ADADA

Association de Défense des Artistes et de Développement des Arts

Notes concernant les objectifs poursuivis par l’Adada.a : .Création Centre Régional de Ressources / Réseaux / Économie solidaire

Nous avons vu ces dernières années un développement explosif et exponentiel considérable du secteur des structures et compagnies indépendantes des arts et de la culture. Il s’agit le plus souvent de micro entreprises qui se cristallisent autour  d’une finalité artistique  et qui, à ce titre, prétendent à des traitements individualisés tout en souhaitant se voir reconnaître leur participation à des missions d’intérêt général. Cette mutation/transformation considérable du paysage culturel réclame  un effort d’innovation  et d’imagination de tous les responsables pour  structurer le secteur artistique et culturel, revoir et approfondir l’ensemble des dispositifs  qui permettent l’organisation de la politique et de la vie culturelle. C’est dans ce contexte là qu’Adata.a qui regroupe et coordonne des artistes de toutes disciplines  souhaite intervenir et  s’affirmer porteur de propositions d’intérêt collectif.

Au principal l’adada.a est porteur d’un projet qui comporte trois volets : travailler à préfigurer un Centre régional de ressources ; encourager et configurer des mises en réseaux ; Soutenir l’économie solidaire pour modifier les termes économiques de l’échange avec les usagers et offrir aux structures des statuts juridiques et économiques mieux adaptés.

Pour mettre en œuvre de telles orientations, l’adada.a souhaiterait d’une part : obtenir l’appui des pouvoirs publics, assorti d’un soutien financier adéquat, d’autre part pouvoir s’implanter, gérer et animer des locaux  conformes et adaptés  à sa mission.

Atteindre de tels objectifs ne peut que s’accompagner d’un échéancier sur le court et moyen terme, permettant une mise en place progressive de l’outil propre à satisfaire les besoins identifiés. Dans un premier temps, l’adada.a souhaiterait réfléchir, préfigurer, anticiper de nouveaux modèles d’organisation correspondant aux évolutions et mutations en cours dans le secteur culturel. Entre études et travaux pratiques, l’éventail est très large des dispositifs à mettre à l’épreuve de la réalité.  Disposer de locaux en grand nombre et variés permettrait à l’adada.a de patronner des expérimentations concrètes. Comme il s’agit de création et d’innovation , ces « expériences » doivent faire l’objet d’une évaluation probante et d’un suivi attentif des pouvoirs publics. À partir de là, voyons plus en détail comment peuvent se moduler et s’agencer nos trois axes de réflexion, sans omettre qu’ils s’articulent les uns avec les autres et constituent de ce fait un tout cohérent.

Un objectif ambitieux : un Centre Régional de Ressources des Arts.

Un tel Centre, la profession l’appelle de ses vœux  depuis des années …partant du constat qu’il y a pénurie criante de salles de répétitions, de lieux de fabrications, de lieux de monstrations…En réalité  un inventaire détaillé peut précéder et accompagner la création du Centre  de ressources que nous appelons de nos vœux. Il n’a pas vocation à se substituer au tissu existant mais à le prendre en compte et à orchestrer l’utilisation des ressources. Il ne s’agit pas tant de faire un inventaire de circonstance que de « structurer » et organiser une bonne exploitation de ce qui existe.  Ce serait dans le court terme  un premier pas.

Si le Centre peut disposer de locaux  conséquents : salle de répétitions, salle de réunion, ateliers de fabrication, lieu de monstration  et de stockage du matériel …C’est un bonus pour les « structures » les moins bien loties et en particulier pour les émergents. À l’origine de l’aspiration d’un centre de ressources, il y a  une volonté affirmée d’offrir un cadre de  référence à la formation et à la professionnalisation. Encore une fois il ne s’agit pas de confisquer  les tâches induites par  la formation et la professionnalisation au bénéfice d’un Centre mais de trouver auprès de lui  un appui utile (des services) et  d’attendre de lui une orchestration/ coordination des ressources. Dans ces conditions, un Centre de Ressources peut trouver sa vitesse croisière en tant qu’outil au service du secteur des arts, outil géré par les artistes eux-mêmes, organisés en conséquence. Une planification voulue et contrôlée par les artistes peut répondre à la nécessité d’une meilleure organisation  des échanges entre les artistes et  les populations. Il lui faut un lieu symbolique bien concret dans lequel tous les artistes puissent se reconnaître, dans lequel les usagers (les publics) puissent aussi se reconnaître. Autant dire que le Centre de Ressources ne se limite pas à  la stricte sphère des professionnels. Un tel Centre  existe en Bretagne (Rennes) en forme d’EPCC…Il peut en Basse-normandie se concevoir à moyen terme et  sceller une volonté commune de l’État, des collectivités territoriales et des artistes. Messieurs Philippe Duron (alors Président de Région) et Parthenay (directeur Régional des Affaires Culturelles)  en avait jeté les bases en 2005 ! (Il s’agissait alors d’une maison du théâtre à inscrire au Plan). L’implantation dans un lieu d’une préfiguration ou brouillon de Centre permettrait une démonstration probante de son utilité. Permettrait aussi d’éprouver de nouveaux modes « collectifs » d’appropriation et de gestion d’outil d’intérêt collectif .

