10. Organisation de festivals

Ouverture sur l’Europe et le monde, en même temps que vitrine de la qualité régionale.

11. Fond de soutien à l’innovation

Proposition émise par le Synavi et que semble-t-il le Conseil Régional a souhaité retenir.

Échéancier

Les premières mesures devaient voir le jour en septembre 2008 avec la mise en place des premiers lieux/relais.
Dès le printemps 2008, la formation professionnelle a fait l’objet d’une commission d’étude avec les services compétents du conseil régional.

Les aléas et incertitudes de la politique culturelle gouvernementale n’ont pas favoriser une mise en route très vive du processus des « voix publiques » non plus que les « ennuis » récurrents du CDN. Cependant l’affaire suit son cours et la mission d’Anne Galloux en témoigne. L’Adada pour sa part, a mis à jour un début de positionnement en juin dernier à l’occasion de la rencontre avec le député-maire de Caen : Philippe Duron. (rencontre également avec Laurence Dumont, député socialiste) Rencontre où nous avions pu faire délégation commune avec le Synavi. Nous y avions développé des positions ébauchées et travaillées lors de la mise au point de l’appel des artistes (les cent et plus) aux municipales.

Aujourd’hui, nos « positions » demandent à être reprises, retravaillées et approfondies. Cependant, en l’état, elles ont permis la rencontre avec Anne Galloux et de dégager un point de vue tant sur les lieux relais que sur la création d’un site. Avant que de faire plus ample écho de l’échange, un rappel à tous de nos orientations nous paraît être indispensable.

JP DUPUY 2009-01-16

PS : la rencontre avec Anne Galloux a eu lieu en présence de Michèle Latini. Nous en fairons un compte-rendu succinct dans les jours qui viennent. Le présent document permettra alors de suivre et apprécier l’échange en toute connaissance de causes.


[1] La Fédération Régionale des Professionnels du Spectacle Vivant a été, un temps, parfaitement représentative, de cette nécessité nouvelle de disposer d’interlocuteurs pour mettre en œuvre une politique nouvelle. Son échec –tout relatif- est venu de comportement corporatiste, notamment de la part des Centres…Et pour cause, l’existence même de la « Fédé » constituait une sacré pierre dans le jardin des dits centres qui ne pouvaient plus –en dépit des moyens considérables dont ils disposent- s’investir et se faire porte-parole du secteur artistique qu’ils prétendent contrôler de A à Z. Fin d’une hégémonie bien commode où les institutions se définissaient comme l’horizon indépassable de la réussite artistique, exerçant droit de vie et tout autant droit de mort sur tout ce qui bougeait dans leur pré carré !

Ainsi, la mise à mort de la Fédé fut-elle instruite dès sa naissance (année 2000) pour cause d’intrusion manifeste dans les prérogatives des institutions mères. (en l’occurrence, le CDN pour le bien nommé. Observons que –quelle que soit la direction- la « Fédé » fut vouée aux mêmes gémonies de la part de la docte institution. Vive le père Ubu !

Observons qu’avec la même application, en dépit du besoin manifeste d’un outil nouveau, expression d’intérêt collectif : type Maison du théâtre et de la danse ou Centre de ressources des arts Vivants (Synavi) ou Centre Régional des Arts (version Adadat)… On peut s’attendre à une opposition soutenue et résolument corporatiste des institutions qui ne veulent rien céder de leurs prérogatives ! Depuis toujours elles parlent en notre nom ! (au nom des artistes…Par conséquent, nous sommes priés de faire silence dans les rangs ! Ce silence leur permettant de réclamer un maximum de moyens et d’argent pour une mission d’assistance, soutien et promotion des « artistes » indépendants…Et de redistribuer –à leur convenance- tout ou partie des fonds aux « assistés »…Lesquels seraient donc mal venus de se plaindre ( qui t’as fait roi ?) tandis que par ce biais, les institutions dégagent une marge de manœuvre indispensable pour financer leur lourdeur majestueuse…

[3] Produire de l’art n’est pas la finalité de l’art..Bien plutôt un être à vivre et savoir vivre se délivre avec le partage de l’art. Ce qu’Albert Camus avait parfaitement « pointé » et ce dont aujourd’hui un Bernard Stiegler nous entretient, à travers ses analyses du Capitalisme et de ses avatars.

Filed under: actualités, archives, documents, , , , , , , , , , , , , , , ,

L’Appel des cent et plus

(c) Santiago-Jacques Avalos

(c) Santiago-Jacques Avalos

A l’occasion des élections municipales, plus d’une centaine d’artistes travaillant sur Caen et son agglomération ont signé l’appel ci-joint, pour la mise en place d’une politique culturelle nouvelle. Appel lancé le 15 février dernier ! C’est donc, un mouvement d’opinion sans précédent, qui exprime des aspirations profondes auxquelles souscrivent nombre de nos concitoyens. Par-delà, l’aspect catégoriel de leurs revendications, les artistes travaillent à changer les couleurs de la vie !