Se constituer en réseau : une nécessité incontournable.

Que nous apprennent les difficultés que rencontrent la plupart des structures artistiques ?

Que le temps du tout individuel et du chacun pour soi est révolu. Structurer  un peu mieux l’offre et la demande, rationaliser et réguler le développement des entreprises et conforter l’exercice des métiers. Le tout en osmose avec les usagers.

Un effort de mutualisation est en cours qui devrait porter ses premiers fruits. Il reste, au niveau régional, à  créer un tissu de réseaux multiples (ces créations peuvent anticiper des regroupements régionaux . type basse et haute Normandie. Type grand Ouest pour la Danse.)

L’adada.a a voulu regrouper tous les artistes et restera fidèle à  cette volonté, organiser des regroupements est apparu bien nécessaire. Pourquoi ? En réalité la plupart des disciplines comportent nombre d’acteurs : du professionnel le plus « consacré » à l’usager (spectateur-lamba) en passant par  les éducateurs, amateurs, diffuseurs et institutions diverses…Nombre d’acteurs donc qui ne se parlent pas ! (le clivage culture et socio culturel aidant, on peut même dire que  l’on s’ignore dans une malveillante indifférence.  La saisie réelle d’un secteur artistique s‘avère, de ce fait, extrêmement difficile et  délicate.

Mais la crise est là et les problèmes de diffusion par exemple, ont pris une dimension phénoménale …Problème sans issue si ce n’est qu’enfin les professionnels ont le devoir de s’organiser et de se structurer un peu mieux !

Le réseau permet un traitement collectif des problèmes. Un réseau Danse est en cours de configuration. Un réseau « lieux alternatifs » aussi…Ce n’est qu’un début.  Là encore, un espace « commun » (un bureau ?) devrait tôt ou tard favoriser et consacrer les mouvements  de convergence   sans que cela hypothèque l’indépendance des acteurs.

Quoiqu’il en soit l’adada.a ne cesse de solliciter et encourager les artistes à mieux s’organiser. L’absence de bureau et salle de réunion nuit à cette capacité d’organisation.D’autant que l’adada.a, en priorité, s’astreint à soutenir les plus fragiles (devoir de solidarité) et les plus démunis …L’adada.a a donc besoin d’une relative autonomie qui ne peut devenir réalité qu’avec l’usage de locaux qui lui soient propre. Beaucoup d’artistes de toutes dimensions demandent à l’Adada.a de leur chercher des locaux, voire s’inquiètent de  solutions de dépannage.  Précarité, bricolage et système D ont leurs limites ! Le plus désespérant étant la dépréciation du travail artistique lui-même quand les obstacles, contraintes, le sous financement, l’absence de confort dans le travail,  trop de précarité et d’incertitudes constituent des facteurs favorables à la réalisation d’œuvres artistiques exigeantes. Au total c’est une certaine qualité professionnelle qui est affectée  au détriment des artistes comme des citoyens. Mettre en réseau nous conduit donc à poser fermement la question du rôle et de la fonction dévolus aux publics ? Ce qui ouvre sur le dernier volet  qui caractérise la réflexion que l’adada.a encourage : rôle et place des usagers. Quel modèle économique mettre en œuvre.

Lieu de culture /lieu de vie :  une nouvelle approche de l’art ? une nouvelle économie pour un nouveau type d’échange.

Entre productivité  exacerbée et consommation  outrancière, la société ne propose pas aux artistes des modèles économiques de référence. L’œuvre de l’artiste n’est pas un produit marchand sauf par défaut. C’est donc bien, en explorant la voie de l’économie solidaire que de plus en plus d’entreprise culturelle cherchent  à  légitimer et  inventer de nouveaux modes de gestion.  L’artiste est invité à proposer un rapport nouveau  à la personne citoyenne qui s’intéresse à son travail.  Le lien s’entretient sur une autre base que la stricte consommation. Rendre l’appropriation par le public possible, réfléchir une certaine cogestion et un nouvel équilibre et partage des valeurs…Autant de facteurs de recomposition des modes de gestion. L’art et l’utopie ont toujours entretenu des  rapports étroits …La passion artistique s’accommode assez mal de l’appât du gain, s’accommode aussi mal de l’ordre établi comme du conformisme .

Par conséquences, l’imagination et la créativité  peuvent donner aux artistes l’opportunité de réviser les modèles aussi bien sociaux qu’économiques. Ils sont donc « enclins » (quoique cela n’ait rien d’automatique) à l’expérimentation et peuvent  anticiper  des rapports sociaux  en devenir. L’interactivité avec les usagers et les publics renforce et stimule l’impact social du travail artistique. L’économie solidaire n’est donc pas un gadget mais un espace d’expérimentation de nouveaux modes d’existence des rapports entretenus entre tous les acteurs. Dès lors les artistes  paraissent les partenaires tout indiqués de toutes formes de recherche dans toutes les strates de la société. Ainsi une culture des « beaux arts » devient-elle insensiblement mais sûrement une culture du « vivre ensemble »

Conclusion : quels locaux pour l’adada.a ?

Dès sa création, l’adada.a a sollicité de la ville de Caen la jouissance de locaux. Notamment dans le centre ville.  En effet l’absence de lieu tend à  « démobiliser » les adhérents qui  avec un lieu verrait réalisés concrètement , leur aspiration à se rencontrer et à échanger. En réalité la jouissance de « lieux » pouvant nous convenir ne valent qu’en rapport  aux buts poursuivis.

Stockage de matériel, salle de répétition ou de réunion, bureaux…L’adada.a devrait pouvoir  organiser et assurer un usage occasionnel de tels outils, au bénéfice de tous les artistes. l’existence de bureaux affectés par réseaux  peut  s’avérer stimulant pour encourager la structuration des secteurs .  Il s’agit bien de locaux affecté à l’orchestration de l’intérêt collectif. C’est une donnée essentielle qui augure d’une réflexion et de pratiques ayant pour objet l’intérêt général. Dès lors, la cohabitation avec  d’autres partenaires de l’innovation et d’autres acteurs de la transformation sociale peut prendre tout son sens. Enfin émergence et formation  impliquent une vision dynamique et prospective de l’usage de locaux. Construire et se construire à travers un univers restent les marqueurs de l’activité artistique…En inventant des lieux alternatifs c’est tout autant l’art contemporain qui s’invente et se reconfigure à travers les lieux que l’abandon  de comportements trop catégoriels. Se fédérer et s’ouvrir peuvent  être des atouts de modernité.

Voilà pourquoi la problématique des lieux  reste un art de joindre l’utile à l’agréable …Et reste pour l’artiste un terrain d’aventure et d’invention permanente.

Jean-Pierre Dupuy
8 Juillet 2009

PS : Ce texte éclaire les raisons qui autorise l’Adada a souhaité la jouissance de locaux sans plus entrer dans le détail. Il ne dit rien de l’impatience de nombre d’adhérents de s’engager dans un processus plus concret d’aménagement de lieux.

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Compte-rendu entrevue 7 juillet 2009 avec Mr Kléber Arhoul Directeur affaires culturelles

Compte-rendu entrevue 7 juillet 2009 avec Mr Kléber Arhoul Directeur affaires culturelles

En présence de catherine Reflé.

Cet entretien était accordé à Jean-Pierre Dupuy en tant que président de L’adada.a.

Entretien cordial d’une heure. Pour ma part je m’en suis tenu au document programme (pièce jointe). Cependant le Directeur ne manquera pas d’interpeller le syndicaliste responsable national du Synavi que par ailleurs je suis. Le directeur insistera sur  la représentativité du Synavi et de l’adada qu’il considère comme des interlocuteurs parfaitement responsables.

J’insisterai sur le fait que l’adada n’est pas un syndicat mais une coordination qui anime une réflexion et des actions collectives…avec la volonté de traduire au mieux les besoins et aspirations des artistes. Le directeur soulignera que c’est justement ce qui fait à ses yeux la représentativité et l’intérêt de  notre organisation et qu’à ce titre, il souhaitait que nous participions à la future Conférence Régionale. Qu’il attendait de nous des propositions et des textes synthétiques et qu’ainsi un véritable dialogue pourrait s’engager.

Le directeur insistera sur l’effort de la Drac en faveur de la danse montrant par là que l’action des danseurs a rencontré quelques échos. Il estimera que la Conférence régionale pourra ouvrir un atelier spécial pour traiter des problèmes de la danse. J’insisterais sur la spontanéité et l’exemplarité de la mobilisation du secteur danse et  qu’une rencontre était de ce fait indispensable. Je ferrais observer que c’est tout le secteur qui doit être pris en considération. Que le clivage entre culture et socio-culture continuait à empêcher un traitement correct et d’ensemble des problèmes et que c’était vrai pour toutes les disciplines. J’ai rappelé que la dotation budgétaire du chapitre 224 (action culturelle) était bien insuffisante ..et que  la formation et l ‘émergence devaient pourtant devenir prioritaire en période de crise.

Au total, le directeur a beaucoup insisté sur  la collaboration avec les organismes représentatifs qui structuraient le secteur indépendant. Au terme de l’entretien , rendez-vous fut pris pour la tenue en septembre d’une conférence régionale …réflexion implicite : la Basse-Normandie est-elle en l’état une entité de bonne dimension ?

JP Dupuy 9 juillet 2009

Rappel positionnement Adada

Position  de la Coordination des Artistes de Basse-Normandie. Adadat. 3 Juillet 2009.

Document communiqué Directeur des Affaires Culturelles lors de l’entretien du 7 juillet 2009.

Préambule

Force est de constater que la crise aigue qui  agite l’économie mondiale n’épargne aucun pays. Cependant il apparaît bien que la France, quant à elle, dispose d’un modèle social façonné de siècle en siècle qui, sans la préserver de tous les ravages et traumatismes de la dite crise, lui en atténue les plus douloureux effets. Nous estimons que l’exception culturelle française appartient en propre à ce modèle et cette tradition qui fondent les valeurs de la République. Par voie de conséquence, le Président de la République a pu évoquer, en Mars dernier, un plan de relance pour la culture lors de sa rencontre avec les principales organisations représentatives du secteur culturel.