Les artistes de Caen et son agglomération réclament une politique culturelle nouvelle en faveur de la création artistique et d’une politique favorisant l’élargissement des publics

A l’occasion des élections municipales, les artistes de Caen et des cités composant son agglomération, souhaitent que des dispositions nouvelles soient prises pour favoriser le travail des artistes de toutes les disciplines et favoriser l’accès du plus grand nombre aux pratiques artistiques. Pour cela :

– Priorité doit être accordée à la création sous toutes ses formes et en particulier dans les nouveaux territoires des arts .
– Priorité à la mise à disposition de lieux variés : studio de danse, ateliers, salle de répétitions…
– Créer et soutenir des lieux alternatifs originaux
– Créer et favoriser la diffusion des œuvres sur tout le territoire de l’agglomération
-Soutenir la multidisciplinarité et les regroupements d’artistes
– soutenir une culture de proximité qui rapproche les citoyens des œuvres.
– Favoriser les rencontres entre les artistes locaux et les artistes de réputation internationale par la création d’événements. Promouvoir la création locale et régionale.
– Inviter les institutions à s’ouvrir et accueillir les artistes opérant sur le territoire- Encourager de toutes les manières les pratiques amateurs et leur relation à la profession.
– Créer un comité municipal des arts et de la culture chargé du suivi de la politique culturelle. Comité indépendant, mixte et paritaire d’élus et artistes en capacité d’évaluer et de donner avis sur les initiatives et orientations suivies.

Caen, 15 février 2008

Signataires

Joël Adam (président du Bazarnaom) Fabrice Adde (comédien) Rime Al Baghi (comédienne/clown) Claude Alexis (comédienne) Isabelle Alfred (artiste dramatique) Henrye Aude (comédienne) Clémence Allard (stagiaire comédienne) Nicolas Combrun (comédien) Alice Barbier (écrivain) Claude Beatrix (chorégraphe) Bertrand Benoit (artiste de cirque) Cécile Bernot (comédienne) Yvan Biard (artiste polymorphe) Stéphanie Brault (comédienne) Nadine Buri (chanteuse) Gaëlle Camus (comédienne/régisseuse) Fanny Catel-Chanet (comédienne) Claire Chautemps (musicienne) Arnaud Chéron (comédien) Amélie Clément (comédienne) Manu Constant (musicien) Ghylaine Cosseron (chanteuse) Laurent Coulombier (régisseur) Claire Crozet (chargé de Production) Eliane Davy (comédienne) Melchior Delaunay (régisseur artiste) Mélina Delaville, Frédéric Délias (metteur en scène) Cendres Delors (comédienne) David Desramé (réalisateur) Valéry Dekowski (artiste metteur en scène) Simon Dronet (vidéaste) Anne Dussutour (comédienne) Manu Duvéré (vidéaste) Sandra Duvevne (vidéaste) Romuald Duval (comédie) Jean-Pierre Dupuy (comédien) Groupe Entorse (Danse) Jean-Baptiste Dupuy (peintre/plasticien) Julie Douard (auteur dramatique) José Escamez (comédien) Thomas Ferrand (metteur en scène, critique de théâtre) Eric Fouchet (comédien) Eric Fourez (artiste dramatique) Damiano Foa (chorégraphe) Nathalie Féron (auteur, plasticienne, directrice d’édition) Laurent Frattale (comédien) Anthony Gandais (réalisateur audiovisuel) Arnaud Gilberton (musicien) André Guéret (producteur cinéma) Françoise Grieu (assistante de Production) Justine Haelters (comédienne) Régine Hamelin ( artiste de cirque) Camille Hamel (comédienne) Jean Christophe Hervéet (directeurs artistiques cirque du Dr Paradi) Frédéric Hocké (plasticien) Emilie Horcholle (comédienne) David Jonquières (comédien) Transkaya Kira (comédienne) Alexéi Konovalov-Louval (cinéaste) Frank Landerball ( artiste dramatique) Annie Langlois (musicienne) Michèle Latini (chorégraphe) Séverine Lebrun (musicienne) Sophie Lebrun (comédienne) Martin Legros (comédien) Christophe Lehodey (metteur en scène) Fabien Lemoigne (régisseur) Sabrina Lesert, Frédéric Leterrier (réalisateur) Yann Letort (musicien) Julie Lerat-Guersan (commédien) Laurence Levasseur (chorégraphe) jean-jacques Lion (réalisateur) Olivier Lopez (metteur en scène) Tristan Lucas (http://www.larigolerie.com) Sylvia Marzolini (comédienne) Gilles Masson (comédien, scénographe) Catherine Mazerole, Dominique Maestrali (réalisateur cinéma) Eric Marais (artiste) Patrick Martin (musicien) Antonin Ménard (metteur en scène comédien) Bruno Noêl (comédien) Claudy Nogent-Pistritto (réalisatrice cinéma) René Paréja (metteur-en-scène) Laetitia Pasquet (créatrice textile) Romuald Poretti (réalisateur) Mélanie Queniet (agent de développement) sophie Quenon,(chorégraphe) Marc Rapilly (show-man) Mélanie Richard, Hervé Roué (comédien) Nathalie Saïdi (Cies de Danse) Elodie Saint (chanteuse) Laura Simi (danseuse/chorégraphe) Cécile Tévenard (comédienne) Nicolas Talbot (musicien) Carina Tornatoris (Plasticienne) Ismael Troussier (régisseur) Mary-pierre Vadelorge (réalisateur cinéma) Marie-Laure Véron (plasticienne)
La liste n’est pas close….

Prochain rendez-vous : un Forum/débat public sur l’appel se tiendra le lundi 3 mars à 17h30 Place Bouchard à Caen, au pied de la statue de Malherbe.
Les candidats au municipales sont invités à s’exprimer sur l’appel des « cent et plus ».

Télécharger L’appel des cent et plus au format pdf

Filed under: actualités, archives, presse, , , , , ,

L’imprévisible

Erreur : Twitter ne répond pas. Veuillez patienter quelques minutes avant d'actualiser cette page.

TWITTER