C’est dans ce contexte que nous avons à apprécier la mise en œuvre des Conférences Régionales du Spectacle Vivant. La coordination des artistes de Basse-Normandie (Adada14) espère pouvoir, aux côtés des forces syndicales représentatives, pouvoir y apporter son concours et témoigner des difficultés qui préoccupent les artistes.

Bien sûr, les conférences se focaliseront sur le spectacle vivant, mais les problèmes spécifiques qui le concernent, ne peuvent se traiter sans une vision d’ensemble. L’Adadat occupe une place originale et à nulle autre pareille dans le paysage culturel et de ce fait peut  apporter un éclairage particulier, précieux à la meilleure compréhension possible des problèmes.

Il s’agit pour notre organisation de structurer une volonté de solidarité et de développement concernant tous les arts qui puisse se confronter à l’intérêt général…Autrement dit nous sommes préoccupés par une série de questions : quelle place pour les artistes, dans l’espace public ? Quel rôle peut-on attendre d’eux comme ciment de la vie sociale et collective, étant entendu que ce rôle n’est pas nécessairement consensuel.

Depuis sa création (janvier 2007) l’Adadaa s’emploie à stimuler la réflexion et la capacité des artistes à prendre leur responsabilité.

S’emploie tout autant, à mobiliser responsables culturels (formateurs et enseignants compris), responsables politiques et « usagers » (on peut préférer dire amateur, voire « publics ») autour de l’objet artistique. Ainsi constats et analyses s’enrichissent de l’appétit commun d’échanger. Ainsi, l’Adadaa est en mesure de traduire, ou d’essayer de traduire  sous l’angle d’attaque qui est le sien  (le plus large rassemblement possible des acteurs du secteur artistique) les effets heureux ou malheureux de la politique culturelle en cours. C’est ce travail d’observation et de réflexion qui nous autorise  à avancer des propositions et à nourrir les débats en cours.

État. Collectivités locales et territoriales. RGPP. Conférences du Spectacle Vivant. Plan de relance.

La RGPP aura jusqu’à ce jour, nourri une forte inquiétude quant à l’avenir même  des Affaires Culturelles. Une forte suspicion persiste sur le désengagement de l’État et un nouveau partage des rôles et responsabilités vis-à-vis de la politique culturelle. Les Conférences régionales annoncées seront-elles  en mesure de rétablir la confiance ?

Seul, nous semble-t-il, un fort plan de relance peut donner marges de manœuvre et crédit  à une redistribution et redéfinition des rôles et responsabilités. Telle est notre conviction, qu’il n’y aurait pas de réformes possibles sans garantie de moyens. Si l’État peut et doit tenir son rang, il ne le pourra le faire qu’à la mesure des moyens qu’il s’accorde…D’autant que l’on a assisté, ces dernières années à une montée en puissance des financements publics des collectivités locales. On voit mal qu’elles se laissent « dicter » leur conduite dès lors qu’elles deviendraient le principal bailleur de fonds. En phase d’équilibre relatif et instable  qui peut et doit piloter l’avion ? La question paraît incontournable. Verra-t-on les Affaires Culturelles opérer un repli stratégique sur le pré carré  de « ses » institutions labellisées…laissant le secteur indépendant s’en remettre aux collectivités locales et territoriales ? On voit bien pointer là une source de clivage sérieux, porteuse à court terme, de désastreux antagonismes.

Culture à deux vitesse qui « dupliquerait » le clivage déjà bien consommé et tout aussi désastreux du culturel et du socio-culturel.

Certes, secteur institutionnel et secteur indépendant n’obéissent pas strictement et nécessairement aux mêmes logiques…Mais en dernière instance, ils ont (ou devrait avoir) la même finalité d’ordre artistique. En réalité, nombreuses sont les pistes et dispositions à explorer qui pourraient assainir et dynamiser le secteur artistique et culturel dans son ensemble. Nous nous contenterons ici, sans prétendre à l’exhaustivité,  d’en relever quelques unes :

Priorité absolue à la recherche et l’émergence.

Ce qui est vrai des techniques et des sciences ne l’est pas moins des arts.

Quelles que soient les difficultés, recherche et émergence ne peuvent être tenus que pour des priorités absolues. L’Adada.a a pu le dire de vive voix au Président de la Région, elle renouvellera volontiers sa démonstration devant les instances de l’état. Préfet ou Directeur des Affaires Culturelles.

Car, il s’agit en tout état de cause, de préserver l’avenir en s’appuyant sur l’heureuse exception culturelle française qui demande à faire école à l’échelon européen.

Nous considérons que le dispositif actuel de lecture et d’accompagnement de l’émergence est particulièrement défaillant …Notamment de la part de l’État !

En effet, l’État n’est jamais là quand ça commence…Pas de mise à l’épreuve, pas de banc d’essai sérieux, pas d’accompagnement. Il y a là –estimons-nous- une carence récurrente aux conséquences les plus lourdes, qui laisse la porte ouverte à tout et n’importe quoi..

L’évaluation : L’excellence ? critère un peu court pour justifier les labels.

Fonder l’octroi de labels sur la reconnaissance d’une quelconque excellence nous paraît un  peu court, tant  l’exigence artistique à quoi se reconnaît l’artiste, rend bien superfétatoire pour l’artiste une quelconque échelle des valeurs. L’excellence est donc un bel habit  d’ordre fort académique, dont on veut affubler les artistes ! Faut-il le dire ? ils n’en demandent pas tant !

Ce que nous demandons avec insistance, c’est une plus grande transparence et un plus grand souci de justice dans le « travail » d’évaluation, en se rappelant à quoi invite la charte sur la diversité culturelle promue par l’Unesco. Le respect donc de la diversité est une donnée essentielle. L’évaluation est un sujet sensible pour beaucoup d’artistes, elle doit être pratiquée avec retenue et en s’entourant des plus sages précautions. L’Adadat Souhaite dialoguer et discuter sur l’évaluation et ses critères, souhaite que les artistes concourent  suivant des modalités à réfléchir à affiner le travail d’évaluation.

Permettre au secteur indépendant de se structurer. L’innovation incontournable.

Sujet sensible s’il en est : la structuration du secteur indépendant sur des modes qui lui sont propres. Eviter un trop lourd maillage institutionnel ; Au contraire le secteur indépendant doit se doter d’une réelle capacité et inventivité pour se structurer ! Innover, il n’a pas d’autres perspectives. En l’état, le secteur indépendant souffre d’un trop grand morcellement. Il s’atomise et se paupérise à grande échelle.

Quel que soit l’artiste et la dimension de l’entreprise dans laquelle, il s’inscrit…Il est porteur d’une démarche singulière. C’est une réalité incontournable. Que faire ? Comment peut-on alors inventer des dispositions et outils praticables avec la multiplication des structures ? Comment gérer, « capitaliser »  toutes ces énergies et cette richesse « explosive » ?

Par exemple :300 structures et formations de musiques actuelles sont opérantes sur Caen et la Basse-Normandie…Comment gérer et réguler ce flux sans dispositifs nouveaux ?

Ceci, alors même que le Cargo vient à peine d’entrer en service, pour le bonheur du secteur.

Apparaissent en conséquence des outils mutualisant, des regroupements qui permettent une meilleure lisibilité du secteur, qui permettent aussi une meilleure gestion de l’intérêt collectif  des acteurs, et une meilleure appréhension de l’intérêt général dont se réclament de plus en plus le secteur indépendant.

En même temps croissent et se renforcent de nombreuses organisations de type syndicales qui expriment et traduisent chacune à leur manière les changements intervenus dans le paysage culturel. Une mutation considérable est en cours qui induit un réel changement des règles  et conduites jusqu’ici adoptés, qui implique un effort de réflexion et une révision certaine des valeurs tenues pour établies. Comment accompagner et soutenir les transformations en cours..Aucun responsable ne peut s’épargner la question.

Redéfinir les relations avec  les institutions.

La mutation, les évolutions  indispensables qui font un devoir impératif au secteur indépendant de se regrouper et  de  s’organiser,  demandent aussi un effort considérable aux institutions qui doivent se recomposer et se repenser.

Un système plus ou moins pyramidal  peut devoir laisser place à  des relations plus horizontales. Au lieu de modéliser à partir d’une « pseudo » excellence, (comme si la seule perspective était de s’institutionnaliser), l’institution se voudra porteuse d’exemplarité, garante de la diversité et  partenaire du mouvement en cours.

Institutions et indépendants doivent « réformer » leur point de vue et leur stratégie, réviser en profondeur leur relation (sans hiérarchie ni condescendance pour les unes, sans infantilisme ni nombrilisme pour les autres).Un tel esprit, une telle réforme ne peuvent être opératoire sans remise en question des rentes de situation. Interroger la gouvernance des institutions et en revoir les modalités de gestion pour leur assurer un nouveau crédit et une nouvelle assise qui puisse les justifier comme  pôle de référence pour l’ensemble d’une discipline. Faire comme « avant »  ne peut plus « marcher » sans révision des rapports contractuels des uns et des autres à tous les niveaux.

Des États généraux pour la Danse

Le problème est d’abord national pour le développement de la danse en France, et c’est l’inspection générale des affaires culturelles qui a pu dresser un constat alarmant. Depuis certains  comités d’évaluation régionaux ont alerté l’opinion et refusé de siéger en déplorant une insuffisance de moyens. Dans ce contexte alarmant, la Basse-Normandie se distingue par une peut enviable dernière place ! Et on ne peut incriminer les acteurs de la danse opérant sur notre territoire, ils font ce qu’ils peuvent et même plus !

Au stade de dégradation que connaît la danse dans notre région on ne peut pas se contenter de replâtrage. Un plan d’urgence est nécessaire et ce plan doit impliquer tous les acteurs. Les pouvoirs publics doivent donc –nous semble-t-il-  prendre le taureau par les cornes. Des États généraux de la danse  devraient permettre un juste diagnostic et  permettre de mettre  en œuvre le meilleur traitement possible.

Communiqué Drac entretien du 7 juillet 2009



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Ecole des beaux Arts : de belles pierres ….Et les hommes ?

Ecole des beaux Arts : de belles pierres ….Et les hommes ?

Les artistes de Basse Normandie comme tous les amateurs d’art ne peuvent que se réjouir de l’ouverture prochaine d’une école des Beaux Arts flambant neuve et ouverte sur les nouvelles technologies. Cependant :

Cependant où en est-on avec les artistes eux-mêmes ? Quelle politique favorable à la création d’œuvre plastiques et à la vie des plasticiens est mise en œuvre à Caen et dans son agglomération ?

Combien d’ateliers et logement d’artistes ? Combien d’œuvres acquises ?

Bref comment les artistes plasticiens sont-ils accueillis et soutenus à CAEN ?

C’est une vraie et douloureuse question ! Le mauvais traitement des Arts plastiques à Caen est si manifeste que le nouveau Maire de Caen ou son ex adjoint à la culture avait fait une priorité d’une réelle politique de soutien en faveur des arts plastiques. Récemment Monsieur Jean-Louis Bouillère, nouveau directeur des Affaires Culturelles de la ville de Caen a pu à son tour publiquement mettre l’accent sur ce triste aspect des choses1.

Nous disons donc qu’il serait de bon aloi que l’inauguration de l’école (pour laquelle la présence du nouveau ministre de la culture est souhaitée) s’accompagne d’un véritable plan local et territorial en faveur des Arts plastiques. Cela va impérativement de la création d’ateliers, à des résidences en passant par des commandes !

L’adada aurait souhaité qu’une œuvre d’art embellisse la nouvelle école ! Qu’elle use de la loi du 1% sur les bâtiments publics2 qui aurait permis l’achat d’une œuvre de grande envergure…C’eût été hautement symbolique de la volonté de la ville et de son agglomération d’agir en faveur des artistes !

Une belle occasion va donc se perdre dont on n’aura pas regret si l’inauguration s’accompagne d’un véritable projet de promotion des plasticiens sur la cité. De belles pierres d’accord , mais avec le souci de la vie des hommes. L’attractivité de la cité ? C’est aussi un tissu d’ateliers d’artistes ouverts au public, un maillage nouveau du tissu urbain avec des lieux culturels de proximité. Les cathédrales : c’est bien ! mais le développement harmonieux de la vie sociale et culturelle passe par des lieux alternatifs nouveaux …Ils s’en développent partout en France ; Caen attend les siens !

Nous nous méfions des cathédrales ; elles sont trop souvent l’arbre qui cache la forêt.

La nouvelle école sera un établissement public de coopération culturelle …De cela aussi nous pouvons nous réjouir ; les EPCC ouvrent la voie à une nouvelle dynamique.

Avec l’implantation de la future médiathèque régionale, la presqu’île serait en mesure de devenir un pôle culturel attractif pour la cité et la région. Ne manque plus au tableau qu’un EPCC des Arts Vivants ! Cette fameuse « maison du théâtre » qu’en 2005 le Président de Région (Philippe Duron) et le Directeur des Affaires Culturelles de l’époque (Dominique Parthenay) souhaitaient mettre sur orbite et inscrire au plan . Là encore plus qu’un bâtiment nouveau, ce qui importe aux artistes c’est qu’EPCC mette en musique, en coordination, en COOPÉRATION les forces vives des Arts Vivants qui réclament depuis plus de dix ans un Centre régional de ressources. Ce n’est pas une cathédrale de plus que souhaitent les artistes mais un lieu alternatif hautement symbolique de la volonté qui les habite de voir leur diversité accompagnée d’une dynamique d’ensemble.

Pour l’Adatat,
Jean-Pierre Dupuy
.
le 8 juillet 2009

1. Déclaration au Comité Régional du spectacle vivant tenu à l’hôtel de ville le 5 juin dernier.

2. Même si le dit bâtiment semblerait ne pas rentrer dans son champ d’application. Ce qui reste à démontrer.

Association de Développement des Arts et de Défense des Artistes et artiste-techniciens
17 rue Melingue 14000 Caen Tél. : .0231854124
Mail
: Jempy.dupuy@wanadoo.fr

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Position de la Coordination des Artistes de Basse-Normandie

simone_decker

Préambule

Force est de constater que la crise aigue qui  agite l’économie mondiale n’épargne aucun pays. Cependant il apparaît bien que la France, quant à elle, dispose d’un modèle social façonné de siècle en siècle qui, sans la préserver de tous les ravages et traumatismes de la dite crise, lui en atténue les plus douloureux effets. Nous estimons que l’exception culturelle française appartient en propre à ce modèle et cette tradition qui fondent les valeurs de la République. Par voie de conséquence, le Président de la République a pu évoquer, en Mars dernier, un plan de relance pour la culture lors de sa rencontre avec les principales organisations représentatives du secteur culturel.

C’est dans ce contexte que nous avons à apprécier la mise en œuvre des Conférences Régionales du Spectacle Vivant. La coordination des artistes de Basse-Normandie (Adada14) espère pouvoir, aux côtés des forces syndicales représentatives, pouvoir y apporter son concours et témoigner des difficultés qui préoccupent les artistes.

Bien sûr, les conférences se focaliseront sur le spectacle vivant, mais les problèmes spécifiques qui le concernent, ne peuvent se traiter sans une vision d’ensemble. L’Adadat occupe une place originale et à nulle autre pareille dans le paysage culturel et de ce fait peut  apporter un éclairage particulier, précieux à la meilleure compréhension possible des problèmes.

Il s’agit pour notre organisation de structurer une volonté de solidarité et de développement concernant tous les arts qui puisse se confronter à l’intérêt général…Autrement dit nous sommes préoccupés par une série de questions : quelle place pour les artistes, dans l’espace public ? Quel rôle peut-on attendre d’eux comme ciment de la vie sociale et collective, étant entendu que ce rôle n’est pas nécessairement consensuel.

Depuis sa création (janvier 2007) l’Adadat s’emploie à stimuler la réflexion et la capacité des artistes à prendre leur responsabilité.

S’emploie tout autant, à mobiliser responsables culturels (formateurs et enseignants compris), responsables politiques et « usagers » (on peut préférer dire amateur, voire « publics ») autour de l’objet artistique. Ainsi constats et analyses s’enrichissent de l’appétit commun d’échanger. Ainsi, l’Adadat est en mesure de traduire, ou d’essayer de traduire  sous l’angle d’attaque qui est le sien  (le plus large rassemblement possible des acteurs du secteur artistique) les effets heureux ou malheureux de la politique culturelle en cours. C’est ce travail d’observation et de réflexion qui nous autorise à avancer des propositions et à nourrir les débats en cours.

État. Collectivités locales et territoriales. RGPP. Conférences du Spectacle Vivant. Plan de relance.

La RGPP aura jusqu’à ce jour, nourri une forte inquiétude quant à l’avenir même  des Affaires Culturelles. Une forte suspicion persiste sur le désengagement de l’État et un nouveau partage des rôles et responsabilités vis-à-vis de la politique culturelle. Les Conférences régionales annoncées seront-elles  en mesure de rétablir la confiance ?

Seul, nous semble-t-il, un fort plan de relance peut donner marges de manœuvre et crédit  à une redistribution et redéfinition des rôles et responsabilités. Telle est notre conviction, qu’il n’y aurait pas de réformes possibles sans garantie de moyens. Si l’État peut et doit tenir son rang, il ne le pourra le faire qu’à la mesure des moyens qu’il s’accorde…D’autant que l’on a assisté, ces dernières années à une montée en puissance des financements publics des collectivités locales. On voit mal qu’elles se laissent « dicter » leur conduite dès lors qu’elles deviendraient le principal bailleur de fonds. En phase d’équilibre relatif et instable  qui peut et doit piloter l’avion ? La question paraît incontournable. Verra-t-on les Affaires Culturelles opérer un repli stratégique sur le pré carré  de « ses » institutions labellisées…laissant le secteur indépendant s’en remettre aux collectivités locales et territoriales ? On voit bien pointer là une source de clivage sérieux, porteuse à court terme, de désastreux antagonismes.

Culture à deux vitesse qui « dupliquerait » le clivage déjà bien consommé et tout aussi désastreux du culturel et du socio-culturel.

Certes, secteur institutionnel et secteur indépendant n’obéissent pas strictement et nécessairement aux mêmes logiques…Mais en dernière instance, ils ont (ou devrait avoir) la même finalité d’ordre artistique. En réalité, nombreuses sont les pistes et dispositions à explorer qui pourraient assainir et dynamiser le secteur artistique et culturel dans son ensemble. Nous nous contenterons ici, sans prétendre à l’exhaustivité, d’en relever quelques unes :

Priorité absolue à la recherche et l’émergence.

Ce qui est vrai des techniques et des sciences ne l’est pas moins des arts.

Quelles que soient les difficultés, recherche et émergence ne peuvent être tenus que pour des priorités absolues. L’Adada a pu le dire de vive voix au Président de la Région, elle renouvellera volontiers sa démonstration devant les instances de l’état. Préfet ou Directeur des Affaires Culturelles.

Car, il s’agit en tout état de cause, de préserver l’avenir en s’appuyant sur l’heureuse exception culturelle française qui demande à faire école à l’échelon européen.

Nous considérons que le dispositif actuel de lecture et d’accompagnement de l’émergence est particulièrement défaillant …Notamment de la part de l’État !

En effet, l’État n’est jamais là quand ça commence… Pas de mise à l’épreuve, pas de banc d’essai sérieux, pas d’accompagnement. Il y a là –estimons-nous- une carence récurrente aux conséquences les plus lourdes, qui laisse la porte ouverte à tout et n’importe quoi..

L’évaluation : L’excellence ? critère un peu court pour justifier les labels.

Fonder l’octroi de labels sur la reconnaissance d’une quelconque excellence nous paraît un  peu court, tant  l’exigence artistique à quoi se reconnaît l’artiste, rend bien superfétatoire pour l’artiste une quelconque échelle des valeurs. L’excellence est donc un bel habit  d’ordre fort académique, dont on veut affubler les artistes ! Faut-il le dire ? ils n’en demandent pas tant !

Ce que nous demandons avec insistance, c’est une plus grande transparence et un plus grand souci de justice dans le « travail » d’évaluation, en se rappelant à quoi invite la charte sur la diversité culturelle promue par l’Unesco. Le respect donc de la diversité est une donnée essentielle. L’évaluation est un sujet sensible pour beaucoup d’artistes, elle doit être pratiquée avec retenue et en s’entourant des plus sages précautions. L’Adadat Souhaite dialoguer et discuter sur l’évaluation et ses critères, souhaite que les artistes concourent  suivant des modalités à réfléchir à affiner le travail d’évaluation.

Permettre au secteur indépendant de se structurer. L’innovation incontournable.

Sujet sensible s’il en est : la structuration du secteur indépendant sur des modes qui lui sont propres. Eviter un trop lourd maillage institutionnel ; Au contraire le secteur indépendant doit se doter d’une réelle capacité et inventivité pour se structurer ! Innover, il n’a pas d’autres perspectives. En l’état, le secteur indépendant souffre d’un trop grand morcellement. Il s’atomise et se paupérise à grande échelle.

Quel que soit l’artiste et la dimension de l’entreprise dans laquelle, il s’inscrit…Il est porteur d’une démarche singulière. C’est une réalité incontournable. Que faire ? Comment peut-on alors inventer des dispositions et outils praticables avec la multiplication des structures ? Comment gérer, « capitaliser » toutes ces énergies et cette richesse « explosive » ?

Par exemple : 300 structures et formations de musiques actuelles sont opérantes sur Caen et la Basse-Normandie…Comment gérer et réguler ce flux sans dispositifs nouveaux ?

Ceci, alors même que le Cargö vient à peine d’entrer en service, pour le bonheur du secteur.

Apparaissent en conséquence des outils mutualisant, des regroupements qui permettent une meilleure lisibilité du secteur, qui permettent aussi une meilleure gestion de l’intérêt collectif  des acteurs, et une meilleure appréhension de l’intérêt général dont se réclament de plus en plus le secteur indépendant.

En même temps croissent et se renforcent de nombreuses organisations de type syndicales qui expriment et traduisent chacune à leur manière les changements intervenus dans le paysage culturel. Une mutation considérable est en cours qui induit un réel changement des règles  et conduites jusqu’ici adoptés, qui implique un effort de réflexion et une révision certaine des valeurs tenues pour établies. Comment accompagner et soutenir les transformations en cours..Aucun responsable ne peut s’épargner la question.

Redéfinir les relations avec  les institutions.

La mutation, les évolutions  indispensables qui font un devoir impératif au secteur indépendant de se regrouper et  de  s’organiser,  demandent aussi un effort considérable aux institutions qui doivent se recomposer et se repenser.

Un système plus ou moins pyramidal  peut devoir laisser place à  des relations plus horizontales. Au lieu de modéliser à partir d’une « pseudo » excellence, (comme si la seule perspective était de s’institutionnaliser), l’institution se voudra porteuse d’exemplarité, garante de la diversité et  partenaire du mouvement en cours.

Institutions et indépendants doivent « réformer » leur point de vue et leur stratégie, réviser en profondeur leur relation (sans hiérarchie ni condescendance pour les unes, sans infantilisme ni nombrilisme pour les autres).Un tel esprit, une telle réforme ne peuvent être opératoire sans remise en question des rentes de situation. Interroger la gouvernance des institutions et en revoir les modalités de gestion pour leur assurer un nouveau crédit et une nouvelle assise qui puisse les justifier comme  pôle de référence pour l’ensemble d’une discipline. Faire comme « avant »  ne peut plus « marcher » sans révision des rapports contractuels des uns et des autres à tous les niveaux.

Des États généraux pour la Danse

Le problème est d’abord national pour le développement de la danse en France, et c’est l’inspection générale des affaires culturelles qui a pu dresser un constat alarmant. Depuis certains  comités d’évaluation régionaux ont alerté l’opinion et refusé de siéger en déplorant une insuffisance de moyens. Dans ce contexte alarmant, la Basse-Normandie se distingue par une peut enviable dernière place ! Et on ne peut incriminer les acteurs de la danse opérant sur notre territoire, ils font ce qu’ils peuvent et même plus !

Au stade de dégradation que connaît la danse dans notre région on ne peut pas se contenter de replâtrage. Un plan d’urgence est nécessaire et ce plan doit impliquer tous les acteurs. Les pouvoirs publics doivent donc –nous semble-t-il- prendre le taureau par les cornes. Des États généraux de la danse  devraient permettre un juste diagnostic et  permettre de mettre  en œuvre le meilleur traitement possible.

Pièce jointe : Compte-rendu et argumentaire Débat  Danse du Comité Régional du Spectacle Vivant (pdf).

Illustration : Simone Decker Chewing in Venice

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Disparition de Pina Bausch…

pbBonsoir,

Je viens d’apprendre la nouvelle ; peut être êtes vous déjà au courant.
Pina est décédée aujourd’hui… une proposition circule et est arrivée jusqu’à moi, je la redonne : demain mercredi rendez vous de danse , à 13 heures.
Là où nous sommes chacun, nous serons reliés à Pina et à la danse, en dansant tout simplement.
à demain
Sophie Distefano

Photo : DR

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L’imprévisible

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